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Lundi 2 mars – De la férie – Messe du lundi de la deuxième semaine de Carême – Saint Simplice, Pape – Bienheureuse Agnès de Prague, Vierge, Clarisse – Bienheureux Henri Suzo, Religieux Dominicain

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De la férie : messe du lundi de la deuxième semaine de Carême   

La Station est dans l’Église de Saint-Clément, Pape et Martyr. De toutes les Églises de Rome elle est celle qui a le plus conservé l’antique disposition des premières basiliques chrétiennes. Sous son autel repose le corps du saint Patron, avec les restes de saint Ignace d’Antioche et du consul saint Flavius. Cette lamentable supplication que Daniel adressait à Dieu du sein de la captivité de Babylone fut exaucée ; et après soixante-dix ans d’exil, Israël revit sa patrie, releva le Temple du Seigneur, et reprit le cours de ses destinées merveilleuses. Mais voici qu’aujourd’hui encore, et depuis dix-huit siècles, ces tristes paroles du Prophète sont à peine l’expression suffisante de la nouvelle désolation qui est venue fondre sur Israël. La fureur de Dieu est sur Jérusalem, les ruines mêmes du temple ont péri, le peuple toujours vivant est dispersé par toute la terre et donné en spectacle aux nations. Une malédiction pèse sur lui ; il est errant comme Caïn ; et Dieu veille à ce qu’il ne soit jamais anéanti. Terrible problème pour la science rationaliste ; mais pour le chrétien, châtiment toujours visible du plus grand des forfaits. Telle est l’explication de ce phénomène : « La lumière est venue au milieu des ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise. » Si les ténèbres eussent accepté la lumière, aujourd’hui elles ne seraient plus ténèbres ; mais il n’en fut pas ainsi : Israël a mérité son abandon. Plusieurs de ses fils ont consenti à reconnaître le Juste, et ils sont devenus enfants de la lumière ; et c’est même par eux que la lumière s’est levée sur le monde entier. Quand le reste d’Israël ouvrira-t-il les yeux ? Quand ce peuple consentira-t-il à adresser au Seigneur la prière de Daniel ? Il la possède, il la lit souvent : et elle ne pénètre point jusqu’à son cœur fermé par l’orgueil. Nous, les derniers venus de la famille, prions pour nos aînés. Quelques-uns d’entre eux, chaque année, se séparent de la masse maudite ; ils viennent demander à Jésus de les admettre dans le nouvel Israël. Que leur arrivée soit bénie ; et daigne le Seigneur, dans sa bonté, faire que leur nombre s’accroisse de plus en plus, afin que toute créature humaine adore en tous lieux le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, avec son Fils Jésus-Christ qu’il a envoyé ! Je m’en vais : parole terrible ! Jésus est venu pour sauver ce peuple ; il n’a rien épargné pour lui prouver son amour. Ces jours derniers, nous l’avons vu repousser durement la Chananéenne, et dire qu’il n’est venu que pour les brebis perdues de la maison d’Israël ; et ces brebis perdues méconnaissent leur pasteur. Il avertit les Juifs qu’il va se retirer bientôt, et qu’ils ne pourront le suivre où il va : cette parole ne les éclaire pas. Ses œuvres attestent qu’il est venu du ciel ; mais eux ne songent qu’à la terre. Toute leur espérance est dans un Messie terrestre et glorieux à la façon des conquérants. C’est donc en vain que Jésus passe au milieu d’eux en faisant le bien, en vain que la nature est soumise à ses lois, en vain que sa sagesse et sa doctrine surpassent tout ce que les hommes ont entendu de plus sublime ; Israël est sourd, il est aveugle. Les plus farouches passions fermentent dans son cœur ; elles ne seront satisfaites que le jour où la Synagogue pourra laver ses mains dans le sang du Juste. Mais en ce jour, la mesure sera comblée, et la colère de Dieu fera un exemple qui doit retentir dans tous les siècles. On frissonne en songeant aux horreurs de ce siège de Jérusalem, de cette extermination de la ville et du peuple qui avaient demandé la mort de Jésus. Le Sauveur lui-même nous dit que depuis le commencement du monde il n’y avait jamais eu un si affreux désastre, et que la suite des siècles n’en verra pas un pareil. Dieu est patient ; il attend avec longanimité ; mais quand sa fureur si longtemps contenue vient à éclater, elle entraîne tout, et les monuments de ses vengeances sont l’effroi de toutes les générations qui viennent après. O pécheurs, qui jusqu’aujourd’hui n’avez tenu aucun compte des avertissements de l’Église, qui n’avez pas songé encore à convertir votre cœur au Seigneur votre Dieu, tremblez à cette parole : Je m’en vais. Si ce Carême passe comme les autres, sans vous avoir changés. sachez que cette menace vous regarde : Vous mourrez dans votre péché. Voulez-vous aussi demander la mort du Juste, dans quelques jours ? Crierez-vous aussi : Qu’il soit crucifié ? Prenez-y garde : il a brisé un peuple entier, un peuple qu’il avait comblé de faveurs, qu’il avait protégé et sauvé mille fois ; ne vous flattez pas qu’il vous ménage. Il faut qu’il triomphe ; si ce n’est par la miséricorde, ce sera par la justice. Nous plaçons, aujourd’hui et les jours suivants, la belle Hymne de Prudence sur le Jeûne.

Il envoya un peu partout des prêtres pour combattre l’hérésie arienne.

Sanctoral

Saint Simplice, Pape († 483)

Saint Simplice, originaire de la région de Tivoli, fut Pape de 468 à 483. Il fut élu pape à une période d’incessantes invasions barbares qui n’épargnèrent que le Vatican.

C’est en 476, sous son pontificat, que survint la chute de l’Empire romain. Le schisme qui s’ensuivit conduisit à la fondation de nouvelles Églises en Orient. Mais pour les mêmes raisons, son importance et son influence s’accrurent en Occident.

Il passa la plus grande partie de ses 15 années de pontificat à combattre le monophysisme. Avec l’aide de l’empereur Zénon, il fit reconnaitre l’autorité du concile de Chalcédoine et rétablir sur le siège d’Alexandrie et sur celui d’Antioche les évêques catholiques qui en avaient été chassés par les eutychiens en 451.

Saint Simplice réorganisa le patrimoine de l’Église, réglant notamment la distribution des offrandes aux pauvres. Il envoya un peu partout des prêtres pour combattre l’hérésie arienne.

La dévotion à son égard, qui existe depuis des temps immémoriaux, a reçu la sanction apostolique du pape Pie IX, et sa fête, célébrée depuis longtemps à Prague le 2 mars, a été étendue à tout l’ordre franciscain.

Bienheureuse Agnès de Prague, Vierge, Clarisse

À la veille de la fête de la sainte vierge et martyre Agnès, en 1205, une fille est née du roi de Bohême, Primislaus Ottokar I. Sainte Agnès de Prague, elle a également reçu le nom d’Agnès au baptême. Sa mère, qui était une tante de sainte Elisabeth de Hongrie, se réjouit lorsqu’elle remarqua un admirable sérieux chez son enfant. Parfois, elle voyait sainte Agnès de Prague croiser ses petites mains en forme de croix, puis, comme absorbée par une profonde dévotion, elle restait tranquille. Selon la coutume de l’époque, la fille du roi était fiancée à l’âge de trois ans au fils du duc de Silésie et fut donc envoyée au couvent silésien de Trebnitz, où sainte Edwige était alors supérieure, pour y être y a fait ses études. Son fiancé mourut au bout de trois ans et sainte Agnès de Prague fut alors emmenée au couvent de Doxan en Bohême, où les graines de sainteté semées par sainte Edwige poussèrent merveilleusement.

L’enfant semblait destiné à l’Epoux céleste plutôt qu’à l’Epoux terrestre ; mais les monarques terrestres renouvelèrent leur demande pour sa main. L’empereur Frédéric II souhaitait faire de Sainte Agnès de Prague l’épouse de son fils et successeur au trône, Henri, et Agnès, qui était maintenant une jeune femme mûre, fut envoyée à la cour de l’empereur allemand. Mais lorsque l’union avec Henri échoua à la suite des prières de la vierge, le roi Henri III d’Angleterre chercha sa main en mariage, et finalement même l’empereur Frédéric II lui-même, dont l’épouse était décédée entre-temps. Toutes les oppositions soulevées par sainte Agnès de Prague, qui désirait appartenir entièrement au Divin Époux, semblaient vaines. Elle supplie alors le pape Grégoire IX d’intervenir et obtient ainsi sa liberté. L’empereur se déclara satisfait puisqu’Agnès lui choisit non pas un être humain mais le Dieu du ciel. Mais maintenant, Agnès s’efforçait d’embrasser l’état religieux afin de réaliser son union avec le Divin Époux. La renommée des couvents de Clarisses avait atteint la Bohême et Agnès résolut, avec l’aide de son frère, qui était entre-temps monté sur le trône royal, de fonder un couvent de Clarisses dans la capitale Prague.

Le pape Grégoire donna joyeusement son consentement et, sur son ordre, sainte Claire envoya à Prague cinq sœurs du couvent Saint-Damien d’Assise. Agnès et sept autres jeunes femmes des plus hauts rangs de la société entrèrent dans le nouveau couvent avec ces sœurs. En peu de temps, Agnès se distingua parmi eux comme un modèle de vertu ; dans la ferveur dans la prière, dans l’obéissance, dans la discipline religieuse, dans le renoncement et dans l’humilité. L’ordre du pape d’accepter le poste d’abbesse fut une grande épreuve pour son humilité ; cependant, elle a obtenu la permission de ne pas porter le titre, mais plutôt d’être connue sous le nom de « sœur aînée ». Un saint zèle, semblable à celui de sa sainte mère Sainte Claire, caractérisait sa vigilance à l’égard de l’observance de la sainte pauvreté ; elle refusa les cadeaux royaux que lui envoyait son frère et ne tolérait qu’une sœur possède quoi que ce soit de nature personnelle. Dieu l’a bénie avec le don de miracles ; elle a rappelé à la vie la fille décédée de son frère. Enrichie de mérites célestes, elle quitta cette vie en odeur de sainteté, pour entrer en union éternelle avec son divin Époux, le 6 mars 1282, après l’avoir servi quarante ans dans l’état religieux. La dévotion à son égard, qui existe depuis des temps immémoriaux, a reçu la sanction apostolique du pape Pie IX, et sa fête, célébrée depuis longtemps à Prague le 2 mars, a été étendue à tout l’ordre franciscain.

Sa vie entière fut un continuel ravissement, une perpétuelle jubilation d’amour.

Bienheureux Henri Suzo, Religieux Dominicain (1300-1365)

Le bienheureux Henri Suzo naquit en Souabe. Dès son jeune âge, il entendit la voix de Dieu et s’ensevelit à treize ans dans un couvent de Dominicains. Les premières années de sa vie religieuse furent caractérisées par des hésitations continuelles dans le service de Dieu; le démon tourmenta son coeur par la pensée des plaisirs et des vanités du monde, mais la grâce l’aida à triompher de tous ces pièges. Henri Suzo avait dix-huit ans quand la lumière se fit dans son âme.

Un jour, il entendit lire ces paroles de Salomon: La Sagesse est plus éclatante que le soleil, Elle est plus belle que l’harmonie des Cieux. Aussi je L’ai aimée dès mon enfance, je suis l’adorateur de Ses charmes. A dater de ce jour, plus que jamais il aima la divine Sagesse, dont le nom seul faisait éclater ses transports: « Mon coeur est jeune et ardent, se disait-il, il est porté à l’amour; il m’est impossible de vivre sans aimer; les créatures ne sauraient me plaire et ne peuvent me donner la paix; oui, je veux tenter fortune et gagner les bonnes grâces de cette divine et sainte Amie, dont on raconte des choses si admirables et si sublimes! » Peu de Saints ont eu pour Jésus un amour plus vif et plus tendre. Un jour, il prit un canif, et, l’amour guidant sa main, il se lacéra la poitrine avec le tranchant, jusqu’à ce qu’il eût formé les lettres du saint nom de Jésus sur son coeur. Alors il s’écria: « O amour unique de mon coeur et de mon âme! Ô mon Jésus! Voyez donc l’ardeur de ma passion pour Vous; je Vous ai imprimé dans ma chair, mais je voudrais aller jusqu’au centre de mon coeur; gravez-y Vous-même Votre saint nom avec des lettres éternelles qui ne s’effacent jamais! »

Rien de plus admirable que la manière dont il sanctifiait ses actions: à table il s’imaginait être à côté de Jésus et reposer parfois sur Sa poitrine; il offrait sa nourriture, il présentait son verre à Jésus-Christ; le peu qui lui était nécessaire pour étancher sa soif, il le prenait à cinq fois, pour honorer les cinq plaies du Sauveur; à chaque bouchée, il s’occupait à quelque sainte pensée. Sa vie entière fut un continuel ravissement, une perpétuelle jubilation d’amour.

Martyrologe

A Rome, sur la voie Latine, les saints martyrs Jovin et Basilée, qui souffrirent sous les empereurs Valérien et Gallien.

A Rome encore, de nombreux saints martyrs, qui, sous l’empereur Alexandre et le préfet Ulpien, furent longtemps tourmentés et finalement condamnés à la peine capitale.

A Césarée de Cappadoce, les saints martyrs Lucius évêque, Absalon et Lorge.

A Porto, les saints martyrs Paul, Héracléas, Secondille et Janvière.

En Campanie, la commémoraison de quatre vingts bienheureux martyrs, qui refusèrent de manger la chair offerte aux idoles et d’adorer une tête de chèvre; pour ce motif ils furent cruellement mis à mort par les Lombards.

A Lichfield, en Angleterre, saint Céadde évêque des Merciens et de Lindisfarne. Saint Bède le Vénérable décrit ses éclatantes vertus.

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