Noelia Ramos sera normalement euthanasiée aujourd’hui, peut-être l’a-t-elle été à l’heure où nous écrivons ses lignes. Elle est devenue et restera le visage de la dystopie barbare occidentale qui euthanasie des victimes et laisse leurs bourreaux criminels en liberté.
L’histoire de Noelia témoigne de la déliquescence de l’Espagne socialiste, son incapacité à protéger, sa capacité à démolir et maltraiter, sa volonté de nuisance
Tout dans l’histoire de cette jeune Espagnole, Noelia Ramos, soulève les cœurs. Tout dans cette histoire témoigne de la déliquescence de l’Espagne socialiste, son incapacité à protéger, sa capacité à démolir et maltraiter, sa volonté de nuisance… Et ne nous faisons pas d’illusions, l’Espagne n’est que le portrait de tant d’autres pays européens où sévit la culture de mort.
L’histoire de Noelia Castillo Ramos est difficilement croyable tellement elle a tout d’une dystopie, combien elle reflète l’état de notre société déchristianisée et malade, totalement malade.
L’État espagnol l’a retirée à ses parents à l’âge de 13 ans en raison des difficultés financières de ses parents, et parce qu’elle elle souffrait de troubles mentaux. Placée dans un foyer au milieu de migrants africains, ils l’ont violée en réunion. Elle a tenté de se suicider. Elle est maintenant paraplégique. Et demain elle sera euthanasiée.
Elle a alors été placée dans un centre relevant de la protection de l’enfance en Catalogne qui reçoit également des migrants africains. C’est dans ce contexte qu’elle a été victime d’un viol en réunion par trois de ces individus. Profondément marquée par cette barbarie, en 2022, la jeune femme a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant du cinquième étage. La chute l’a rendue paraplégique, et elle souffre de douleurs intenses, chroniques et invalidantes sans aucune perspective d’amélioration, selon ses rapports médicaux.
L’euthanasie plutôt que les traitements
Dans les années qui ont suivi, Noelia a donc engagé une démarche pour obtenir l’euthanasie, autorisée en Espagne sous certaines conditions, y compris pour des souffrances psychiques jugées graves et persistantes. Cette jeune Espagnole est suivie en psychiatrie depuis l’âge de 13 ans, à la suite de la séparation de ses parents. On lui a finalement diagnostiqué un trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et un trouble de la personnalité limite (TPL). Son père s’est opposé à cette décision et a mené un combat judiciaire, y compris devant la Cour européenne des droits de l’homme, sans parvenir à empêcher l’issue prévue.
A l’heure où nous écrivons, les médecins sont en train de préparer la piqure mortelle qui mettra fin à la vie de Noelia, son euthanasie étant prévu à 18 h 00 le 26 mars 2026.
Mais l’horreur ne s’arrête pas là. La présidente de la Fondation espagnole des avocats chrétiens, Maître Polonia Castellanos, lors d’un entretien télévisé, a dénoncé les pressions exercées par l’hôpital responsable de l’euthanasie de Noelia Castillo sur sa famille afin qu’elle ne suspende pas la procédure, ses organes ayant déjà été attribués à d’autres patients. La défense a obtenu une injonction en août 2024 pour reporter l’aide médicale à mourir, mais le centre médical a informé la mère que ce report était impossible :
« On a dit à la mère de Noelia qu’elle ne pouvait pas retarder l’euthanasie car ses organes étaient déjà réservés pour d’autres patients. »
⚠️PODCASTS: #castillonconfidencial POLONIA CASTELLANOS, Pta Abogados Cristianos @PoloniaCas « A la madre de noelia le dijeron que no podía retrasar la eutanasia porque ya tenían sus organos colocados a otros enfermos » ( Video completo )👇 ⚠️https://t.co/sNKcXVBiqB pic.twitter.com/mQV5Edz66M
— Albert Castillón (@AlbertCastillon) March 26, 2026
L’euthanasie ne peut être retardée car les organes de Noelia sont déjà réservés pour d’autres patients
L’avocate a également souligné, dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux de l’organisation, les circonstances troubles de l’affaire :
« Dans leur détermination à mettre fin à la vie de Noelia, une jeune femme de seulement 25 ans souffrant d’un trouble mental incluant des pensées suicidaires, dont le désir de demander l’euthanasie, les gouvernements catalan et espagnol sont finalement parvenus à lui ôter la vie cette semaine, alors qu’elle n’a reçu aucun traitement et que son trouble mental est traitable. »
Cette mise à mort d’une jeune fille victime, alors que ces violeurs sont en liberté, suscite de nombreuses réactions en Espagne mais aussi dans le reste du monde. Ainsi, le président du parti espagnol Vox, Santiago Abascal, a posté sur X :
« L’État arrache une fille à ses parents. Des mineurs non accompagnés la violent. Et la solution proposée par l’État est de la pousser au suicide. L’Espagne de Sánchez est un film d’horreur. »
Nayib Bukele, le président du Salvador, a vivement critiqué de son côté les organisations de défense des droits humains qui viennent en défense des migrants, les qualifiant de « cabinets d’avocats de criminels », ajoutant que ces organisations « préfèrent littéralement tuer les victimes plutôt que de les protéger ».
Noelia, c’est le visage de l’Europe déchristianisée
Noelia, c’est le visage de la déliquescence de l’Europe, de l’inversion des valeurs et des culpabilités, des frontières ouvertes, de l’argent comme rentabilité unique, en somme d’une société dystopique et barbare qui n’a plus Dieu pour boussole !
Pour la France qui aura bientôt une loi sur l’euthanasie la plus transgressive d’un côté pour les demandeurs et coercitive de l’autre pour les médecins, les familles, les maisons de retraite tenues par des congrégations religieuses, l’histoire de Noelia sonne comme un avertissement.
Francesca de Villasmundo
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