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Face à l’Afghanistan, la Grèce se protège derrière un mur d’acier

Porte d’entrée de l’Europe, cible géographique des invasions migratoires, la Grèce s’est munie d’un immense mur d’acier ces dernières années. Placé entre elle et la Turquie, ce mur s’est vu étendu sur environ 12 km, atteignant aujourd’hui une quarantaine de km. La raison de cette extension ? Le risque d’une vague migratoire meurtrière en provenance de l’Afghanistan. “Nous ne pouvons pas attendre passivement l’impact éventuel de la crise en Afghanistan”, a en effet déclaré le ministre grec Michalis Chrisochoidis lors d’une visite dans la région d’Evros, où se dresse le mur. “Nos frontières resteront sûres et inviolables”.  Ce glacis protecteur a été achevé le 21 août dernier, munis de tout un système de vidéosurveillance et autres gadgets.

Cible des invasions migratoires de façon régulière, la Grèce ne compte pas réitérer les mauvaises expériences telles que celle vécue en 2015 lors de la « crise des réfugiés » où elle s’était retrouvée la première envahie. Aujourd’hui, le problème à pour point de départ l’Afghanistan, de nouveau contrôlée par les Talibans. Les réfugiés affluent par centaines, faisant craindre une répétition de la crise migratoire des années 2010. Ce n’est pas l’Europe de l’Ouest qui semble s’en inquiéter, trop préoccupée à brider les citoyens en les « protégeant » d’une crise soi-disant autrement plus importante qu’une invasion migratoire.

Suzi Feufollet

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