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Dimanche 18 janvier – Deuxième dimanche après l’Epiphanie – Sainte Prisque, Vierge et Martyre – Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Tertiaire franciscaine, Pénitente

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Deuxième dimanche après l’Epiphanie – Le Christ est ami de la joie, il prend part aux fêtes de famille et les sanctifie

Le troisième Mystère de l’Épiphanie nous montre la consommation des plans de la divine miséricorde sur le monde, en même temps qu’il nous manifeste une troisième fois la gloire de l’Emmanuel. L’Etoile a conduit l’âme à la foi, l’Eau sanctifiée du Jourdain lui a conféré la pureté, le Festin Nuptial l’unit à son Dieu. Nous avons chanté l’Époux sortant radieux au-devant de l’Épouse ; nous l’avons entendu l’appeler des sommets du Liban ; maintenant qu’il l’a éclairée et purifiée, il veut l’enivrer du vin de son amour.

Un festin est préparé, un festin nuptial ; la Mère de Jésus y assiste ; car, après avoir coopéré au mystère de l’Incarnation du Verbe, il convient qu’elle soit associée à toutes les œuvres de son Fils, à toutes les faveurs qu’il prodigue à ses élus. Mais, au milieu de ce festin, le vin vient à manquer. Jusqu’alors la Gentilité n’avait point connu le doux vin de la Charité ; la Synagogue n’avait produit que des raisins sauvages. Le Christ est la vraie Vigne, comme il le dit lui-même. Lui seul pouvait donner ce vin qui réjouit le cœur de l’homme [Psalm. CIII.], et nous présenter à boire de ce calice enivrant qu’avait chanté David. [Psalm. XXII.].

Marie dit au Sauveur : « Ils n’ont point de vin. » C’est à la Mère de Dieu de lui représenter les besoins des hommes, dont elle est aussi la mère. Cependant, Jésus lui répond avec une apparente sécheresse : « Femme, qu’importe à moi et à vous ? Mon heure n’est pas encore venue. » C’est que, dans ce grand Mystère, il allait agir, non plus comme Fils de Marie, mais comme Fils de Dieu. Plus tard, à une heure qui doit venir, il apparaîtra aux yeux de cette même Mère, expirant sur la croix, selon cette humanité qu’il avait reçue d’elle. Marie a compris tout d’abord l’intention divine de son Fils, et elle profère ces paroles qu’elle répète sans cesse à tous ses enfants : Faites ce qu’il vous dira. Or, il y avait là six grands vases de pierre, et ils étaient vides. Le monde, en effet, était parvenu à son sixième âge, comme l’enseignent saint Augustin et les autres docteurs après lui. Durant ces six âges, la terre attendait son Sauveur, qui devait l’instruire et la sauver. Jésus commande de remplir d’eau ces vases ; mais l’eau ne convient pas pour le festin de l’Epoux. Les figures, les prophéties de l’ancien monde étaient cette eau ; et nul homme, jusqu’à l’ouverture du septième âge, où le Christ, qui est la Vigne, devait se communiquer, n’avait contracté l’alliance avec le Verbe divin.

Mais lorsque l’Emmanuel est venu, il n’a qu’une parole à dire : « Puisez maintenant. » Le vin de la nouvelle Alliance, ce vin qui avait été réservé pour la fin, remplit seul maintenant les vases. En prenant notre nature humaine, nature faible comme l’eau, il en a ménagé la transformation ; il l’a élevée jusqu’à lui, nous rendant participants de la nature divine [II Petr. IV, 1.] ; il nous a rendus capables de contracter l’union avec lui, de former ce seul corps dont il est le Chef, cette Église dont il est l’Époux, et qu’il aimait de toute éternité d’un si ardent amour, qu’il est descendu du ciel pour célébrer ces noces avec elle.

Ô sort admirable que le nôtre ! Dieu a daigné, comme dit l’Apôtre, montrer les richesses de sa gloire sur des vases de miséricorde » [Rom. IX, 23.]. Les urnes de Cana, figures de nos âmes, étaient insensibles, et nullement destinées à tant d’honneur. Jésus ordonne à ses ministres d’y verser l’eau ; et déjà, par cette eau, il les purifie ; mais il pense n’avoir rien fait encore tant qu’il ne les a pas remplies jusqu’au haut de ce vin céleste et nouveau, qui ne devait se boire qu’au royaume de son Père. Ainsi la divine charité, qui réside dans le Sacrement d’amour, nous est-elle communiquée ; et pour ne pas déroger à sa gloire, l’Emmanuel, qui veut épouser nos âmes, les élève jusqu’à lui. Préparons-les donc pour cette union ; et, selon le conseil de l’Apôtre, rendons-les semblables à cette Vierge pure qui est destinée à un Époux sans tache [II Cor. XI.].

Saint Matthieu, Évangéliste de l’humanité du Sauveur, a reçu de l’Esprit-Saint la charge de nous annoncer le mystère de la foi par l’Etoile ; saint Luc, Évangéliste du Sacerdoce, a été choisi pour nous instruire du mystère delà Purification par les Eaux ; il appartenait au Disciple bien-aimé de nous révéler le mystère des Noces divines. C’est pourquoi, suggérant à la sainte Église l’intention de ce troisième mystère, il se sert de cette expression : Ce fut le premier des miracles de Jésus, et il y MANIFESTA sa gloire. A Bethlehem, l’Or et l’Encens des Mages prophétisèrent la divinité et la royauté cachées de l’Enfant ; sur le Jourdain, la descente de l’Esprit-Saint, la voix du Père, proclamèrent Fils de Dieu l’artisan de Nazareth ; à Cana, Jésus agit lui-même et il agit en Dieu : « car, dit saint Augustin, Celui qui transforma l’eau en vin dans les vases ne pouvait être que Celui-là même qui, chaque année, opère un prodige semblable dans la vigne. » Aussi, de ce moment, comme le remarque saint Jean, « ses Disciples crurent en lui », et le collège apostolique commença à se former.

A Rome, la passion de sainte Prisque, vierge et martyre, qui, sous l’empereur Claude, reçut la couronne du martyre après de nombreux tourments.

Sanctoral

Sainte Prisque, Vierge et Martyre

Prisque, noble vierge romaine, fut accusée à l’âge de treize ans d’être chrétienne, sous l’empire de Claude, et conduite par son ordre au temple d’Apollon pour sacrifier aux idoles.

Comme elle détestait cette impiété, on la souffleta rudement et on la mit en prison ; puis, en ayant été retirée, et persévérant avec constance dans la foi, Prisque fut cruellement battue de verges, frottée de graisse bouillante et de nouveau enfermée en prison. Trois jours après, on l’exposa dans l’amphithéâtre pour y être dévorée par un lion ; mais celui-ci, oubliant sa férocité, se jeta humblement à ses pieds.

Elle eut encore à souffrir dans son cachot de la privation de toute nourriture durant trois jours ; on l’étendit ensuite-sur le chevalet, on la déchira avec des ongles de fer, on la jeta dans un brasier, mais miraculeusement préservée, elle en sortit saine et sauve.

Elle eut enfin la tête tranchée hors de la ville, et joignit à la palme de la virginité la couronne du martyre. Son corps fut enterré par les Chrétiens sur la voie d’Ostie, à dix milles de Rome, le quinzième jour des calendes de février.

En avril 1872, à la demande de l’évêque de Tours, l’Église la proclama « Bienheureuse ».

Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Tertiaire franciscaine, Pénitente (+ 1414)

Jeanne-Marie est née en 1332 au château des Roches dans lequel elle a passé son enfance. Sa famille est propriétaire de plusieurs châteaux en Touraine. Dès son plus jeune âge, Jeanne-Marie montre une grande attention envers les plus pauvres et une forte dévotion pour la Sainte-Vierge.

Le souhait de Jeanne-Marie est de garder sa virginité. À 16 ans, ses parents la marient avec Robert de Sillé, ami d’enfance de Jeanne-Marie ayant une grande piété. Une fois mariés, Jeanne-Marie et son époux abritent et nourrissent de nombreux pauvres dans la maison qu’ils occupent. Pendant seize ans, ils vivent leur mariage dans leur continence. Mais blessé en combattant les Anglais, son mari meurt. Jeanne de Maillé survécut longtemps à son époux dans un genre de vie qui paraît imité de celui de sainte Élisabeth de Hongrie : traitée durement par les siens, cherchant d’asile en asile, dans les couvents, les hôpitaux, les églises où elle passait une grande partie de sa vie, un aliment pour sa piété, des occasions d’exercer sa charité envers les pauvres et les malades, rejetée des uns, mais estimée des plus grands qui s’édifiaient de sa vie et se recommandaient à ses prières, autant que des plus humbles qui recevaient ses aumônes et ses soins.

Jeanne-Marie de Maillé meurt à Tours en 1414, à près de 82 ans.. Les Cordeliers, dont elle suivait la règle dans le Tiers-Ordre franciscain, qui avaient été ses conseillers et ses amis, l’enterrèrent dans leur couvent. Cette femme avait obtenu tant de guérisons, aidé tant de gens, pauvres ou non, que ses funérailles furent un vrai triomphe. En avril 1872, à la demande de l’evêque de Tours, l’Église la proclama « Bienheureuse ».

Martyrologe

A Rome, la passion de sainte Prisque, vierge et martyre, qui, sous l’empereur Claude, reçut la couronne du martyre après de nombreux tourments.

Dans le Pont, l’anniversaire des saints martyrs Mosée et Ammone. Etant soldats, ils furent d’abord condamnés aux mines et enfin livrés aux flammes.

Au même lieu, saint Athénogène, vénérable théologien. Avant d’être jeté dans le feu, où il devait consommer son sacrifice, il chanta avec joie une hymne qu’il laissa par écrit à ses disciples.

A Tours, en Gaule, saint Volusien évêque: fait prisonnier par les Goths, il rendit son âme à Dieu en exil.

Au monastère de Lure, en Bourgogne, saint Déicole abbé; irlandais d’origine, il fut disciple du bienheureux Colomban.

A Tours, en France, saint Léobard reclus, qui se rendit admirable par son abstinence et son humilité.

A Côme, sainte Libérate vierge.

A Bude, en Hongrie, sainte Marguerite, vierge, de la famille royale des Arpadiens, moniale de l’Ordre de saint Dominique. Célèbre par la vertu de chasteté et par une très rigoureuse pénitence; elle a été inscrite au catalogue des Saintes vierges par le souverain pontife Pie XII.

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