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Le Stade Toulousain rate le coche

C’est un petit événement dans le monde du rugby. Le Stade Toulousain, doyen des clubs présents à l’échelon supérieur (il n’a pas quitté l’élite depuis 1907, 110 ans de présence), a totalement raté sa saison et ne disputera pas les phases finales pour la première fois depuis la saison… 1975-1976 !

A cette époque, le championnat de France de rugby de première division n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui. La formule changeait d’ailleurs quasiment chaque année. En 1975-76, il y avait deux groupes, le A et le B. Pas vraiment une première et une seconde division, mais le groupe A, composé de 40 clubs (5 poules de 8) envoie 25 clubs en phase finale, et le groupe B, composé lui aussi de 40 clubs, en envoie 7 (le premier des 5 poules et les 2 meilleurs seconds).

Cette année-là, le Stade Toulousain était dans le groupe A, terminant 6e avec 28 points et laissant l’AS Béziers, le Valence Sportif, l’USA Perpignan, la Section Paloise et le Stade Montchaninois se qualifier pour les 16e de finales, et ne devançant au classement que le SC Tulle et le Stade Lavelanétien. Le championnat fut remporté par le SU Agen, qui, après avoir fini 1er de la poule E, disposa successivement du CO Le Creusot en 16e (23-6), du RRC Nice en 8e (12-12), de l’US Romans en ¼ (9-7), du RC Narbonne en ½ (22-6) et du tenant du titre l’AS Béziers en finale (13-10).

41 ans plus tard, après une défaite à domicile 10-8 contre le Racing Metro 92 lors de la 24e journée du Top 14, Toulouse reste donc sur le quai, scotché à une humiliante 12e place, la première non-relégable. 1er après 2 journées et deux victoires sur Montpellier et Bordeaux-Bègles, Toulouse s’est ensuite effondré. Encore 4e à la 16e journée après leur victoire à Paris contre le Stade Français, ils enchaînèrent ensuite 7 défaites (contre Pau, Montpellier, La Rochelle, Brive, Bordeaux-Bègles, Toulon et le Racing) pour une seule victoire (contre Lyon). Toulouse perdit 4 fois à domicile, soit autant que l’Aviron Bayonnais et le FC Grenoble qui sont relégués.

En Coupe d’Europe, dont Toulouse fut le 1er vainqueur en 1996 (contre Cardiff) et qu’elle remporta en 2003 (contre Perpignan), 2005 (contre le Stade Français) et 2010 (contre Biarritz), ce ne fut guère mieux. Finissant 2e de la très facile poule 2 l’opposant aux Anglais des WASP de Coventry, aux Irlandais de Connacht et aux Zèbres de Parme Italiens, les Toulousains furent pulvérisés en quarts de finale par les Irlandais de Munster sur le score sans appel de 41 à 16. 

Mauvaise passe ou fin d’une époque ? Le Stade Toulousain doit en tout cas rapidement redresser la barre sous peine de connaître le sort de Perpignan qui est passé en quelques mois du titre national au ventre-mou de la Pro-D2…

Hristo XIEP

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