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France un faux ment encore…la cantatrice Germaine Lubin sur le banc des accusés

germaine_lubinNouveau mensonge aujourd’hui sur la chaîne de propagande étatique. Cette fois, c’est un « professeur d’histoire à l’Université de Cergy-Pontoise » qui est convoqué pour parler de l’immense cantatrice Germaine Lubin. Fielleux, il rappelle les « engagements politiques » de celle qui fut la plus grande artiste lyrique de France, sinon d’Europe, avant la Seconde Guerre Mondiale et évoque une « grande amitié avec le Maréchal Pétain » dont Wikipedia, pourtant en pointe dans la propagande d’extrême gauche, ne fait aucune mention.

Ce qui est indubitable, c’est l’admiration que lui portait le chef d’Etat allemand Adolf Hitler qui l’avait entendu au festival de Bayreuth en 1938. Plus grande interprétatrice de Wagner de tous les temps, c’était la moindre des choses quand on sait la passion que le Führer avait pour l’opéra. Nuls doutes que si Germaine Lubin avait été cantatrice des opéras de Mozart et que de ce fait, elle ait gagnée l’admiration de Staline (qui aimait Mozart autant qu’Hitler aimait Wagner), ce « professeur d’histoire » se garderait bien de lui reprocher.

Dans sa courte intervention, il ment au moins deux fois, par action d’abord et par omission ensuite. Il ment par action en accusant la cantatrice d’avoir chanté en Allemagne pendant la guerre, ce qui est faux : Winifred Wagner, la belle-fille du musicien, n’a jamais réussi à la faire revenir à Bayreuth à partir de 1940. Elle a accepté de chanter pour les Allemands à Paris en 1942 pour obtenir la libération du chef des chœurs de l’Opéra, Maurice Franck, qui était juif. Il ment encore quand il dit qu’elle n’a jamais « renié ses idées douteuses », alors qu’elle a publiquement et à de nombreuses reprises nié toute sympathie national-socialiste et tout lien avec le Reich, sauf ceux imposés par sa volonté d’aider les prisonniers.

Et c’est là que « l’historien » ment par omission : il se garde bien de rappeler que, accusée d’avoir dénoncé des gens, Germaine Lubin fut totalement blanchie et que de nombreuses personnes vinrent témoigner de l’aide qu’elle leur apporta de par ses relations. Elle fut ignominieusement condamnée à la spoliation totale de ses biens, ce qui est rappelé, mais sans préciser que cela avait été fait pour empêcher son lynchage par les communistes qui, incapables de réussir par leur talent, liquidaient physiquement ou professionnellement toutes les personnes dont ils jalousaient les dons. Voici la justice de gauche : « vous êtes innocent, mais on vous condamne quand même, parce qu’il le faut ».

Notons également que ceux qui reprochent à Germaine Lubin des engagements  aux confins de l’échiquier politique sont exactement les mêmes qui ne reprochent pas le fait que des admirateurs non seulement de Staline mais des crimes staliniens (Aragon, Brecht, Sartre), sans parler des admirateurs de Hodja (Escarpit) ou de Pol-Pot (Vergès, Lacouture) puissent encore avoir pignon sur rue. Preuve si besoin en était que le système libéral n’a jamais considéré le système communiste comme son ennemi et que les seuls ennemis et de l’un, et de l’autre, furent les régimes alliant foi et nation. Ils furent à part égale combattus et dénoncés par les frères jumeaux du matérialisme.

Hristo XIEP

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