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Des racines véritablement chrétiennes de l’Europe, par Le Petit Béraldien

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L’historien médiéviste belge Godefroid Kurth, auteur de « Les Origines de la civilisation moderne« .

A propos des racines véritablement chrétiennes de l’Europe.

Les éditions Meystre ont pris l’excellente initiative de rééditer le maître livre de l’historien médiéviste belge Godefroid Kurth (1), Les Origines de la civilisation moderne.

Lorsque parut l’ouvrage, en 1886, son auteur avait 39 ans et enseignait à l’université de Liège. Travailleur infatigable, fervent catholique, spécialiste incontesté des temps mérovingiens, il appartenait à cette génération d’érudits européens inquiets et généreux, que balaya sans prudence la recomposition intellectuelle du monde après la Première guerre mondiale.

Les Origines de la civilisation moderne s’inscrit parmi les incontournables de la philosophie catholique de l’Histoire. Kurth suit avec parcimonie le cours des événements, de l’empire romain jusqu’à la nuit de Noël 800 où le pape Léon III posa la couronne impériale sur le chef de Charlemagne :

« Il existait, dans les souvenirs de tous un nom qui désignait la plus haute puissance temporelle que l’imagination pût concevoir, et ce nom était celui de l’empereur romain » (p 714)

Avec le sacre impérial de Charlemagne à Saint-Pierre de Rome, la boucle se trouvait en quelque sorte bouclée.

Après avoir progressivement gagné les cœurs des Gentils jusqu’à Constantin, l’Église délivrait avec confiance ce nom d’empereur à l’homme qu’elle voulait distinguer ;  non qu’elle souhaitât restaurer l’odieux despotisme païen, mais pour marquer le fait que cette magistrature suprême devenue chrétienne, le roi des Francs serait désormais le protecteur de la civilisation :

« En lui remettant les insignes impériaux, la papauté incarnait, dans un symbolisme plein de majesté, la notion fondamentale des relations qui devaient exister entre le sacerdoce et l’empire pour la prospérité du genre humain. À ce point de vue, on peut dire que le couronnement de Charlemagne, c’était l’acte de naissance de la civilisation moderne. » (p 718)

En plus de sept cents pages, Kurth démontre ainsi que la civilisation est née du baptême des peuples.

Son livre rend hommage à ces « milices sacrées » de saints ermites, de saints moines et de rois chrétiens qui, face aux hérésies venues d’Orient ou issues des rangs de l’Occident et malgré les assauts successifs des barbares, imposèrent avec gaie patience et ferme charité le principe civilisateur dont l’Église est le dépositaire.

Cette réédition salutaire intervient alors que le révisionnisme historique maçonnique a répandu partout son poison.

Tandis que la droite cède de plus en plus à la tentation d’un sionisme talmudique décomplexé et la gauche à celle d’un Islam fanatique et conquérant, cet ouvrage de culture authentiquement catholique a pour vocation de rappeler aux amnésiques le sens aussi précis qu’incontestable d’une expression partout galvaudée, au point d’avoir perdu toute autorité : « les racines chrétiennes de l’Europe ».

Le Petit Béraldien

(1) Note de la rédaction de MPIGodefroid Kurth né à Arlon (province de Luxembourg) le 11 mai 1847 et mort à Asse (province de Brabant) le 4 janvier 1916, est un historien belge. En 1873, après sa thèse sur Caton l’Ancien et une autre sur la politique des ducs de Bourgogne, il fut nommé professeur d’histoire médiévale à l’Université de Liège et Docteur spécial en sciences historiques. Il introduisit à l’Université de Liège des innovations inspirées de la pratique historique allemande, notamment pour les cours d’histoire qu’il trouvait alors trop théoriques. Il est à l’origine du premier cours pratique d’histoire au sein des universités belges. Ce cours inclut l’étude de textes avec les élèves. Ces nouvelles méthodes marquèrent une révolution dans le milieu universitaire belge, qui, tour à tour, organisent des cours similaires. Fervent catholique, ses opinions lui valurent parfois des difficultés dans le milieu universitaire. Toutefois, son livre Les Origines de la civilisation moderne (1886) lui apporta la célébrité en son temps.

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