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La police tunisienne a abattu plusieurs djihadistes préparant de nouveaux attentats

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Cette cellule «se préparait à exécuter une série d’opérations» et a embrigadé des aspirants djihadistes avant de les aider à rejoindre des zones de conflit…

La police tunisienne a abattu trois dirigeants du principal groupe extrémiste lié à Al-Qaïda a annoncé le ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli. Les forces de l’ordre ont tué «cinq éléments terroristes dangereux, dont trois principaux dirigeants de la Phalange Okba Ibn Nafaa (…). Pas de simples (éléments), mais des poids lourds», a déclaré le ministre lors d’une conférence de presse dimanche soir.

La Phalange Okba Ibn Nafaa est une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui a prêté allégeance à l’Etat Islamique. Elle est l’auteure de plusieurs attaques meurtrières contre les forces armées tunisiennes. 

Cette «opération a cassé le dos de la Phalange Okba Ibn Nafaa, je peux dire jusqu’à 90%», a assuré le ministre.  Les trois hommes tués sont des «prolongements» du chef d’Aqmi, Abdelmalek Droukdel, et du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, selon lui. Ils ont été identifiés comme Mourad Gharsalli, l’un des djihadistes les plus recherchés de Tunisie, Hakim Hazi et l’Algérien Lounis Aboul Fath. Les deux autres personnes abattues vendredi par la police n’ont pas encore été identifiées. Cette cellule «se préparait à exécuter une série d’opérations» et a embrigadé des aspirants jihadistes avant de les aider à rejoindre des zones de conflit, a-t-il encore dit. Elle avait aussi selon lui l’intention de mettre sur pied «un camp dans la région de Gafsa (centre), à l’instar de ce qu’il y a à Chaambi». Le mont Chaambi, à la frontière avec l’Algérie, est le principal maquis djihadiste de Tunisie. Les autorités tentent d’en déloger des groupes armés depuis fin 2012. Le chef de la Phalange Okba Ibn Nafaa, Lokmane Abou Sakr, accusé par Tunis d’avoir «dirigé» l’attentat du musée du Bardo, avait été tué fin mars lors d’une opération des forces spéciales dans la région de Gafsa, ainsi que plusieurs autres jihadistes. 

Depuis sa révolution en janvier 2011, la Tunisie fait face à une progression de la mouvance djihadiste, responsable de la mort de plusieurs dizaines de policiers et de militaires ainsi que de 59 touristes étrangers.

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