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La folle idée de l’évêque des migrants : un permis de séjour humanitaire

Mgr Nunzio Galantino, secrétaire de la Conférence épiscopale italienne (CEI)

Au problème de l’invasion migratoire les solutions sont diverses. Il y a ceux qui veulent fermer les frontières, ceux qui parlent de quotas, et puis les altruistes humanitaires, la catégorie la plus répandue sous nos latitudes européennes. Mgr Nunzio Galantino, l’actuel secrétaire de la Conférence épiscopale italienne, fait incontestablement partie de ces nouveaux bons samaritains à la mode mondialiste qui préfèrent toujours le prochain le plus éloigné au pauvre blancos sous la fenêtre. C’est tellement plus tendance…

Dernièrement notre évêque des migrants a eu une idée de génie à soumettre aux politiques : créer un permis de séjour humanitaire ! Il fallait y penser, il y a pensé. Et il en est fier.

Lors de la présentation, mardi dernier 11 avril, au théâtre Argentina à Rome, du rapport annuel du Centre Astalli, l’organisme tenu par les Jésuites destiné à l’accueil en Italie des migrants, réfugiés, et demandeurs d’asile, Mgr Galantino n’a pas perdu une occasion de bastonner l’Italie à cause de quelques rapatriements et des centres d’accueil destinés à contrôler les arrivants aspirant à un Eldorado européen imaginaire.

Devant un parterre de bonnes consciences morales parmi lesquelles on pouvait voir l’avorteuse de choc Emma Bonino, l’amie du pape François, et la féministe folle dingue des migrants, la présidente de la Chambre des députés italienne, Laura Boldrini, il a énoncé une série de considérations contre toute forme de restriction migratoire :

« Il reste nécessaire d’ouvrir la possibilité d’un permis de séjour humanitaire aussi pour les nombreux refusés, estimés pour les prochains mois à plus de 40 000, afin d’éviter la situation d’irrégularité pour beaucoup de personnes qui générerait de l’exploitation, la non prise en considération de la dignité de la personne et de l’insécurité. » En outre, continue ce philanthrope immigrophile en col romain il faut « signaler à l’Europe, car cela est une préoccupation, les résultats des politiques de gestion des flux migratoires : les hotspots (les centres d’accueil), la relocalisation et les rapatriements sont des mesures de contrôle des frontières, qui sont en train d’engendrer une véritable sélection des nationalités admises au sein de l’Union Européenne, en laissant des milliers de personnes interdites d’entrée, bloquées sans autre perspective que celle de se tourner vers les trafiquants. »

Mgr Galantino, dans son élan immigrationniste, s’en prend nommément à l’Italie qu’il considère avoir eu un comportement de « marâtre » :

« Le droit d’asile a été de fait nié grâce à des expulsions plus ou moins déguisées, qui sont condamnables. » « Si on lit dans la situation internationale, nous ne pouvons pas ne pas y voir notre propre responsabilité : celle de ceux qui ont violé la terre d’autrui, de qui a exploité les personnes et les terres, de qui a appauvri les autres, de qui a vendu des armes et s’est fait de l’argent grâce aux guerres. Un développement inique, qui a divisé le monde et a affaibli la solidarité, accuse encore Mgr Galantino, est la cause de ces nouveaux débarquements et des ces nouveaux morts : nous ne sommes pas exempts de responsabilité. »

En clair, si nous sommes confrontés à cette invasion, la faute est de l’Italie et des pays occidentaux… Faute collective a expié collectivement par la mort des méchants peuples européens, tel est le mauvais refrain chanté par cet évêque italien. Qui continue à discourir en faveur d’ une immigration sacro-sainte et intouchable :

« Concernant les demandeurs d’asile, nous ne sommes pas face à une invasion de notre pays mais nous sommes face à un moment de grande souffrance du monde dans lequel le nombre de conflits et le nombre de déplacements forcés de personnes à cause du changement climatique sont vraiment très élevés. (…) Les migrations sont un signe des temps, comme le pape l’a souvent répété, mais aussi un défi pastoral qui interpelle nos communautés et un défi social pour nos villes : il y en a encore qui, devant la gravité de ce défi, pensent s’y soustraire soit en fermant les yeux soit en falsifiant sa réelle portée. Il suffit de lire sereinement et de façon réaliste les nombres, les destinées et les histoires des migrants en Italie pour comprendre comment les villes et les communautés chrétiennes sont appelées à saisir ce défi et à repenser les lieux, structures et parcours pour un chemin de rencontres et d’échanges. »

Que voilà de belles paroles, altruistes, compatissantes, charmantes, pseudo-chrétiennes, pour un message totalement déconnecté de la triste réalité migratoire en Europe et de son cortège de misères !

Francesca de Villasmundo

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