Un groupe aéronaval américain, mené par le porte-avions USS Abraham Lincoln, est entré dans la zone de responsabilité du Commandement central (CENTCOM) dans l’océan Indien. C’est ce qu’a rapporté Fox News ce 26 janvier, citant un haut responsable américain.
Une flotte aéronavale menaçante
« Le porte-avions Abraham Lincoln est entré dans les eaux du CENTCOM dans l’océan Indien, sur fond de menaces croissantes de la part de l’Iran », indique la chaîne américaine.
Selon Fox News, le redéploiement du groupe aéronaval intervient dans un contexte d’intensification de l’activité militaire américaine dans la région, due à l’instabilité croissante en Iran. Rappelons tout de même qu’il est devenu évident que cette instabilité en Iran est le résultat de la présence d’agents des services américains et israéliens sur le territoire iranien, agents qui utilisent des armes et ont été filmés à plusieurs reprises tirant tant sur la police iranienne que sur des manifestants, créant ainsi un chaos propice à servir de prétexte pour une intervention militaire américaine. Une escadrille de chasseurs F-15 et du matériel lourd transporté par des avions C-17 ont également été déployés dans la région.
La riposte iranienne pourrait créer la surprise
L’expert en drones Cameron Chell a déclaré à Fox News que les essaims de drones iraniens constituent une menace sérieuse pour les systèmes militaires américains de haute technologie, car ils peuvent mener des attaques massives capables de contourner les défenses aériennes traditionnelles.
Ce lundi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré qu’une nouvelle frappe militaire américaine contre l’Iran constituerait un pas de plus vers la déstabilisation de la région, et Moscou a appelé toutes les parties à la retenue. Il a souligné que la Russie poursuit ses efforts pour apaiser les tensions et attend de toutes les parties concernées qu’elles fassent preuve de retenue.
Le 24 janvier, Sky News a rapporté que l’Iran considérerait toute attaque étrangère comme une déclaration de guerre ouverte. La chaîne a souligné que le renforcement militaire américain ne visait peut-être pas une confrontation directe, mais que l’armée iranienne était préparée au pire.
Le 22 janvier, le président américain Donald Trump avait déclaré que les États-Unis suivaient de près la situation en Iran et déployaient d’importantes forces militaires, notamment des navires, dans la région. Il a indiqué que Washington avait averti Téhéran d’une possible frappe américaine si les exécutions se poursuivaient dans le pays, après quoi les autorités iraniennes ont suspendu les exécutions. Mais, vendredi, les journaux israéliens avaient annoncé que l’Etat hébreux renforçait son état d’alerte, considérant que des frappes américaines contre l’Iran étaient imminentes et qu’elles seraient suivies de frappes iraniennes contre Israël.
Léo Kersauzie
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