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Nigéria : il faut divulguer les risques liés au Gardasil, réclament les évêques

Les dangers du Gardasil doivent être dévoilés, demandent les évêques du Nigeria

Nigéria – A l’approche d’une campagne nationale visant à vacciner des millions de jeunes filles avec le vaccin contre le VPH (Papillomavirus), les évêques catholiques ont appelé le gouvernement nigérian à être franc avec la population au sujet de ses effets secondaires potentiels.

Au cours de la semaine dernière, le gouvernement fédéral du Nigéria a annoncé sa première phase de vaccination massive des jeunes filles contre le virus du papillome humain (VPH), dans le but de prévenir le cancer du col de l’utérus. La Conférence des évêques catholiques du Nigeria (CBCN) a répondu à cette décision en appelant les dirigeants politiques à la transparence concernant les « doutes et les craintes » des citoyens quant à la sécurité de l’injection du vaccin à leurs filles.

En plus d’évoquer des problèmes de sécurité, l’épiscopat a également plaidé en faveur de la nécessité du consentement parental avant d’injecter les vaccins aux filles mineures et a encouragé le gouvernement fédéral à promouvoir des alternatives à la prévention du VPH, telles que la chasteté.

La déclaration des évêques est intervenue avant que les autorités médicales onusiennes ne lancent au Nigéria la « campagne de vaccination », au cours de laquelle elles ont « introduit le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) dans leur système de vaccination de routine, dans le but d’atteindre 7,7 millions de filles », selon un communiqué de presse de l’UNICEF du 24 octobre, la branche de protection de l’enfance des Nations Unies.

La « campagne de vaccination de masse », qui a débuté le 24 octobre « dans les écoles et les communautés », s’est déroulée « dans 16 États nigérians et dans le territoire de la capitale fédérale ». 21 États supplémentaires doivent être inclus dans cet effort en mai 2024. Le déploiement devrait être suivi de l’ajout des vaccins contre le VPH au calendrier vaccinal du Nigéria.

Le ministère fédéral de la Santé distribue gratuitement les vaccins aux filles mineures et bénéficie du « soutien » de diverses organisations internationales, dont l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le communiqué de presse a soutenu sa décision de vacciner des millions de filles mineures avec le vaccin contre le VPH avec des statistiques selon lesquelles « le cancer du col de l’utérus est le troisième cancer le plus répandu et la deuxième cause la plus fréquente de décès par cancer chez les femmes nigérianes âgées de 15 à 44 ans ».

Selon les données disponibles les plus récentes, « 12 000 nouveaux cas et 8 000 décès dus au cancer du col de l’utérus » chez les femmes ont été signalés en 2020.

Risques de sécurité et effets secondaires des vaccins contre le VPH

Les infections chroniques au VPH ont été associées à divers cancers, notamment le cancer anal, le cancer du pénis et, le plus souvent, le cancer du col de l’utérus. L’OMS encourage toutes les filles âgées de 9 à 14 ans à prendre entre une et trois doses (d’autres sont recommandées pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli) avant même de s’engager dans une activité sexuelle, qui est le seul moyen de contracter l’infection.

Le vaccin Gardasil-9 a été approuvé par l’Agence nationale nigériane pour l’administration et le contrôle des aliments et des médicaments (NAFDAC), en dose unique, pour le calendrier vaccinal du pays. Un communiqué de presse du 17 octobre de la NAFDAC et de la NPHCDA précisait que les injections sont « recommandées pour les filles et les garçons âgés de 11 à 12 ans, mais elles peuvent être administrées dès l’âge de 9 ans et jusqu’à 26 ans ».

Le vaccin est annoncé pour les garçons même si son objectif principal à long terme est de prévenir le cancer du col de l’utérus causé par le VPH.

Depuis son approbation il y a près de 20 ans aux États-Unis et au Canada, un large éventail d’événements indésirables potentiellement mortels sont survenus chez les filles et les femmes qui prennent Gardasil. En 2015, un rapport de journalisme d’investigation du Canada présentait plus de 50 cas de filles canadiennes souffrant de graves problèmes de santé à la suite de cette vaccination. Le même rapport révélait que plus de 100 jeunes filles américaines sont mortes après la vaccination, en plus des milliers d’effets secondaires signalés.

Une étude de 2018 affirmant que Gardasil offrait une protection contre les naissances prématurées a été retirée en 2021 après que ses auteurs ont admis qu’une erreur dans l’interprétation des données pourrait plutôt conduire à un risque plus élevé de naissances prématurées chez les femmes qui ont reçu les injections. De même, une étude évaluée par des pairs publiée la même année a fait valoir que le système de notification des événements indésirables liés aux vaccins (VAERS) citait des effets secondaires graves du Gardasil à un taux de 6,2 pour cent, alors qu’une représentation plus précise du total des rapports d’événements indésirables serait de près de 16 pour cent.

Malgré les preuves démontrant les dangers de ces injections, Gardasil reste promu dans sur plusieurs continents.

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