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Les porcs sont les gauchistes de Mai 68

Jack Marchal

Le 28 février, Jack Marchal était l’invité de Martial Bild sur TV Libertés. On ne présente plus cette légende du syndicalisme étudiant aussi droitiste que viril, illustrée par la fameuse phrase : « Gauchiste, te casse pas la tête, on s’en charge… ». Père du fameux « rat noir », qui comme le fut la croix est un symbole stigmatisant « retourné » pour en faire un symbole de ralliement, il a participé aux événements de mai, 1968 à la Faculté de Nanterre aux côtés d’Alain Madelin et Gérard Longuet.

Lors de l’entretien, il tord le cou à de nombreux mythes propagés par l’extrême gauche, notamment en ce qui concerne la soi-disant « libération sexuelle », dont le dessinateur rappelle à juste raison les tenants et aboutissants. Propos qui ont le mérite d’être tenus par un contemporain des faits :

« Il y a beaucoup d’autres impostures soixante-huitardes, et là, il faut les dénoncer. On nous dit qu’ils ont contribués à libérer les mœurs, mais c’est entièrement faux, parce que d’une part :

1 – On habite en France, un pays qui a été habitué depuis quelques siècles à une certaine permissivité, dont il n’y a pas lieu de se plaindre. Et d’un.

2 – Et de deux, la modification des comportements sexuels, une tolérance plus grande, tout cela est arrivé avant Mai 68, pas après contrairement à ce qu’ils disent. C’est entre 1962 et 1965 que cela se passe. Par contre, la pilule est légalisée fin 1967 par De Gaulle. D’accord, en mai 1968, pour l’obtenir pour les mineurs, il faut une ordonnance contresignée de la maman, ce qui limite un peu… Mais ce que les soixante-huitards, les vrais, les gauchards, les marxistes, ont retenu de cela, c’est que à partir du moment où la contraception était disponible, la responsabilité de faire gaffe, de prendre des précautions, était transférée de l’homme à la femme. Et ça nous donne quoi ? Qu’une femme n’a plus le droit de dire non. Ça nous donne quoi ? Les scandales sexuels qui ont sévis depuis une génération ou deux à l’UNEF, au Mouvement des Jeunesses Socialistes et même aux Jeunesses Communistes… On en a entendu parler de cela. Ça, ça a ses racines dans Mai 68, plus exactement dans les impostures de Mai 68 »

Et de rajouter pertinemment sur un autre sujet :

« De même, on nous dit que ce sont les soixante-huitards qui ont attirés l’attention sur l’écologie. Mais c’est totalement faux ! Les préoccupations environnementales sont déjà très présentes, il faut dire particulièrement aux Etats-Unis et aussi en Scandinavie, dès 1966-67. Chez nous, ça n’arrive que vers 1974-75, parce que dans l’intervalle, toute la scène a été occupée par des marxistes-léninistes qui en restent sur le vieux catéchisme des conseils ouvriers, de la dictature du prolétariat, le bonheur sur terre, la société sans classes et toutes ces conneries ».

Il rappelle également un fait qui est souvent laissé de côté quand on évoque Mai 68, à savoir une certaine « lutte sociale », qui portait en germes ce qui allait exploser dans les années 80 : jadis plutôt favorable à l’extrême gauche, Jack Marchal, issu du prolétariat, a rapidement déchanté devant le mépris social et le sectarisme des jeunes bourgeois constituant le gros des troupes gauchistes.

Rien n’a changé depuis, et c’est là qu’il faut retrouver la haine des bobos pour la France populaire. Enkystés dans leurs obsessions monomaniaques, celles-ci alimentées par l’inaptitude totale de la gauche à l’échange d’idées, les « intellectuels » de gauche vont faire payer comme aux plus belles heures des purges de 1793, 1918, 1936, 1953, 1966… le fait que la classe ouvrière a refusé leur révolution. L’affaire symbolique du bourgeois à prétention intellectuelle (et petit flic de la pensée) Clément Méric attaquant dans le dos et avec ses sbires le jeune prolétaire Esteban Morillo en fut le tragique symbole. Tout comme l’autre bourge gauchiste Antonin Bernanos qui tenta de brûler vif deux policiers appartenant au prolétariat tout comme l’étaient d’ailleurs les CRS il y a 50 ans… La dégénérescence de la bourgeoisie donne les antifa d’aujourd’hui, comme les trotskos d’hier. Nil novi sub sole…

 Hristo XIEP

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