Site icon medias-presse.info

Les GOPÉ imposées par la Commission Européenne à la Belgique pour la période 2019-2020

Les ordres de la Commission européenne sont arrivés !

Conformément à l’article 121 du TFUE, la Commission européenne a publié, ce 05 juin 2019, son rapport concernant les GOPÉ, les grandes orientations des politiques économiques, pour la période 2019-2020. Vous trouverez ce document ici, sur le site internet de la Commission européenne.

Nous invitons nos lecteurs à lire très attentivement l’intégralité des dix pages de ce document qui est, certes, rédigé en novlangue européiste, cet idiome abscons destiné à décourager le lecteur et à dissimuler la teneur réelle du message qu’il véhicule. Cette méthode qui consiste à susciter l’ennui et l’indifférence est une des idiosyncrasies de la dictature qu’est l’Union européenne.

Voici le texte complet (que vous trouverez en pages 9 et 10 du document, tout à la fin de celui-ci) des recommandations que la Belgique est tenue d’observer durant la période 2019-2020, c’est-à-dire durant les douze mois à venir :

« 1. à veiller à ce que le taux de croissance nominale des dépenses publiques primaires nettes ne dépasse pas 1,6 % en 2020, ce qui correspondrait à un ajustement structurel annuel de 0,6 % du PIB; à utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio de la dette publique; à poursuivre les réformes visant à garantir la viabilité budgétaire des systèmes de soins de longue durée et de pensions, notamment en limitant les possibilités de sortie précoce du marché du travail; à améliorer la composition et l’efficacité des dépenses publiques, notamment en procédant à des revues de dépenses, ainsi que la coordination des politiques budgétaires aux différents niveaux de pouvoir afin de libérer des marges pour les investissements publics;

2. à supprimer les contre-incitations à travailler et à renforcer l’efficacité des politiques actives du marché du travail, en particulier pour les personnes peu qualifiées, les travailleurs âgés et les personnes issues de l’immigration; à améliorer les performances et l’inclusivité des systèmes d’éducation et de formation et à remédier à l’inadéquation des compétences;

3. à axer la politique économique liée aux investissements sur les transports durables, y compris l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire, sur la transition énergétique et vers une économie à faible intensité de carbone, ainsi que sur la recherche et l’innovation, en particulier dans le domaine de la numérisation, en tenant compte des disparités régionales; à s’attaquer aux problèmes croissants de mobilité en renforçant les mesures d’incitation et en supprimant les entraves à l’augmentation de l’offre et de la demande de transports collectifs et à faibles émissions;

4. à réduire la charge administrative et réglementaire afin de favoriser l’esprit d’entreprise et de supprimer les obstacles à la concurrence dans le secteur des services, en particulier les télécommunications, le commerce de détail et les services professionnels. »

Que signifie ce verbiage ?

1. Le premier point est parfaitement clair :

réduire les dépenses publiques : en effet, si leur augmentation nominale nette est inférieure à l’inflation réelle, leur montant est donc bien réduit ;

« utiliser les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio de la dette publique »

signifie continuer à privatiser des biens publics afin prétendument de rembourser la dette qui est, par nature, impossible à rembourser : il s’agit là d’une manœuvre créocratique typique de pillage ;

réduire les dépenses liées aux soins de longue durée, ce qui, incidemment et même si le texte ne le mentionne pas, peut être obtenu, entre autres, en favorisant la pratique de l’euthanasie ! En effet, les termes « soins de longue durée » font référence aux soins aux personnes agées ainsi que le précise explicitement ce passage de la note (10), à la page 4 du document :

« La viabilité à moyen et à long terme des finances publiques de la Belgique reste menacée en raison d’un ratio de la dette au PIB élevé conjugué à la hausse attendue des coûts du vieillissement, en particulier de ceux liés aux pensions et aux soins de longue durée. »

continuer à augmenter l’âge effectif du départ à la retraite.

En d’autres termes, il s’agit de poursuivre et de renforcer la politique économique d’austérité qu’on nous impose depuis plus de vingt ans sous le prétexte de la nécessité de rembourser la dette qu’a la Belgique ; or force est de constater que cette dette ne cesse d’augmenter ! Le moins qu’on puisse dire est que cette politique d’austérité ne remplit pas les objectifs avancés pour l’imposer, au contraire !

Nous en voulons pour preuve, par exemple, le début de la note (7) que vous trouverez au début de la page 3 de cette édition 2019-2020 des GOPÉ imposées à la Belgique par la Commission européenne :

« (7) Le 05 juin 2019, la Commission a présenté un rapport élaboré conformément à l’article 126, paragraphe 3, du TFUE, la Belgique n’ayant pas respecté les dispositions en matière de dette en 2018._»

De façon remarquable et prouvant bien que ces mesures d’austérité à nous imposées ne remplissent pas leurs objectifs déclarés, une note à peu près identique à celle-ci était déjà présente, avec la même numérotation (7) au début de la page 3 dans l’édition 2018-2019 des GOPÉ imposées à la Belgique par la Commission européenne :

« (7) Le 23 mai 2018, la Commission a publié un rapport au titre de l’article 126, paragraphe 3, du TFUE, la Belgique n’ayant pas accompli de progrès suffisants pour se conformer au critère de réduction de la dette en 2017. »

Cette politique budgétaire prolongée de rigueur, ou d’austérité, n’est rien d’autre qu’un pillage planifié, de longue date, du patrimoine des membres de l’Union européenne, et donc de tous ses citoyens ; ce pillage, prolongé rappelons-le, est organisé par l’oligarchie financière et industrielle qui est réellement au pouvoir en Occident. Elle seule bénéficie, et même de façon scandaleuse, de cette situation.

Dès que de l’argent est prêté avec intérêt par un émetteur de monnaie, il y a plus d’argent dû qu’il n’en existe, ce qui a pour conséquence qu’il est impossible de rembourser l’ensemble de la dette.

La dette n’est qu’un instrument de domination et d’asservissement : nous vivons en créocratie.

2. Le deuxième point porte sur plusieurs éléments différents :

« supprimer les contre-incitations à travailler »

signifie réduire encore les allocations des personnes qui sont sans emploi. En particulier, il est demandé à la Belgique de limiter dans le temps le droit aux allocations de chômage, ainsi qu’en atteste ce passage de la note (14), à la page 5 du document :

« La Belgique reste le seul État membre dans lequel les prestations de chômage ne sont pas limitées dans le temps, même si elles diminuent progressivement. »

Une fois que la Belgique, notre pays, se sera soumise à ce commandement, que feront ceux qui sont sans emploi et qui ne seront pas parvenus à en retrouver un avant l’expiration de la durée de leurs allocations de chômage ? Une telle mesure ne fera que générer encore plus de troubles sociaux.

Réduire ou en supprimer les allocations de chômage ne crée aucunement de l’emploi et ne réduit aucunement le chômage réel, même si exclure une personne du bénéfice des allocations de chômage contribue à trafiquer à la baisse cette statistique. Le chômage est un choix politique qui nous est imposé et qui permet aux détenteurs du capital et à l’oligarchie au pouvoir de s’assurer la docilité des travailleurs.

« renforcer l’efficacité des politiques actives du marché du travail, en particulier pour les personnes peu qualifiées, les travailleurs âgés et les personnes issues de l’immigration »

signifie contraindre les personnes sans emploi à accepter des conditions de travail de plus en plus déplorables : leur faire accepter de suivre toujours plus de formations qui ne déboucheront sur aucun emploi concret, leur faire accepter de travailler à temps partiel, de plus en plus loin de chez elles, en tant qu’intérimaire ou que pseudo-indépendant, et cela toujours pour un salaire de plus en plus bas. Tout cela contribue en réalité – et c’est l’objectif ! –  à détériorer les conditions de travail de ceux qui ont déjà un emploi. En effet, la pression exercée contre ceux qui n’ont pas d’emploi est une menace supplémentaire contre ceux qui en ont un pour le moment. Le but ultime étant de ramener l’ensemble des travailleurs aux conditions dénoncées par Émile Zola dans son chef d’œuvre Germinal.

Le fait de vouloir accorder une attention particulière aux immigrés peut sembler être une aimable intention d’ordre philanthropique mais il n’en est rien car il s’agit tout simplement d’exercer une pression maximale à la baisse sur les salaires en exploitant les personnes issues de l’immigration. Cette honteuse exploitation de la vulnérabilité – pour ne pas dire de la misère – de personnes issues de l’immigration ne fait que mettre en concurrence sauvage, en choc frontal, les salariés autochtones (ce qui inclut notamment les personnes issues, elles aussi, de l’immigration mais à un moment antérieur) et les personnes nouvellement arrivées de pays étrangers. C’est ainsi, par exemple, que l’Allemagne a créé, en 2016, des emplois à 0,80 euro par heure sous le prétexte «_d’intégrer les réfugiés » ! Des rémunérations si misérables, en plus de détériorer de façon drastique les conditions salariales générales par le jeu de la concurrence, contribuent à attiser les tensions sociales en opposant ceux qui acceptent de travailler pour une misère à ceux qui percevaient auparavant quelque chose qui méritait encore le nom de « salaire ». Or créer des tensions internes au sein d’un groupe est une façon pour l’oligarchie au pouvoir de s’assurer qu’elle en garde le contrôle : diviser pour régner, c’est toujours la même antienne depuis des millénaires.

« à améliorer les performances et l’inclusivité des systèmes d’éducation et de formation et à remédier à l’inadéquation des compétences »

signifie :

– d’une part, qu’il y a nécessité d’améliorer les systèmes d’enseignement et de formation. Ceux-ci sont, en effet, en complète déliquescence en Occident, et en particulier en Belgique, ainsi qu’en atteste le début de la note (15), à la page 6 du document :

« La baisse des résultats scolaires et l’existence de disparités significatives au sein du système éducatif demeurent un sujet de préoccupation. Le pourcentage de jeunes ne maîtrisant pas les compétences de base peut être amélioré, en particulier dans la Communauté française, où la proportion est supérieure à la moyenne de l’OCDE. »

– et, d’autre part, favoriser l’inclusivité dans les systèmes d’éducation. L’inclusivité consiste à inclure tout individu, quelles que soient ses différences dans la société. Un tel projet peut paraître, à première vue, fort honorable : en effet, rejeter certains personnes de la société est quelque chose qui doit être évité. Alors, pourquoi ne pas bâtir une société inclusive ? Il sera répondu à cette question dans un prochain article intitulé « Qu’est-ce que la société inclusive ? ».

3. Le troisième point, quant à lui, stipule :

« 3. à axer la politique économique liée aux investissements sur les transports durables, y compris l’amélioration de l’infrastructure ferroviaire, sur la transition énergétique et vers une économie à faible intensité de carbone, ainsi que sur la recherche et l’innovation, en particulier dans le domaine de la numérisation, en tenant compte des disparités régionales; à s’attaquer aux problèmes croissants de mobilité en renforçant les mesures d’incitation et en supprimant les entraves à l’augmentation de l’offre et de la demande de transports collectifs et à faibles émissions; »

Ce troisième point est assez clair ; le lecteur qui souhaiterait l’approfondir se référera aux notes (17) à (19) du document.

Soulignons cependant que, tout comme l’année passée et ainsi que nous le rappelions il y a quelques mois, et tout comme il y a deux ans, la Commission européenne entend :

augmenter en Belgique les diverses taxes liées à l’usage de l’automobile, ce qui pourrait bien sûr inclure celles sur le carburant ou encore le prix des cartes de stationnement pour les riverains ;

– réduire le salaire de certains travailleurs en imposant à la Belgique de réserver un régime fiscal plus sévère aux voitures de société et cartes de carburant ;

– imposer en Belgique l’instauration de péages sur certaines routes ou à l’entrée de certaines villes !

En atteste ce passage de la note (18), à la page 7 de cette édition 2019-2020 des GOPÉ imposées à la Belgique par la Commission européenne :

« (18) La congestion croissante s’explique en partie par l’augmentation continue du nombre de voitures particulières, encouragée par la gratuité des routes, la déduction accordée pour les voitures de société et le niveau peu important de la fiscalité environnementale. »

4. Le quatrième point, finalement, stipule :

« à réduire la charge administrative et réglementaire afin de favoriser l’esprit d’entreprise et de supprimer les obstacles à la concurrence dans le secteur des services, en particulier les télécommunications, le commerce de détail et les services professionnels. »

signifie déréguler encore plus de professions, c’est-à-dire uberiser la société.

Ceux qui en douteraient et qui espéreraient, à tort, que « réduire la charge administrative et réglementaire » signifierait simplement « réduire les tracasseries administratives inutiles » n’auront manifestement pas lu le début de la note (21) que vous trouverez à la page 8 de cette édition 2019-2020 des GOPÉ imposées à la Belgique par la Commission européenne :

« (21) Les restrictions à la concurrence et aux investissements caractérisant plusieurs services aux entreprises freinent la croissance et la productivité. Les taux d’entrée des nouveaux prestataires de services sont nettement inférieurs à la moyenne de l’UE, alors que les marges bénéficiaires sont supérieures à cette moyenne. L’indicateur de restrictivité de la Commission révèle que le cadre réglementaire belge applicable aux comptables, aux conseillers fiscaux, aux architectes et aux agents immobiliers est nettement plus restrictif que la moyenne de l’UE. »

Il s’agit donc bel et bien de poursuivre l’uberisation de la société qui permet, par exemple, à de simples particuliers de s’improviser chauffeurs de taxis ou encore livreurs à bicyclette pour des salaires de misère, ce qui détruit les conditions de travail de ceux qui dispensent encore un service comparable dans un contexte plus régulé, c’est-à-dire, entre autres, avec un contrat de travail digne de ce nom.

Quant à « supprimer les obstacles à la concurrence », faut-il vraiment expliquer ce que cela signifie ? Accroître la concurrence revient à baisser les salaires et à détériorer les contrats ainsi que les conditions de travail.

En réalité, toutes ces recommandations de la Commission européenne pour les grandes orientations des politiques économiques ne sont que des mesures ultralibérales qui n’ont pour objet que de livrer encore un peu plus les pays membres de l’Union européenne à l’oligarchie qui détient réellement le pouvoir et dont la Commission européenne, toute dictatoriale qu’elle soit, n’est que l’instrument politique servile dont elle use pour augmenter encore sa domination.

Les spécialistes, tout comme nos fidèles lecteurs, auront constaté que cette édition 2019-2020 des GOPÉ imposées à la Belgique par la Commission européenne diffère assez peu de l’édition précédente. Il s’agit encore, et toujours, d’imposer une politique d’austérité structurelle qui permet de piller et détruire notre pays sous le prétexte fallacieux de rembourser une dette qui ne peut l’être.

Une précision technique

L’ensemble de ces recommandations est étroitement lié à l’appartenance de la Belgique à la zone euro comme en atteste la note (2) que vous trouverez au début de la page 2 de cette édition 2019-2020 des GOPÉ imposées à la Belgique par la Commission européenne :

« (2) En tant qu’État membre dont la monnaie est l’euro et compte tenu des liens étroits qui existent entre les économies de l’Union économique et monétaire, la Belgique devrait veiller à mettre en œuvre intégralement et en temps utile la recommandation concernant la zone euro, telle qu’elle ressort des recommandations figurant aux points 1 à 3 ci-dessous. »

Voilà une raison supplémentaire, si besoin était, pour laquelle la Belgique doit sortir sans délai de la zone euro : l’appartenance de la Belgique à celle-ci est un prétexte de plus que la Commission européenne exploite afin de nous imposer les politiques économiques qu’elle a décidées, à notre place, et que nous devrions suivre, pour notre plus grand malheur…

Une importante précision juridique

La candidature de François Asselineau à l’élection présidentielle française de 2017 lui a offert l’occasion de s’exprimer dans les grands médias français. Dans ce contexte, François Asselineau a fait connaître au grand public l’existence des GOPÉ. Afin d’atténuer l’influence de cette révélation, les européistes ont élaboré, comme par exemple dans cet article, un nouvel élément mensonger de propagande qui consiste à souligner que les GOPÉ que la Commission européenne impose aux pays membres de l’Union européenne sont dénommées sous le vocable «_recommandation » ; cela afin de tenter de faire croire que les GOPÉ ne seraient que des « recommandations européennes » qui, elles, ne sont effectivement pas contraignantes. La connaissance de cette argutie spécieuse doit faire partie de votre argumentaire afin de ne pas laisser vos interlocuteurs se laisser berner plus longtemps par cette propagande européiste mensongère¹.

Rappelons que, comme cela a été exposé au paragraphe précédent, l’ensemble des recommandations de cette édition 2019-2020 des GOPÉ imposées à la Belgique par la Commission européenne, est étroitement lié à l’appartenance de la Belgique à la zone euro. Par conséquent, prétendre que ces recommandations ne présentent aucune obligation est un non-sens. Par le truchement de pactes et de traités tous plus contraignants les uns que les autres (pacte de stabilité et de croissance, TSCG, six-pack, two-pack), les pays membres de la zone euro, comme les autres membres de l’Union européenne dans certains cas, sont soumis à un contrôle très strict de nombre de leurs paramètres économiques. Dans l’hypothèse où un pays se trouverait en infraction, il pourrait être l’objet de sanctions financières importantes dénommées par euphémisme « constitutions de dépôt_», mais qui sont bel et bien de véritables amendes, amendes pouvant atteindre des montants allant jusqu’à 0,5 % du PIB ! Dans le cas de la Belgique, une telle amende pourrait donc s’élever à un peu plus de 2,5 milliards d’euros ! Au regard d’une telle menace, on comprend mieux le caractère obligatoire des GOPÉ.

Un simple raisonnement conceptuel permet de saisir que les recommandations de la Commission européenne concernant les GOPÉ ont un effet comminatoire : en effet, si ce n’était pas le cas, pourquoi la Commission européenne prendrait-elle la peine de se livrer à un tel travail ?

Et, finalement, force est de constater que les pays membres de l’Union européenne mettent en œuvre les GOPÉ édictées par la Commission européenne.

¹L’aimable lecteur nous pardonnera ce pléonasme.

Conclusion

La Conclusion à en tirer est évidente et incontournable : la seule façon de rendre à la Belgique la possibilité de décider par elle-même des politiques économiques qu’elle veut, ou non, mettre en action consiste à sortir de ce carcan ultralibéral et dictatorial qu’est l’Union européenne par la mise en œuvre de l’article 50 du traité sur l’Union européenne.

Mike Werbrouck

Président fondateur du MIB

Le Mouvement pour l’Indépendance de la Belgique, le MIB, œuvre pour la sortie de la Belgique de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN : le BELEXIT.

Visitez notre site internet : lemib.be ou mib-pib.jimdo.com

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Quitter la version mobile