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La France n’est plus une puissance militaire, la loi de programmation militaire le confirme…

La loi de programmation militaire va faire grincer des dents. Toutes les ambitions militaires internationales de la France devront encore être revues à la baisse et tout son prestige se délite.

Les forces conventionnelles aptes au combat de haute intensité sont limitées à 15.000 hommes et 45 avions. Sans l’aide des Etats-Unis en matière de transport aérien et de ravitaillement en vol, mais aussi de renseignement et de support de drones, l’opération Serval au Mali aurait été tout simplement impossible, démontrant ainsi que l’armée française n’est déjà plus autonome ! L’armée est un élément de la souveraineté et voilà la France forcée de reconnaître sa dépendance extérieure, tel un vassal des Etats-Unis.

Au terme de la loi de programmation précédente, le report de charges budgétaires atteignait 3 milliards d’euros. Pour l’exercice 2013, il se limite à 760 millions d’euros. La Délégation générale pour l’armement sera bientôt en cessation de paiements. Même chose pour la gendarmerie qui ne peut plus renouveler ni véhicules ni ordinateurs et se trouve à court de carburant.

Les investissements prévus pour le renseignement, la cyber-défense, les drones et le domaine spatial sont remis sine die.

Dans les unités qui ne sont pas en opération, la disponibilité des équipements et le temps d’entraînement sont drastiquement diminués.

Le taux de disponibilité pour les matériels terrestres est réduit à 49 % contre 69 % en programmation. Et il en va de même pour tout le matériel militaire : 45 % de disponibilité pour les hélicoptères de manœuvre, 50 % pour les Rafale Marine,  56 % pour les frégates, 30 % pour le porte-avions et 60 % pour les avions de l’armée de l’air. Le déficit de maintenance du parc aérien est évalué à un milliard par an !

Le temps d’entraînement des pilotes est limité à 150 heures de vol alors que la norme minimale OTAN est fixée à 180 heures. A peine 83 jours d’activités opérationnelles d’entraînement dans l’armée de terre et 88 jours de mer pour les bâtiments de la marine.

L’essentiel du potentiel actuel d’intervention militaire de la France va être mobilisé durant au moins la prochaine décennie par la tentative de stabilisation du Sahel.

Plus la peine d’envisager autre chose que des rodomontades, François Hollande est désormais un chef des armées particulièrement dépourvu.

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