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L’alcool en poudre : une révolution

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Il ne s’agit pas d’une blague. Le 8 avril, le Bureau américain de taxation et du commerce de l’alcool et du tabac (TTB) a autorisé la vente d’alcool en poudre. C’est une véritable révolution qui affole les addictologues. Chacun va pouvoir se balader avec son petit sachet de poudre individuel et portatif et faire son propre mélange, quitte à prendre une bonne cuite là où il est et quand il le veut. C’est la société Lippsmark qui va lancer ce produit à l’automne prochain. Le produit va s’appeler Palcohol. C’est en fait de l’alcool déshydraté auquel il suffit d’ajouter un peu d’eau. Une recette de ce genre est déjà en circulation au Japon. En principe ce produit ne sera réservé qu’aux adultes. Les consommateurs auront le choix entre différentes saveurs. Le V (pour la vodka), le R (pour le rhum) ainsi que quatre poudres-cocktails (Cosmopolitan, Mojito, Powderita [Margarita] et Lemon Drop). Chaque volume contiendrait entre 10 et 12% d’alcool.

Le risque premier est celui de l’overdose appelée intoxication aiguë. Il pourra être utilisé en cuisine ; mais surtout il risque d’être sniffé de manière incontrôlable. D’autant qu’il s’adresse surtout aux adeptes du binge-drinking, c’est-à-dire la cuite rapide en un minimum de temps. Ce phénomène venant du nord de l’Europe, s’étant propagé en Grande-Bretagne et commençant en France. C’est un risque considérable dont on mesure mal les conséquences.

Quant à nous, ce genre de produit ne vaudra jamais un bon vin de Loire ou, pour les fortunés, un Grand Echezaux ou un Cheval Blanc.

Avis aux amateurs… avec modération.

                                                                           Jean-Pierre Dickès

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