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Dimanche 29 mars – Dimanche des Rameaux – Saint Jonas et saint Barachisius, Martyrs – Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, Veuve, Tertiaire franciscaine

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Second dimanche de la Passion : dimanche des Rameaux – Station à Saint-Jean de Latran

Dès le matin de cette journée, Jésus laissant à Béthanie Marie sa mère, les deux sœurs Marthe et Marie-Madeleine avec Lazare, se dirige vers Jérusalem, dans la compagnie de ses disciples. La mère des douleurs frémit en voyant son fils se rapprocher ainsi de ses ennemis, qui ne songent qu’à répandre son sang ; cependant ce n’est pas la mort que Jésus va chercher aujourd’hui à Jérusalem : c’est le triomphe. Il faut que le Messie, avant d’être attaché à la croix, ait été proclamé Roi dans Jérusalem par le peuple ; qu’en face des aigles romaines, sous les yeux des Pontifes et des Pharisiens muets de rage et de stupeur, la voix des enfants, se mêlant aux acclamations de la cite, fasse retentir la louange au Fils de David. Le prophète Zacharie avait prédit cette ovation préparée de toute éternité pour le Fils de l’homme, à la veille de ses humiliations : « Tressaille d’allégresse, fille de Sion, avait-il dit ; livre-toi aux transports de la joie, fille de Jérusalem : voici ton Roi qui vient vers toi ; il est le Juste et le Sauveur. Il est pauvre, et il s’avance monté sur l’ânesse et sur le petit de l’ânesse. » Jésus, voyant que l’heure de l’accomplissement de cet oracle était venue, détache deux de ses disciples, et leur ordonne de lui amener une ânesse et un ânon qu’ils trouveront à quelque distance. Le Sauveur était déjà arrivé à Bethphagé, sur le mont des Oliviers. Les deux disciples s’empressent de remplir la commission de leur maître ; et bientôt l’ânesse et l’ânon sont amenés aux pieds du Sauveur. Les saints Pères nous ont donné la clef du mystère de ces deux animaux. L’ânesse figure le peuple juif qui, dès longtemps, avait été placé sous le joug de la Loi ; « l’ânon sur lequel, dit l’Évangile, aucun homme n’était encore monté », représente la gentilité, que nul n’avait domptée jusqu’alors. Le sort de ces deux peuples se décidera d’ici à quelques jours. Pour avoir repoussé le Messie, le peuple juif sera délaissé ; en sa place Dieu adoptera les nations qui, de sauvages qu’elles étaient, deviendront dociles et fidèles.

Les disciples étendent leurs vêtements sur l’ânon ; alors Jésus, pour accomplir la figure prophétique, monte sur cet animal , et se prépare à faire ainsi son entrée dans la ville. En même temps le bruit se répand dans Jérusalem que Jésus approche. Par un mouvement de l’Esprit divin, la multitude de Juifs qui s’était réunie de toutes parts dans la cité sainte pour y célébrer la fête de Pâques, sort à sa rencontre, portant des palmes et faisant retentir l’air d’acclamations. Le cortège qui accompagnait Jésus depuis Béthanie se confond avec cette foule que l’enthousiasme transporte ; les uns étendent leurs vêtements sur la terre qu’il doit fouler, d’autres jettent des branches de palmier sur son passage. Le cri d’Hosannah retentit ; et la grande nouvelle dans la cite, c’est que Jésus, fils de David, vient d’y faire son entrée comme Roi.

C’est ainsi que Dieu, dans sa puissance sur les cœurs, ménagea un triomphe à son Fils au sein même de cette ville qui devait, si peu de temps après, demandera grands cris le sang de ce divin Messie. Cette journée fut un moment de gloire pour Jésus, et la sainte Église, comme nous l’allons voir tout à l’heure, veut que nous renouvelions chaque année la mémoire de ce triomphe de l’Homme-Dieu. Dans les temps de la naissance de l’Emmanuel, nous vîmes les Mages arriver du fond de l’Orient, cherchant et demandant à Jérusalem le Roi des Juifs, afin de lui rendre leurs hommages et de lui offrir leurs présents ; aujourd’hui c’est Jérusalem elle-même qui se levé comme un seul homme pour aller au-devant de lui. Ces deux faits se rapportent au même but ; ils sont une reconnaissance de la royauté de Jésus-Christ : le premier de la part des Gentils, le second de la part des Juifs. Il fallait que le Fils de Dieu, avant de souffrir sa Passion, eût recueilli l’un et l’autre hommage. L’inscription que bientôt Pilate placera au-dessus de la tête du Rédempteur : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs, exprimera l’indispensable caractère du Messie. En vain les ennemis de Jésus feront tous leurs efforts pour faire changer les termes de cet écriteau : ils n’y réussiront pas. « Ce que j’ai écrit est écrit », répondra le gouverneur romain, dont la main païenne et lâche a déclaré, sans le savoir, l’accomplissement des Prophéties. Israël aujourd’hui proclame Jésus son Roi ; Israël bientôt sera dispersé, en punition de sa révolte contre le fils de David ; mais Jésus, qu’il a proclamé, demeure Roi à jamais. Ainsi s’accomplissait à la lettre l’oracle de l’Ange parlant à Marie, et lui annonçant les grandeurs du fils qui devait naître d’elle : « Le Seigneur lui donnera le trône de David son aïeul, et il régnera sur la maison de Jacob à jamais ». Jésus commence aujourd’hui son règne sur la terre ; et si le premier Israël ne doit pas tardera se soustraire à son sceptre, un nouvel Israël, issu de la portion fidèle de l’ancien, va s’élever, formé de tous les peuples de la terre, et offrir au Christ un empire plus vaste que jamais conquérant ne l’a ambitionné.

Tel est, au milieu du deuil de la Semaine des douleurs, le glorieux mystère de ce jour. La sainte Église veut que nos cœurs se soulagent par un moment d’allégresse, et que Jésus aujourd’hui soit salué par nous comme notre Roi. Elle a donc disposé le service divin de cette journée de manière à exprimer à la fois la joie et la tristesse : la joie, en s’unissant aux acclamations dont retentit la cité de David ; la tristesse, en reprenant bientôt le cours de ses gémissements sur les douleurs de son Époux divin.

Sanctoral

Saint Jonas et saint Barachisius, Martyrs († 327)

L’an 327 de l’ère chrétienne, vivaient dans un petit village de la Perse deux frères chrétiens nommés Jonas et Barachisius; ils craignaient Dieu et observaient fidèlement Sa loi. Ayant appris que le roi Sapor avait lancé un édit contre la religion du Christ, et que déjà un grand nombre de chrétiens étaient en prison, ils résolurent d’affronter la persécution et d’aller encourager les martyrs. A la vue de plusieurs chrétiens dans les tourments: « Ne craignez rien, leur dirent-ils, combattons, mes frères, pour le nom de Jésus crucifié, et nous obtiendrons, comme nos devanciers, la glorieuse couronne promise aux vaillants soldats de la foi. » Soutenues par ces paroles, les victimes consommèrent sans faiblesse leur sacrifice. Mais il n’en fallait pas davantage pour exciter la colère des ministres du roi. Jonas et Barachisius sont arrêtés et menacés de mort s’ils n’adorent les dieux de la Perse, le soleil, le feu et l’eau. Leur refus est suivi de cruelles tortures. Jonas, attaché à un pieu, est frappé de verges couvertes d’épines jusqu’à ce que ses côtes soient mises à nu; mais il bénit et glorifie le Seigneur. On le traîne alors, une chaîne aux pieds, sur un étang glacé pour y passer la nuit. Pendant ce temps, Barachisius confond à son tour la folie des adorateurs des idoles, et affirme que jamais il n’adorera que Celui qui est le Créateur tout-puissant du soleil, du feu et de l’eau. On lui verse du plomb fondu sur les yeux, dans la bouche, dans le nez et les oreilles, puis on le suspend par un pied dans sa prison.

Le lendemain, le combat recommence pour les deux frères. Aux questions railleuses de ses bourreaux, Jonas répond: « Dieu ne m’a jamais donné une nuit plus heureuse ni plus tranquille, » puis il leur parle avec une éloquence et une sagesse qui les ravissent d’étonnement et d’admiration malgré eux, sans toutefois diminuer leur barbarie. Ils coupent par phalanges les doigts des mains et des pieds du saint martyr, et ensuite le jettent dans une chaudière de poix bouillante, après lui avoir ôté la peau de la tête. La poix bouillante l’ayant épargné, ils le placent sous un pressoir à vis et le broient en faisant tourner sur lui cet horrible instrument; et c’est dans ce supplice que Jonas termina son combat victorieux. Quant à son frère Barachisius, il ne fut pas moins admirable. Jeté dans un buisson d’épines aiguës, on ne l’en retira que pour enfoncer dans sa chair des pointes de roseaux et les arracher violemment. Au lieu de se plaindre, la douce victime, à l’exemple du Maître, priait pour ses ennemis. Son corps fut ensuite broyé sous le même pressoir où son frère avait expiré.

Le pape Pie IX rend un décret confirmatif de béatification le 27 avril 1871.

Bienheureuse Jeanne-Marie  de Maillé, Veuve, Tertiaire franciscaine

Jeanne de Maillé, fille d’Hardouin VI de Maillé (Luynes aujourd’hui) naît le 29 mars 1332 au château des Roches-Saint-Quentin dans un vallon de l’Indrois. Aux côtés de son époux Robert de Sillé, elle se consacre à des œuvres de charité, soulage les pauvres et les victimes de la Grande Peste de 1348-1349. Devenue veuve en 1362, chassée du château de Sillé-le-Guillaume, dépouillée de tous ses biens, elle  trouve alors refuge dans une pauvre chaumière et, refusant l’idée d’un remariage, elle prononce le vœu de chasteté entre les mains de l’archevêque de Tours. Au cours d’une oraison, Jeanne-Marie de Maillé a la vision de la Vierge qui l’invite prendre le vêtement des tertiaires de saint François d’Assise.

Elle trouve un temps refuge à l’abbaye de Beaumont-lès-Tours, mais finalement se retire au cœur de la forêt de Champchevrier, au nord de la Loire. Elle y mène une vie érémitique, se contentant pour toute nourriture de pain d’orge, de poires sauvages et d’eau. Dans son petit jardin, elle cultive quelques légumes, fleurs et plantes médicinales dont elle se sert pour confectionner baume et onguents : c’est le « jardin de l’Ermitière ». Chassée du lieu, elle se réfugie en 1386 au couvent des Frères Mineurs (les Cordeliers) de l’actuelle rue de la Scellerie à Tours. La tradition rapporte plusieurs apparitions dont Jeanne-Marie de Maillé fut le témoin ; ainsi en 1389, le jour de la fête de la Purification, celle de la Vierge et de l’Enfant-Jésus ; à la Pentecôte de 1387, dans le jardin des Cordeliers, celle de la Vierge et de saint François d’Assise.

On cite encore des apparitions de saint Gatien et de saint Martin le jour du 2 mai, fête de la Translation des reliques ; celle du Christ en 1393 dans l’église collégiale de Neuvy-Saint-Sépulcre au diocèse de Bourges. Jeanne-Marie de Maillé expire à Tours le 28 mars 1414. Selon sa volonté, elle est inhumée dans l’église des Cordeliers, ensevelie dans l’habit de sainte Claire. Après un avis favorable confirmant le culte rendu de temps immémorial à Jeanne-Marie de Maillé, le pape Pie IX rend un décret confirmatif de béatification le 27 avril 1871.

Martyrologe

A Héliopolis, près du Liban, saint Cyrille, diacre et martyr. Sous Julien l’Apostat, les païens lui ouvrirent le ventre, en arrachèrent le foie, puis le mangèrent comme des bêtes féroces.

En Perse, les saints moines et martyrs Jonas et Barachise. Ils étaient frères et furent immolés sous Sapor, roi des Perses. Jonas, ayant été pressé sous une vis, eut tous les os brisés, puis il fut scié par le milieu du corps; Barachise fut étouffé avec de la poix brûlante dont on lui avait rempli la bouche.

A Nicomédie, la passion des saints Pasteur, Victorin et de leurs compagnons martyrs.

En Afrique, les saints confesseurs Armogaste homme de qualité, Masculas acteur, et Satur, intendant de la maison du roi. A l’époque de la persécution des Vandales, sous le roi arien Genséric, ils souffrirent d’horribles tourments et divers outrages pour la défense de la vérité, et parvinrent glorieusement au terme de leurs combats.

En la ville d’Asti, saint Second martyr.

Au monastère de Luxeuil, en France, la mise au tombeau de saint Eustase abbé, disciple de saint Colomban. Il fut le père de près de six cents religieux, et se rendit célèbre par la sainteté de sa vie et l’éclat de ses miracles.

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