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Festival du film LGBT de Paris chaperonné par Arielle Dombasle et soutenu par l’Ambassade des Etats-Unis

festival LGBT

Le 20ème festival du film LGBT de Paris « Chéries Chéris » se tiendra du 25 novembre au 2 décembre. Les séances auront lieu dans les cinémas MK2 Bibliothèque et Beaubourg.

Cette année, une marraine d’exception chaperonnera cette édition : l’apothéotique Arielle Dombasle, épouse de Bernard-Henri Lévy, dont on se souviendra de ses rôles dans des films tels que « Putain d’histoire d’amour » où un joueur de casino quitté par sa femme part à la recherche de la strip-teaseuse qui l’a dépouillé, « La nuit porte jarretelle » où une jeune femme délurée entraîne un garçon candide dans les lieux érotiques du Paris nocturne, ou encore « Les fruits de la passion » où la scène torride jouée avec brio en duo avec Klaus Kinski à l’intérieur d’une maison close dans la Chine des années 20 restera dans les annales du cinéma érotique. Là où passe Arielle Dombasle, la morale trépasse.

Trois jurys délibèreront pour remettre les prix à l’issue du festival dans les catégories « long métrage de fiction », « long métrage documentaire » et « court métrage » parmi les films qui seront en compétition.

Les résumés des films nous renseignent sur l’état d’esprit du cinéma LGBT, lui-même reflet de l’âme d’une communauté se trouvant être à l’inverse de l’image « fun et paillettes » que certains groupes, minoritaires mais bruyants, essayent de donner. En parcourant les fiches on n’y trouvera pas un seul sujet joyeux. Tout n’est que problème lié à la réassignation sexuelle (changement de sexe), survivance, prostitution, séropositivité, manipulations, désenchantement, désœuvrement, manque d’argent, chantage affectif, violence, handicap, toxicomanie, solitude, mort… Les couleurs du drapeau arc-en-ciel elles-mêmes disparaissant au profit d’un noir omniprésent.

L’intégralité des scénarios exprime tout le mal-être d’une communauté hétéroclite en manque de repères diffusant chacun ses problèmes spécifiques au travers du cinéma.

Bien évidemment l’obsession homophobe est partout présente, les problèmes abordés continuellement sur la quasi-totalité des films ne pouvant avoir pour origine que la connivence d’une société toute entière liguée contre les homosexuels.

Parmi les partenaires qui soutiennent le festival, nous y retrouvons divers groupes communautaires tels que Yagg,  Pink-TV ou encore Prends-Moi.fr mais également Amnesty International, France Culture, la mairie de Paris, la région Ile-de-France et le ministère de la culture avec en outre le soutien de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique.

La bande annonce du festival :

Si vous n’êtes pas cinéphile, que le cinéma Queer n’est pas votre tasse de thé ou bien même si vous êtes un peu passéiste voir limite réactionnaire, ou simplement si vous pensez que d’aller regarder les problèmes LGBTQI+++ s’étaler sur grand écran est quelque peu déprimant, d’autres sorties culturelles moins licencieuses et plus enthousiasmantes vous tendent les bras sur la même période, telles que l’exposition sur Saint Louis à la Conciergerie, celle sur Fra Angelico à Chantilly ou encore celle sur Le Pérugin, le maître de Raphaël au musée Jacquemart-André.

Cela s’avérera probablement moins gay mais certainement plus gai.

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