«On ne peut jamais exclure catégoriquement une participation», «Nous soutiendrons nos alliés».
C’est par ces mots que le premier ministre canadien a annoncé entrer dans la danse israélo-américaine en Iran lors de sa visite officielle en Australie.
Même si, comme Emmanuel Macron, il a regretté que «Les États-Unis et Israël ont agi sans saisir les Nations unies», il a cependant épousé la thèse des agresseurs en se réjouissait des mesures visant à changer le régime iranien, qu’il a qualifié de «principale source d’instabilité et de terrorisme» au Moyen-Orient
Autre ressemblance avec le Jupiter Elyzéen, son « en même temps » puisqu’il déclare que les États-Unis ne sont plus un partenaire fiable et que le Canada doit réduire la forte dépendance de son pays à l’égard de l’économie américaine.
Et de réclamer de nouvelles règles dans un environnement mondial qui a perdu le nord :
«La question qui se pose aujourd’hui aux puissances moyennes comme les nôtres est de savoir si nous établissons les conventions et contribuons à l’élaboration de nouvelles règles qui détermineront notre sécurité et notre prospérité, ou si nous laissons les puissances hégémoniques dicter les résultats dans le nouvel environnement mondial».
En somme, Le premier ministre canadien dit avoir appuyé «à contrecœur» les frappes en Iran, à la suite de l’échec de la diplomatie, mais envisage quand même une participation militaire aux côtés des USA.
Aurait-il peur des réactions du peu amène Trump ?
Nous le pensons en nous souvenons de cette célèbre phrase de Michel Audiard :
« Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, les types de 60 kilos les écoutent ».
Rastignac
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