Site icon medias-presse.info

La coalition du Fidesz et du parti national-démocrate, menée par Viktor Orbán, progresse de 44,5 à 48,5% et remporte de justesse la majorité des deux tiers des élus (133 sur 199)

Les résultats quasi-définitifs (après le dépouillement de 98,5% des votes) des élections législatives qui se sont tenues le dimanche 8 avril 2018 viennent d’être publiés. Non seulement, la coalition menée par V. Orbán est largement victorieuse (48,5% des voix contre 19,5% pour le Jobbik, qui se classe deuxième et 12,3% pour le MSZP (parti socialiste, ex-communiste), 6,9% pour LMP (écologistes), 5,6% pour DK (coalition démocratique). Le MOMENTUM MOZGALOM obtient 2,8% et le MKKP 1,7%. Enfin, EGYÜTT, qui était allié au MSZP en 2014, obtient 0,6%. 15 autres partis obtiennent moins de 0,5%.
Si on totalise les résultats du MSZP, de DK et d’EGYÜTT, on obtient 18,5% soit un net recul par rapport à leur liste d’union en 2014 (26,2%). La gauche socialiste et ses alliés continuent donc leur déclin en Hongrie, comme presque partout en Europe.
La coalition de V. Orbán (FIDESZ-KDNP) obtient 133 députés, soit exactement le nombre qu’il leur fallait pour pouvoir modifier la constitution et le même nombre de députés qu’en 2014, le
Jobbik 26 (3 de plus qu’en 2014), le MSZP 20, DK 9, EGYÜTT 1, soit un total de 30 à comparer avec les 38 obtenus par la coalition menée par le MSZP en 2014. Le LMP en obtient 8, un candidat indépendant est élu (le Dr Tamás Mellár). Le dernier des 199 députés, réservé aux minorités nationales,est obtenu par le MNOÖ.
France-Info a indiqué qu’une forte participation allait favoriser l’opposition. Il n’en a donc rien été. En effet, la participation s’est élevé à 67,5 %, contre 61,8% en 2014. On remarque que la politique menée depuis 2010 intéresse davantage les électeurs hongrois que celle menée en France depuis 1997, puisqu’il faut remonter à cette date pour retrouver un taux de participation aussi élevé à des élections législatives en France.
 
V. Orbán bénéficie des bons résultats obtenus par son gouvernement.
 
Dans le domaine moral et social:
L‘indice conjoncturel de fécondité a augmenté  de 1,25 enfant par femme en 2010 à 1,49 en 2016, le nombre de mariages a fortement augmenté de 35 520 en 2010 à 51 805 en 2016 (
nombre provisoire pour 2017: 50 600) tandis que le nombre de divorces a nettement reculé de 23 873 en 2010 à 19 552 en 2016. Enfin, le nombre d’avortements a baissé de 40 449 en 2010 à 30 439 en 2016 (nombre provisoire pour 2017: 28 500). Seul point où le gouvernement de V. Orbán a dû se contenter de la stabilité: les décès (130 456 en 2010, 127 053 en 2016 et un nombre provisoire de 131 700 en 2017, mais cette année-là a été marqué par un hiver particulièrement rigoureux en Hongrie).
Dans le domaine politique:
 
Le nombre d’immigrés (personnes nées à l’étranger) s’élevait à 5,2% de la population totale au 1/1/2017 (513 649 sur 9 797 561 habitants pour être précis). En France, le taux est de 12,2% (8 155 670 sur 66 989 083). La Hongrie a procédé à 4 315 naturalisations (dont 3 932 européens) en 2016, soit 0,44 naturalisation pour 1000 habitants. La France en a effectué 113 608 en 2015 (dont 14 122 européens seulement), soit 1,71 naturalisation pour 1000 habitants.
 
Dans le domaine économique:
 
En 2016, le déficit budgétaire de la Hongrie était de 1,9% du PIB contre 3,4% en France. Quant à l’endettement, il était en 2016 de 73,9% du PIB en Hongrie contre 96,5% en France.
Continuons donc à nous battre. Si la Hongrie arrive à de bons résultats avec à peine 50% de catholiques, pourquoi pas la France avec environ 61% de catholiques?
 
Et n’oubliez pas le rosaire aux frontières le 28 avril 2018.
G. Paume

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Quitter la version mobile