Site icon medias-presse.info

Marianne se désespère : la laïcité en danger n’intéresse pas plus d’un franc-maçon sur dix…

Le magazine Marianne cherche à se refaire une santé. Alors que la presse papier se porte mal, comment attirer l’attention et tenter de se rappeler au bon souvenir de quelques annonceurs et acheteurs potentiels ? Marianne a tenté l’originalité en prétendant incarner la défense d’une laïcité républicaine assiégée.

Fin juin, le magazine Marianne lançait donc une pétition intitulée « Laïcité : il est temps de se ressaisir !  » et sonnait l’alarme « face à l’action engagée par diverses mouvances religieuses et politico-religieuses pour attenter à la laïcité républicaine» .

Bigre, la laïcité serait vacillante car « se rejoignent radicaux et orthodoxes issus des trois religions monothéistes pour exploiter à leur profit la crise ambiante, remettant notamment en cause les acquis du long combat pour l’égalité des sexes que l’on croyait clos et qui, à notre grande surprise, est à reprendre. » Cela sent l’amertume maçonnique après l’annonce du retrait des ABCD de l’Egalité. Ce n’est pourtant rien encore. Que vont-ils écrire demain, lorsque pour la seconde fois de son existence, François Hollande sera copieusement hué durant son passage en revue des troupes massées pour le défilé du 14 juillet ?

En attendant, au bout de plus de quinze jours d’efforts, Marianne a péniblement récolté environ 18.000 signatures pour sa pétition. Alors que, toutes obédiences confondues, la franc-maçonnerie revendique 174.058 adeptes en France. A peine un franc-maçon sur dix aurait donc signé cette pétition mais cela viendrait à considérer que seuls des francs-maçons l’ont signée. Autant dire que tout le monde s’en fiche…

Ce n’était pourtant pas faute de soutiens affichés d’intégristes laïcards du style Elisabeth Badinter ou d’influents membres des loges. Au lancement de sa pétition, Marianne présentait ses premiers signataires. On y retrouvait Daniel Keller, “grand maître” du Grand Orient de France, Catherine Jeannin-Naltet, “grande maîtresse” de la Grande Loge féminine de France, Michel Meley, président de la Fédération française du Droit Humain, Alain Simon, membre du Conseil de l’ordre du GODF, Patrick Kessel, président du Comité Laïcité-République (ex-“grand maître” du GODF), Philippe Foussier, président délégué du Comité Laïcité République (membre du Conseil de l’ordre du GODF), Philippe Guglielmi, conseiller régional d’Ile de France (ex-“grand maître” du GODF), Francis Szpiner, avocat (membre de la Loge République du GODF), André Henry, ancien ministre (membre du GODF et vice-président du Comité Laïcité-République), André Laignel, ancien ministre (membre du GODF), Guy Lengagne, ancien ministre (membre du GODF) et Christian Bataille, député du Nord (président GODF de la Fraternelle parlementaire). Que du beau monde…

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Quitter la version mobile