« La déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi à propos de la rencontre avec la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X est un piège toxique imprégné d’hypocrisie moderniste » (1).
Derrière un faux esprit de dialogue, il vise exclusivement à empêcher les Consécrations épiscopales.
1 – On parle des « conditions minimales pour la pleine communion avec l’Église Catholique », comme s’il existait une sorte de dénominateur commun minimal dans la Foi intégrale et immuable.
Il n’y a rien à discuter : la Fraternité est déjà en communion avec l’Église Catholique de toujours.
C’est plutôt le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, avec son Préfet Tucho Fernández, qui doit être remis en question et jugé pour avoir piétiné ces conditions, embrassant erreurs conciliaires et synodales, subversions morales et idolâtrie.
2 – La revendication de « définir un statut canonique » pour la Fraternité est absolument inacceptable et doit être évitée à tout prix.
Toute configuration canonique la livrerait aux griffes du « système » Vatican actuel afin de détruire toute résistance traditionnelle. Nous l’avons vu avec les communautés Ecclesia Dei, réduites au silence ou dissoutes : ce serait un suicide spirituel.
3 – Fernández cite la Constitution Dogmatique Pastor Æternus du Concile Vatican I, réitérant de manière spécieuse la doctrine du pouvoir papal « ordinaire, suprême, plein, universel, immédiat et direct ». Quelle hypocrisie y a-t-il chez ceux qui promeuvent la « synodalité », considérant Vatican I comme obsolète et un obstacle à l’unité œcuménique avec les hérétiques et les schismatiques !
Le double standard est effronté :
- d’une part, Tucho soutient que Vatican II ne peut être soumis à révision ou modifications, car il constitue la ‘‘condicio sine qua non’’ de l’existence même de l’église conciliaire et synodale ;
- d’autre part, le Dicastère pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, avec le Document « L’Évêque de Rome », théorise une « relecture » de la Papauté à la lumière de la synodalité et de l’œcuménisme, contredisant substantiellement et annulant la Constitutions Dogmatique Pastor Æternus et l’ensemble du Magistère sur le Pontife Romain.
4 – Le Droit Canonique est renversé et subverti :
il n’a plus pour principe fondamental le salut des âmes – « Salus animarum suprema lex » – mais devient un instrument pour consolider un pouvoir autoréférentiel et tyrannique, et une arme pour réprimer toute voix dissidente à l’égard des subversifs qui usurpent l’autorité dans l’Église Catholique.
Ici aussi, le double standard est évident :
il suffit de penser à la complicité du Saint-Siège avec l’Association Patriotique Chinoise pour les Ordinations épiscopales ou aux scandaleuses initiatives schismatiques de la Conférence Épiscopale Allemande.
La rencontre entre Tucho Fernández et l’Abbé Pagliarani met en lumière le paradoxe de ces soixante dernières années : ceux qui sont déclarés hors de l’Église Catholique en conservent la Foi, et ceux qui sont considérés en communion avec le Siège Apostolique – au point d’en occuper les plus hautes charges – sont en réalité hérétiques et apostats.
+ Carlo Maria Viganò, Archevêque
Viterbo,14 Février 2026
© Traduction de F. de Villasmundo pour MPI relue et corrigée par Mgr Viganò
(1) Lire aussi sur ce dossier :
– Communiqué du Saint Siège suite à la rencontre entre le cardinal Fernandez et l’abbé Davide Pagliarani : miel et fiel…
– Communiqué du 12 février 2026 de la Maison Générale de la FSSPX suite à l’entrevue à Rome entre le cardinal Fernandez et M. l’abbé Davide Pagliarani.
– Déclaration et exhortation de Mgr Viganò suite au communiqué publié par le Dicastère pour la Doctrine de la Foi, signé par le Cardinal Fernández.
Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !