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Espagne : le gouvernement recule face aux pro-avortement

Le projet de loi avait fait grand bruit en Espagne et en Europe. Il faut dire que le gouvernement de Mariano Rajoy prévoyait de restreindre l’accès à l’avortement. L’Espage, connu pour être l’un des pays européens où la législation était la plus permissive en la matière, aurait donc revu sa copie. Une loi que le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, s’était engagé solennellement à promulguer. Au grand dam des pro-avortements de tout poil.

Il faut dire que le projet de loi, s’il n’interdisait pas l’avortement, avait le mérite de remettre au centre l’intérêt de l’enfant mais aussi de responsabiliser une société où l’avortement “à la demande” est devenu monnaie courante. En effet, il prévoyait de ne rendre possible l’avortement que dans les cas où un comité médical indépendant aurait prouvé qu’il y avait un réel danger physique ou psychologique de la mère, ou en cas de viol ayant fait l’objet d’une plainte.

Le projet de loi avait été approuvé en décembre 2013 par le Conseil des Ministres. Des manifestations, organisées par les pro-avortement, avaient alors eu lieu en Espagne et en Europe pour protester contre ce qui était considéré comme une atteinte aux libertés de la femme. Les plus acharnés clamaient déjà que l’Espagne retournait à “l’obscurantisme franquiste”, comme s’il était honteux de défendre les plus faibles et les plus démunis d’entre nous.

Ne restait plus qu’à le faire valider par le Parlement pour que le projet devienne une loi applicable. Le vote devait avoir lieu à la fin de l’été. Mais il semblerait aujourd’hui que le gouvernement recule. D’après le journal “El Mundo” la loi ne devrait pas voir le jour à cause de la division qu’elle provoque au sein du gouvernement.

Hazteoir, plateforme pro-vie espagnole, vient de lancer un appel pour mobiliser les Espagnols afin de gonfler les rangs de la manifestation pro-vie, organisée le 21 septembre à Madrid et dans d’autres villes d’Espagne. Et rappeler ainsi à Mariano Rajoy qu’il s’était engagé à durcir l’accès à l’avortement, lors de son arrivée au gouvernement, en 2011.

Roxane Dulac

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