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Frontières – Des barbelés espagnols qui choquent la gauche bien-pensante…

La frontière qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla se repère par ses barbelés qui cherchent à dissuader quelque peu le passage d’immigrés clandestins essayant de gagner l’Espagne et d’avoir accès à l’Europe.

Ces barbelés font l’objet de critiques des organisations bien-pensantes, en Espagne et dans l’Europe de l’Ouest. C’est pourtant sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero qu’ils avaient été placés en 2005. Ils avaient été enlevés en 2007, sous la pression des associations immigrationnistes, mais seulement à Melilla, pas dans l’autre enclave espagnole de Ceuta. Mais la pression migratoire est devenue à ce point insupportable que l’actuel gouvernement (Parti populaire) espagnol a fait remettre en place ce mur de barbelés. Le président du gouvernement, Mariano Rajoy, s’est dit prêt à faire retirer ces barbelés si une méthode plus efficace était trouvée contre les « mafias de l’immigration ».

Melilla et Ceuta, les deux enclaves espagnoles dans le nord du Maroc, constituent les deux seules frontières terrestres entre l’Europe et l’Afrique. Entre le 1er janvier et le 17 septembre 2013, environ 3.000 clandestins ont tenté de franchir la barrière grillagée de Melilla, selon le ministère espagnol de l’Intérieur, dont 77% ont été repoussés. Des tentatives d’immigration clandestine qui ont doublé par rapport à 2012.

Les autorités marocaines ont de leur côté récemment annoncé un renforcement du dispositif de surveillance de Ceuta, et elles font désormais quasi-quotidiennement état de dizaines d’arrestations.

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