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Lundi 23 février – De la férie – Bienheureuse Isabelle de France, Vierge franciscaine – Saint Pierre Damien, Évêque, Confesseur et Docteur de l’Église – Saint Polycarpe, Évêque et Martyr

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De la férie – Lundi de la première semaine de Carême

Chacune des féries du Carême a sa Messe propre, au lieu que, dans les féries de l’Avent, on répète simplement la Messe du Dimanche précèdent. Cette richesse de la Liturgie dans la sainte Quarantaine nous aide puissamment à entrer dans la pensée de l’Église, en multipliant l’expression des sentiments qu’elle veut nous inspirer. Nous extrairons de chacune de ces Messes fériales la Collecte, qui est toujours la prière la plus solennelle, l’Épître, l’Évangile et l’Oraison qui se dit sur le peuple à la fin de la Messe. Cet ensemble renferme la plus solide instruction, et nous fait passer en revue tout ce que les saintes Écritures contiennent de plus substantiel et de plus convenable au temps où nous sommes. A Rome, la Station est aujourd’hui dans l’Église de Saint-Pierre-aux-Liens. Bâtie au Ve siècle par l’impératrice Eudoxie, femme de Valentinien III, elle garde avec honneur les chaînes du Prince des Apôtres. Nous aurons occasion de parler encore de cette Basilique au 1er août, lorsque le Cycle nous ramènera la fête de saint Pierre délivré de prison.

Le Seigneur nous apparaît ici sous les traits d’un Pasteur plein de tendresse pour ses brebis : c’est en effet ce qu’il est pour les hommes, en ces jours de miséricorde et de pardon. Une partie de son troupeau s’était égarée et dispersée, au milieu des ténèbres de ce monde ; mais Jésus n’a point oublié ses brebis. Il s’est mis en marche pour les aller chercher et les réunir. Il n’est point de désert si écarté, point de montagne si abrupte, point de hallier si épineux, qu’il ne visite pour les retrouver. Il fait entendre à toutes sa voix par celle de la sainte Église qui les convie au retour ; et dans la crainte qu’elles ne se troublent à cause de leurs égarements, et qu’elles ne soient inquiètes de reparaître devant lui, il daigne les rassurer. Qu’elles reviennent seulement, qu’elles se laissent trouver ; et les plus doux pâturages sont pour elles, au bord des eaux, sur l’herbe la plus verdoyante, sur des montagnes pleines de délices. Elles sont blessées, le divin Pasteur bandera leurs plaies ; elles sont faibles, il les rendra fortes. Il les réunira aux brebis fidèles qui ne l’avaient pas quitté, et il demeurera toujours avec elles. Que le pécheur se laisse donc enfin fléchir à la vue de tant de bonté, et qu’il ne craigne plus les efforts qu’il lui faut faire pour se rapprocher du Seigneur son Dieu. Le retour lui semble pénible, l’expiation effraie sa faiblesse ; qu’il se rappelle les jours où il habitait dans la sécurité du bercail, sous l’œil du plus tendre Pasteur ; ces jours peuvent renaître pour lui. La porte de la bergerie est ouverte ; de nombreuses brebis, naguère égarées, s’y précipitent remplies de joie et de confiance ; qu’il les suive, et qu’il se rappelle « qu’il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence ».

Tout à l’heure, un Prophète de l’Ancien Testament nous invitait de la part de Dieu à répondre aux avances du Pasteur de nos âmes ; le Seigneur épuisait tous les moyens de sa tendresse pour faire naitre dans le cœur de ses brebis égarées le désir de se rallier autour de lui ; et voici que la sainte Église, le même jour où elle nous a montré ce grand Dieu sous les traits d’un Pasteur si compatissant, nous le découvre sous l’aspect terrible d’un juge que rien ne saurait fléchir. Comment le caractère si débonnaire de notre Sauveur, du charitable médecin de nos âmes, s’est-il ainsi transformé ? « Retirez-vous de moi, maudits ; allez au feu éternel ! » et c’est dans l’Évangile même, dans le code de la loi de l’amour, que l’Église a trouvé ce formidable récit. Cependant, pécheur, ne vous y trompez pas ; lisez attentivement, et vous reconnaîtrez avec épouvante en celui qui prononce cet affreux anathème, le même Dieu dont le Prophète vous a décrit la miséricorde, la patience, le zèle pour toutes ses brebis. Sur son tribunal, il porte encore les traits d’un Pasteur : voyez, il sépare les brebis des boucs ; il place les unes à sa droite, les autres à sa gauche ; c’est toujours d’un troupeau qu’il s’agit. Le Fils de Dieu veut remplir la charge de berger jusqu’au dernier jour. Mais les conditions sont changées ; il n’y a plus de temps, l’éternité ouvre ses profondeurs ; le règne de la justice commence : justice qui accorde aux amis de Dieu la récompense promise ; justice qui précipite le pécheur impénitent dans l’abîme sans fond. Il serait trop tard alors de songer à la pénitence ; elle n’a lieu que dans le temps, et le temps n’est plus. Comment le chrétien qui sait que nous devons tous nous trouver réunis au pied de ce tribunal, hésite-t-il à se rendre aux invitations de l’Église qui le presse de satisfaire pour ses péchés ? Comment dispute-t-il à Dieu la faible expiation dont sa miséricorde veut bien encore se contenter aujourd’hui ? En vérité, l’homme est à lui-même son plus cruel ennemi, lorsqu’il écoute avec insensibilité cette parole de son Sauveur présent, de son Juge à venir : « Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous ».

Saint Pierre Damien, de l’Ordre des Camaldules, cardinal et évêque d’Ostie, confesseur et docteur de l’église.

Sanctoral

Saint Pierre Damien, Évêque, Confesseur et Docteur de l’Église

Pierre Damien naquit à Ravenne en 1007. Ses parents, très pauvres, étaient morts quand il était encore en bas âge. Pierre fut adopté par un de ses frères dont il eut à subir beaucoup de mauvais traitements.

Mais un autre de ses frères prit en charge le jeune délaissé qui fit de rapides progrès dans les études au point d’être capable, à vingt-cinq ans, d’enseigner à Parme, puis à Ravenne. A vingt-huit ans, Pierre entrait au monastère de Font-Avellane, en Ombrie, où il fut vite choisi comme prieur du monastère. Bientôt le Pape Etienne IX obligeait Pierre à accepter la charge de Cardinal- Évêque d’Ostie. Dans une époque troublée par les hérésies, l’esprit simoniaque et l’affaiblissement de la discipline religieuse.

Pierre lutta sans relâche par son action personnelle et ses interventions auprès des Papes successifs pour restaurer l’esprit religieux et réconcilier entre eux les différents partis. Il sut détourner l’empereur Henri IV d’Allemagne de son projet de divorce. Il mourut le 22 février 1072 à Faenza, terrassé par la fièvre.

Le Pape Léon XII lui a donné le titre de Docteur de l’Église en 1821.

A Smyrne, l’anniversaire de saint Polycarpe, disciple du bienheureux apôtre Jean.

Saint Polycarpe, Évêque et Martyr (70-167)

Saint Polycarpe fut un personnage d’une éminente sainteté et d’une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l’Apôtre saint Jean, par l’autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne. Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L’hérétique Marcion s’approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit: « Ne me connaissez-vous pas? — Si, répondit l’évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan. » Une telle âme était préparée au martyre.

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l’histoire aux premiers siècles. A l’entrée de ce saint vieillard dans l’amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait: « Courage, Polycarpe, combats en homme de coeur! » Le proconsul lui demanda: « Es-tu Polycarpe? — Oui, je le suis. — Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. — Il y quatre-vingt-six ans que je Le sers et Il ne m’a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur. — Sais-tu que j’ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer? — Fais-les venir! — Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. — Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s’éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout. » De toutes parts, dans l’amphithéâtre, la foule sanguinaire s’écrie: « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions! »

Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés; on arrêta qu’il serait brûlé vif. Comme les bourreaux se préparaient à l’attacher sur le bûcher, il leur dit: « C’est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m’aidera. » Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l’environne et s’élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu’un parfum délicieux embaume les spectateurs. A cette vue, les bourreaux lui percent le coeur avec une épée. C’était le 25 avril 167.

Elle fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

Bienheureuse Isabelle de France, Vierge franciscaine

Isabelle, fille de Louis VII et soeur de saint Louis, roi de France, naquit en 1225, peu de temps avant la mort de son père. De santé chétive, mais gracieuse et belle, elle se fit remarquer par sa piété, son soin des déshérités et son amour de l’oraison.

Elle refusa d’épouser Conrad, fils de Frédéric Il. Dès la mort de sa mère, elle se mit à vivre à l’écart du monde. À partir de 1260, Isabelle vint s’installer dans une petite maison, construite pour elle dans l’enclos du monastère de Longchamp qu’elle avait fondé, qui fut achevé en 1259 et qui accueillit les premières clarisses (de l’obédience de Saint-Damien), venues du monastère de Reims, le 23 juin 1260. En s’inspirant de la Règle écrite par Claire d’Assise, elle avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par Alexandre IV (2 février 1259).

Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains et d’autres frères l’avaient conseillée ; il prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : de Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs). Le monastère fut consacré à l’humilité de la Bienheureuse Vierge Marie. Sa santé trop déficiente ne lui permit pas d’être religieuse, mais elle vécut à côté du monastère et, à sa mort, le 23 février 1270, fut ensevelie dans l’église de l’abbaye. Elle fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

Martyrologe

Saint Pierre Damien, de l’Ordre des Camaldules, cardinal et évêque d’Ostie, confesseur et docteur de l’église. Il s’envola au ciel la veille de ce jour.

A Smyrne, l’anniversaire de saint Polycarpe, disciple du bienheureux apôtre Jean. Ordonné par celui-ci évêque de Smyrne, il devint le chef de toute l’Asie. Dans la suite, sous Marc Antonin et Lucius Aurèle Commode, pendant que dans l’amphithéâtre siégeait le proconsul et que tout le peuple vociférait contre lui, Polycarpe fut livré aux flammes; mais le feu ne lui ayant porté aucune atteinte, on le frappa du glaive et il reçut ainsi la couronne du martyre. Avec lui et dans la même ville de Smyrne, subirent aussi le martyre douze autres chrétiens venus de Philadelphie. La fête de saint Polycarpe se célèbre le 7 des calendes de février (26 janvier).

A Sirmium, le bienheureux Sirène, moine et martyr. Il fut arrêté par ordre de l’empereur Maximien et comme il se déclarait chrétien, on lui trancha la tête.

Au même endroit, l’anniversaire de soixante-douze saints martyrs, qui, après avoir achevé dans cette ville leur vaillant combat, entrèrent au royaume éternel.

Dans la cité d’Astorga, en Espagne, sainte Marthe vierge et martyre. Sous l’empereur Dèce et le proconsul Paterne, elle fut cruellement tourmentée pour la foi du Christ, et finalement tomba sous le glaive.

A Constantinople, saint Lazare moine. Occupé à peindre les saintes images, il fut pour ce motif et par ordre de l’empereur iconoclaste Théophile, tourmenté par de cruels supplices, et on lui brûla la main avec un fer brûlant; mais guéri par la puissance divine, il peignit de nouveau les saintes images qu’on avait grattées, et enfin il reposa en paix.

A Brescia, saint Félix évêque.

A Rome, saint Polycarpe prêtre. Avec le bienheureux Sébastien, il convertit beaucoup d’infidèles à la foi du Christ, et par ses exhortations les conduisit à la gloire du martyre.

A Séville, en Espagne, saint Florent confesseur.

A Todi, en Ombrie, sainte Romaine vierge. Baptisée par le pape saint Silvestre, elle mena une vie céleste dans les antres et les cavernes, et devint célèbre par ses miracles.

En Angleterre, sainte Milburge, vierge, fille du roi des Merciens.

 

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