Ils en rêvent ! Ils en crèvent d’envie ! Ça les démange.
Ils n’osent pas. Ils pèsent le pour et le contre. Les conséquences.
L’extrême-centre veut boucler les réseaux sociaux.
Mais, au fait, de quoi ont donc peur Macron et son régime ?
C’est qu’il n’aura échappé à personne que l’élection présidentielle se rapproche. Malgré tous les malheurs que fait peser sur la France ce régime, malgré tout ce qu’il met en œuvre pour la détruire, le temps passe malgré tout et avec lui le temps de rendre des comptes est en train d’arriver.
Bien sûr, je ne me fais pas d’illusions. Les images des dignitaires du régime Macron et de Macron lui-même menottes aux poignets sont encore loin, mais à l’évidence, la sérénité n’est pas au rendez-vous. Au château et dans ses dépendances, on est inquiet.
D’où vient donc le danger ?
Il y a urgence.
Les tenanciers de la mondialisation ont fait une erreur capitale : ils ont cru que le peuple réac ne savait pas se servir d’un ordinateur.
Ils ont cru que les gens achèteraient des téléphones intelligents et des ordinateurs pour s’échanger des photos de chats et regarder des pubs. Jamais des bas du front d’extrême-droite ne sauraient communiquer sur les réseaux sociaux pensaient-ils.
Jamais les grenouilles de bénitier en jupes plissées, leurs maris et leurs douze enfants idiots ne pourraient envoyer un SMS. Comme quoi même ceux qui croient avoir la lumière… que dis-je, « les Lumières » à tous les étages peuvent se tromper.
Sauf que quand ils se sont aperçus (un peu tard) qu’ils s’étaient trompés, il était précisément trop tard.
Les « fachos » avaient créé des réseaux, des chaînes d’info alternative, des blogs et des comptes sur toutes les plateformes.
Le pire c’est que ça a marché. Les gens ont adhéré, à telle enseigne que des petits malins se sont engouffrés dans la brèche ouverte pour se tailler la part du lion.
Mais là, le régime en a assez. Tant que Présent n’était qu’une feuille de chou et que Radio courtoisie ne touchait que quelques vieux des beaux quartiers de la capitale et quelques résidences secondaires sur la côte normande, ça allait encore. On tenait la laisse assez court.
Mais les temps ont changé. Internet touche tout le monde, et l’isolement de ceux qui se croyaient seuls à penser clair et marcher droit est révolu.
Non seulement ils ne sont pas seuls, mais ils se savent majoritaires.
Donc il faut que ça cesse. Parce que les présidentielles approchent et qu’il est hors de question que quelqu’un hors de l’extrême-centre figure en bonne place à l’élection.
Sans parler de victoire, bien figurer aux élections pourrait remettre en cause un certain nombre de paramètres qu’on ne voudrait pas trop voir bouger.
La présence de Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002 a laissé davantage de traces que la réélection de Chirac.
Le pouvoir en place, qui a l’intention d’y rester, n’a pas envie d’entendre des questions embarrassantes sur le COVID, l’affaire « Epstine », la triche aux élections ou encore la remise en cause de la voyoucratie médiatique. La commission d’enquête parlementaire sur les médias a fait beaucoup de mal en mettant en lumière la consanguinité politique et médiatique dans un entre-soi luxueux.
Comme l’a dit le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, fils à papa de l’apparatchik centriste feu Jacques Barrot, il va falloir « mettre au pas » les réseaux sociaux.
Ça avait pourtant bien commencé en 2020. On avait réussi à faire le ménage sur Youtube, et Twitter avait, avec un certain succès, fait la chasse aux complotistes, c’est-à-dire à tous ceux qui n’acceptaient pas la version officielle de l’histoire.
Hélas, Twitter a été racheté à grands frais par Elon Musk, ce qui a tout déséquilibré.
Car Musk, loin d’être un philanthrope ou un humaniste, a bien compris que le pluralisme ça rapporte, alors que la Pravda se vend très mal. Du coup, l’étau a dû se desserrer un peu et ça, pour le pouvoir, c’est inacceptable si l’on veut que les campagnes électorales se déroulent comme on l’a prévu.
Je les entends déjà ceux qui, dans ce qu’il est convenu d’appeler « notre famille de pensée », s’insurger à juste raison contre ce qui n’est pour l’instant qu’une tentative de tour de vis ou de tour de clef.
Sauf que quand on dénonce le même tour de vis ou le même tour de clef en Russie, là, ils trouvent cela parfaitement normal et acceptable.
Le flicage, quand il vient de Moscou est un bon flicage. L’identité numérique pour tous avec l’accent russe, ce n’est pas dangereux.
Pour conclure, je dirai que peu importe d’où qu’il vienne et où qu’il aille, le pluralisme est le garant de nos libertés.
S’il y avait eu les réseaux sociaux en 1963, il y a belle lurette que la vérité sur l’assassinat de Kennedy serait connue. À tout le moins, l’assassinat d’Oswald n’aurait pas suffi à lui seul à empêcher la vérité de sortir.
Et qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit.
Il ne s’agit pas ici de prôner une transparence absolue et non encadrée.
Il s’agit simplement de permettre à vous et à moi de s’informer et de lutter contre les monopoles d’une oligarchie prête à tout pour préserver ses passe-droits et ses privilèges.
C’est bien cela que défendent les Barrot, Macron, von der Leyen et consort.
À toi de voir, cher lecteur, si tu es disposé à ne pas te laisser voler tes libertés car il convient d’être certain d’une chose : que ce soit en Russie ou en macronie, les libertés perdues ne se retrouvent que très très difficilement.
Jacques Frantz
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