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Mardi 15 juin – De la Férie – Saints Vite, Modeste et Crescence, Martyrs – Sainte Germaine Cousin Vierge, Bergère (1579-1601)

De la Férie : messe du 3ème dimanche après la Pentecôte

Sanctoral 

Saints Vite [Guy], Modeste et Crescence, Martyrs

Vite fut baptisé tout enfant à l’insu de son père, qui, l’ayant appris, n’omit rien pour détacher son fils de la religion chrétienne ; et comme l’enfant demeurait inébranlable, il le livra au juge Valérien pour être battu de verges ; Vite persistant néanmoins dans sa résolution, on le rendit à son père. Pendant que celui-ci cherchait de plus grands châtiments, le jeune Vite, averti par un Ange et conduit par Modeste et Crescence, qui l’avaient élevé, gagna une terre étrangère. Là, sa sainteté arriva à un tel éclat, que sa renommée parvint jusqu’à Dioclétien. L’empereur, qui avait un fils tourmenté par le démon, appela le Saint pour l’en délivrer ; mais, cette délivrance une fois obtenue, le prince ingrat tenta, par l’offre des plus grandes récompenses, d’amener le libérateur de son fils au culte des faux dieux, et, ne pouvant y réussir, il le fit jeter en prison, chargé de chaînes, avec Modeste et Crescence. Les trouvant plus inébranlables que jamais, l’empereur donna l’ordre de les plonger dans une chaudière remplie de plomb fondu, de poix et de résine embrasée ; comme les trois enfants hébreux, ils y chantèrent des hymnes au Seigneur. On les en retira pour les jeter à un lion ; mais le lion se coucha devant eux et lécha leurs pieds. Enflammé de colère de voir la foule touchée par ce miracle, Dioclétien les fit étendre sur le chevalet, où leurs membres furent mis en pièces et leurs os rompus. Au même moment se produisirent des éclairs, du tonnerre et de grands tremblements de terre qui renversèrent les temples des dieux et tuèrent beaucoup de monde. Une femme noble, appelée Florence, recueillit les restes des Martyrs et, les ayant embaumés de parfums, les ensevelit honorablement. Les reliques de saint Vit furent transférées en divers lieux ; un bras se trouve dans la cathédrale Saint-Vit, à Prague. Saint Vit est un des 14 saints qu’on invoque dans les cas désespérés.

Sainte Germaine Cousin Vierge, Bergère (1579-1601)

Germaine Cousin naquit à Pribrac, non loin de Toulouse. Sa courte vie de vingt-deux ans est une merveille de la grâce. Fille d’un pauvre laboureur, percluse de la main droite, scrofuleuse, elle fut, pour comble de malheur, privée de sa mère, à peine sortie du berceau. La petite orpheline devint l’objet de la haine et du mépris d’une belle-mère acariâtre et sans coeur; la douleur, née avec elle, devait être sa compagne jusqu’à la mort. Cette pauvre ignorante fut instruite par Dieu même dans la science de la prière. Bergère des troupeaux de la famille, elle passait son temps en conversations avec le Ciel; le chapelet était son seul livre; la Sainte Vierge était sa Mère, les Anges ses amis, l’Eucharistie sa vie. Souvent on la vit agenouillée dans la neige, traversant à pied sec le ruisseau voisin sans se mouiller, pour se rendre à l’église, où elle assistait chaque jour au Saint Sacrifice et communiait souvent, pendant que ses brebis paissaient tranquilles autour de sa quenouille plantée en terre. Charitable pour les pauvres, elle leur donnait son pauvre pain noir, ne vivant guère que de l’amour de Dieu; et, un jour, le Ciel renouvela pour elle le miracle des roses devant les yeux de son impitoyable marâtre. A sa mort, les Anges et les Vierges célestes chantèrent au-dessus de sa maison. Quarante ans plus tard, on trouva, comme par hasard, mais providentiellement, son corps intact avec un bouquet de fleurs fraîches, sous les dalles de l’église de sa paroisse. Elle est devenue une des grandes Thaumaturges et une des Saintes les plus populaires de la France.

Martyrologe

Près du fleuve de Sélé, en Lucanie, l’anniversaire des saints martyrs Guy, Modeste et Crescence. Sous l’empereur Dioclétien, ils furent amenés de Sicile en cet endroit, mis dans une chaudière remplie de plomb bouillant, exposés aux bêtes, trainés sur des claies: surmontant toutes ces tortures par une force divine, ils achevèrent leur glorieux combat.

A Dorostore, en Mésie inférieure, saint Hésyque soldat. Arrêté avec le bienheureux Jules, il reçut après lui la couronne du martyre, sous le préfet Maxime.

A Zéphyre, en Cilicie, saint Dulas martyr. Sous le préfet Maxime, il fut, pour le nom du Christ, battu de verges, mis sur un gril ardent, arrosé d’huile bouillante, tourmenté en d’autres manières et remporta en vainqueur la palme du martyre.

A Cordoue, en Espagne, sainte Bénilde martyre.

A Sibapolis, en Mésopotamie, les deux sœurs Libye et Léonie, vierges et martyres, ainsi qu’une fillette de douze ans nommée Eutropie. Elles parvinrent par divers tourments à la couronne du martyre.

Près de Valenciennes, en France, la mise au tombeau de saint Landelin abbé.

Dans la cité des Arvernes, en France, saint Abraham confesseur, célèbre par sa sainteté et ses miracles.

A Pibrac, au diocèse de Toulouse, sainte Germaine Cousin vierge. Elle demeura toute sa vie occupée à la garde des troupeaux, vécut dans l’humilité et la pauvreté et endura avec une très grande patience de nombreuses épreuves; elle s’en alla enfin vers l’époux céleste et opéra après sa mort de nombreux et éclatants miracles. Elle a été inscrite au nombre des saintes vierges par le souverain pontife Pie IX.

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