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L’affaire Epstein s’étend en Lituanie

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Parmi les millions de pages de documents mis en ligne par la justice américaine au sujet de Jeffrey Epstein figurent 1200 mentions de la Lituanie, dont des courriels et des transactions financières impliquant l’homme d’affaires lituanien Valdas Petreikis et son épouse ainsi que le mannequin Ditė Antanaitytė.

Financement par Epstein d’événements organisés par Valdas Petreikis

L’homme d’affaire Valdas Petreikis a été présenté à Epstein par sa femme, Simona Petreikė, ballerine renommée.

Dans un courriel de 2017, Simona Petreikė écrivait à Epstein que son mari organisait des événements en Lituanie depuis sept ans et souhaitait donner une plus grande envergure à ces projets. Elle demandait à Epstein s’il accepterait d’envisager d’investir dans de tels projets. Elle ajoutait que son amitié avec Epstein était très importante pour elle et le remerciait d’avoir financé ses études et sa carrière, ce qui avait transformé sa vie.

Les documents dévoilés par la justice américaine révèlent qu’en 2017, une fondation basée aux Îles Vierges américaines et liée à Epstein a transféré 75 000 euros à une société de Vilnius, Fors projektai. Selon le registre du commerce lituanien, Valdas Petreikis en était alors l’unique actionnaire.

Il apparaît également que l’organisation appelée Baleto Teatras (Théâtre de ballet) a reçu 18 000 $ en avril 2018 et 10 000 $ supplémentaires le 17 septembre 2018. L’institution était également dirigée par Valdas Petreikis.

Une correspondance démontre également l’intention de Valdas Petreikis et son épouse Simona Petreikė de rencontrer Epstein à Paris.

Par ailleurs, Jeffrey Epstein a légué 3 millions de dollars à Simona Petreikė dans son testament, rédigé en 2019, deux jours avant sa mort.

La divulgation de ces différents éléments a poussé Valdas Petreikis a démissionné de ses différentes fonctions dans l’organisation de concerts et d’autres événements culturels.

Des courriels datant de 2010 échangés entre Epstein et le mannequin Ditė Antanaitytė révèlent également que cette dernière a tenté de le présenter au créateur de mode lituanien Juozas Statkevičius. Cette correspondance contient de nombreux indices permettant d’estimer que le mannequin était au courant de certains aspects du comportement de prédateur sexuel d’Epstein.

Des courriels  contenus dans les documents mis en ligne par la justice américaine contiennent des photos de jeunes femmes lituaniennes envoyées à l’adresse électronique d’Epstein.

D’autre part, dans une correspondance divulguée à ses contacts lituaniens, Epstein affirmait que ses grands-parents étaient originaires de Lituanie.

Aucune enquête de la police lituanienne

La police lituanienne ne mène aucune enquête préliminaire concernant les épisodes de l’affaire Jeffrey Epstein qui mentionnent la Lituanie ou des noms lituaniens, a déclaré lundi un porte-parole de la police. « Aucune enquête préliminaire n’a été ouverte. Si une plainte formelle était déposée, une décision serait alors prise quant à l’ouverture ou non d’une enquête », a déclaré Ramūnas Matonis, du département de police.

Vitalijus Gailius, vice-président de la commission des affaires juridiques du Parlement lituanien, a cependant suggéré que les autorités examinent si les informations publiées présentent des signes de traite des êtres humains. « Je le dirai clairement, brièvement et en toute responsabilité : ce que je vois pourrait indiquer un trafic d’êtres humains. Il appartient à des institutions spécifiques d’enquêter sur les activités criminelles et le crime organisé international, et il ne fait aucun doute que le parquet doit prendre l’initiative », a déclaré le député Gailius.

« Il convient d’évaluer si les informations publiées révèlent des signes de traite des êtres humains au sens du code pénal. En ma qualité de député et de membre de la commission des affaires juridiques, j’estime que le cadre juridique est suffisant pour évaluer ces informations. Si d’autres indices apparaissent, le code pénal prévoit également des poursuites pour proxénétisme ou exploitation d’une personne à des fins de prostitution. »

Alain Escada

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