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L’euthanasie est sans limites, preuve au Canada

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Une Canadienne a été euthanasiée « contre son gré » après que son mari en a eu assez de s’occuper d’elle

A l’heure où l’on débat sur un projet de loi sur l’euthanasie et sur le suicide assisté en France, l’exemple du Canada montre que l‘euthanasie n’a pas de limites et s’impose à tous sans discrimination.

Une Canadienne a été euthanasiée « contre son gré » après que son mari en a eu assez de s’occuper d’elle

« Une Canadienne a été euthanasiée « contre son gré » après que son mari en a eu assez de s’occuper d’elle » titre le quotidien britannique le Daily Mail. L’histoire de cette Canadienne montre bien que l’euthanasie, là où elle est votée, s’impose à tous au fil du temps, les restrictions adoptées, soi-disant pour protéger ceux qui ne souhaitent pas mourir par la piqure de la ‘douce mort’, tombant les unes après les autres.

Le Daily Mail raconte ainsi la fin de Mme B. contenue dans un rapport du Comité ontarien d’examen des décès par aide médicale à mourir qui « a soulevé des inquiétudes quant à l’affaiblissement des garanties, ce qui a conduit à des décès douteux » :

« Une femme âgée a été euthanasiée quelques heures après que son mari a affirmé qu’elle avait changé d’avis après avoir insisté sur son désir de vivre. (…) Mme B », (…) a présenté des complications après une opération de pontage coronarien. Son état s’est gravement dégradé et elle a opté pour des soins palliatifs. Elle a été renvoyée chez elle depuis l’hôpital avec un soutien palliatif et son mari pour s’occuper d’elle.

« Mais à mesure que son état s’aggravait, son mari âgé avait du mal à s’occuper d’elle, même avec l’aide des visites d’infirmières. « Mme B aurait fait part à sa famille de son désir de recourir à l’aide médicale à mourir. Le même jour, son conjoint a contacté un service d’orientation en son nom », indique le rapport. Toutefois, elle a indiqué à l’évaluateur qu’elle « souhaitait retirer sa demande, invoquant des valeurs et des convictions personnelles et religieuses » et qu’elle souhaitait plutôt bénéficier de soins palliatifs en établissement.

Le décès ‘douteux’ par euthanasie de Mme B.

« Le lendemain matin, son mari l’a emmenée à l’hôpital où les médecins ont constaté qu’elle était stable, mais que son mari souffrait d’épuisement professionnel. Le médecin de Mme B. en soins palliatifs a demandé une admission en unité de soins palliatifs en raison de l’épuisement professionnel de son mari, mais sa demande a rapidement été refusée. Son mari a demandé une deuxième évaluation urgente en vue d’une aide médicale à mourir plus tard dans la journée, et un autre évaluateur s’est présenté.

« Celui-ci l’a jugée éligible, mais le premier, contacté conformément au protocole, s’y est opposé. « Ce praticien de l’aide médicale à mourir a exprimé des inquiétudes quant à la nécessité d’une “urgence” et a partagé la conviction qu’une évaluation plus complète était nécessaire, le changement apparemment radical de perspective concernant les objectifs de fin de vie et la possibilité de coercition ou d’influence indue (c’est-à-dire en raison de l’épuisement professionnel des soignants) », explique le rapport.

« Leur demande de rencontrer Mme B le lendemain a été refusée par le fournisseur de l’aide médicale à mourir car « les circonstances cliniques nécessitaient une intervention urgente ». Un troisième expert a donc été envoyé, qui a confirmé l’avis du deuxième, et Mme B a été euthanasiée ce soir-là. »

Le cas de Mme B. est donc considéré comme un décès douteux par le rapport du Comité d’examen des décès par aide médicale à mourir de l’Ontario qui font le lien entre l’épuisement de son mari et la rapidité avec laquelle Mme B. a été euthanasiée.

L’euthanasie pour tous, inclusive et non-discriminatoire, tyrannique

Le Daily Mail rapporte que de nombreux membres du Comité doutent de la volonté expresse de Mme B. d’être euthanasiée en raison du délai imparti qui n’a pas permis d’explorer tous les aspects de la situation sociale et des besoins en matière de soins de fin de vie, du refus de soins palliatifs et supplémentaires, couplés à la lassitude du mari : « De nombreux membres ont fait part de leurs inquiétudes quant à une possible coercition externe découlant de l’épuisement professionnel des aidants et du manque d’accès aux soins palliatifs en milieu hospitalier ou en hospice », note le rapport.

« Les membres s’inquiétaient également, écrit le Daily Mail, du fait que le conjoint de Mme B. était la principale personne à plaider en faveur de l’accès à l’aide médicale à mourir et à s’y orienter, et qu’il existait peu de documents prouvant qu’elle en avait fait la demande elle-même. Les évaluations relatives à l’aide médicale à mourir ont été réalisées en présence de son mari, ce qui a soulevé des inquiétudes supplémentaires quant à la possibilité qu’elle se soit sentie obligée d’y consentir ».

Au Canada, la loi sur l’aide médicale à mourir permet aux patients de demander une ‘mort sans douleur’ si un évaluateur convient que leur état terminal répond à certains critères. « Les patients attendent souvent des semaines, mais cela peut se produire le jour même du dépôt de la demande si un fournisseur d’aide médicale à mourir juge la situation médicalement urgente » rappelle le Daily Mail.

Légalisée en 2016 au Canada, l’euthanasie était limitée aux adultes en phase terminale dont le décès était raisonnablement prévisible. Depuis, la loi a été élargie, et est ainsi devenue la cinquième cause de décès au Canada, représentant un décès sur 20 depuis sa légalisation en 2016. Plus de 60 000 Canadiens sont morts par euthanasie.

Aujourd’hui, au Canada, l’euthanasie est totalement inclusive et non-discriminatoire, tous les malades peuvent être concernés avec ou sans leur assentiment. La tyrannique de la culture de mort s’impose à tous.

Francesca de Villasmundo

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