Troupes des Systèmes Sans Pilote
Le journal russe Izvestia consacre aujourd’hui un article à certains armements du futur. Le déploiement de véhicules aériens stratégiques comme le Geranium, de drones de combat FPV, de systèmes robotiques terrestres et de bateaux fluviaux et maritimes sans pilote relève de la responsabilité des nouvelles Troupes des Systèmes Sans Pilote, dont la formation a débuté l’an dernier. Le recrutement est en cours dans tout le pays. Parmi les volontaires, on compte de nombreux jeunes désireux de maîtriser les technologies de pointe. Ils sont attirés par la possibilité non seulement de contribuer à la réalisation des objectifs des Troupes des Systèmes Sans Pilote, mais aussi d’acquérir une profession prometteuse qui leur permettra de trouver un emploi intéressant et de qualité à l’avenir.
Au centre de recrutement militaire de Moscou, les candidats remplissent d’abord un formulaire de candidature pour le service militaire, reçoivent un ticket numéroté et attendent d’être appelés dans la salle 101, où leur dossier personnel est ouvert. Nombreux sont ceux qui rêvent de devenir opérateur de drones tactiques.
Technologie moderne et perspectives prometteuses
Il faut environ une demi-heure pour remplir le dossier administratif de candidature. Ensuite, les volontaires subissent un examen médical militaire, des tests psychologiques et effectuent des exercices spécifiques sur simulateurs de drones FPV. Ces exercices permettent d’évaluer le système vestibulaire et la motricité fine du candidat, deux éléments essentiels au pilotage de tout type de drone.
En fonction des résultats de ces tests, il sera déterminé si le volontaire sera envoyé en formation pour devenir opérateur de drone ou s’il se spécialisera dans le métier militaire d’ingénieur ou de technicien de drones assurant la maintenance des systèmes robotiques.
L’enrôlement se fait en une journée. Après sélection, les volontaires suivent une formation d’un mois ou plus, selon le type de drone ou de système qu’ils utiliseront, avant d’être affectés à des unités de combat.
Kalachnikov présentera ses drones de reconnaissance améliorés à l’UMEX 2026
Quelques recherches supplémentaires nous ont amenés à découvrir notamment que le groupe Kalachnikov a dévoilé ses drones de reconnaissance de type hélicoptère améliorés, Goliath 2.0 et Karakurt 2.0, lors d’UMEX 2026, le 7e salon et conférence international des systèmes sans pilote, qui se tenait à Abou Dhabi du 20 au 22 janvier. L’annonce a été faite par le service de presse de l’entreprise Kalachnikov.
Ces nouveaux drones tactiques à courte portée sont conçus pour des missions de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) aériennes électro-optiques. Leurs capacités fonctionnelles incluent la recherche, la détection, l’identification et le suivi de cibles fixes et mobiles. L’architecture du système a été spécifiquement optimisée pour un fonctionnement optimal dans des environnements électromagnétiques perturbés.
L’équipement embarqué comprend un système de radiocommunication résistant au brouillage, doté de liaisons de données cryptées et de la technologie d’étalement de spectre par saut de fréquence (FHSS). Cette configuration réduit considérablement la vulnérabilité des canaux de commandement et de contrôle ainsi que des canaux de transmission de données en situation de guerre électronique. Les données ISR sont transmises via un système intégré d’échange d’informations interarmées et affichées au poste de commandement en temps quasi réel.
Goliath 2.0
Le Goliath 2.0 est configuré comme un système de reconnaissance multifonctionnel doté d’une charge utile électro-optique modulaire. Cette charge utile comprend une caméra diurne haute résolution équipée d’objectifs grand angle et téléobjectif, ainsi qu’un capteur d’imagerie thermique à haute sensibilité thermique.
Le montage de la charge utile sur une nacelle gyrostabilisée à trois axes améliore la qualité d’image lors des manœuvres et par vents contraires. Pour les opérations en espace aérien dense à basse altitude, le drone est également équipé de systèmes d’évitement d’obstacles et d’alerte de collision conçus pour atténuer les risques liés aux autres plateformes sans pilote.
Karakurt 2.0
Le Karakurt 2.0 privilégie la mobilité et l’emploi discret. Ses dimensions compactes permettent de le transporter dans un sac à dos ou de le fixer à l’équipement individuel du soldat. La charge utile électro-optique, intégrant des caméras diurnes et thermiques, est montée sur une nacelle gyrostabilisée à deux axes. La conception de la cellule permet un remplacement rapide de la batterie, permettant ainsi à l’équipe d’opérateurs d’assurer une reconnaissance continue tout au long du cycle de mission.
Kalachnikov souligne que l’une des caractéristiques clés du Karakurt 2.0 est son lancement depuis un conteneur de transport-lancement. Ce conteneur protège le drone pendant le transport et permet un déploiement rapide, y compris des lancements en mouvement ou depuis un véhicule. Ce concept élargit les possibilités d’emploi tactique du système dans des environnements de combat très dynamiques.
Ces deux drones sont issus de programmes de développement financés en interne par le groupe Kalachnikov. Leur présentation à UMEX 2026 témoigne de l’intérêt croissant des clients du Moyen-Orient pour les drones de reconnaissance compacts, capables d’opérer sous pression de guerre électronique et d’appuyer des unités hautement manœuvrables.
Pierre-Alain Depauw
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