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Où va François ?

Une fidèle lectrice nous adresse ses réflexions que partageront beaucoup de nos lecteurs à propos de l’actuel pontificat.

A la messe de ce 4ème dimanche de l’Avent, le Psaume dont il nous fut donné lecture avait cet avertissement au sujet de l’idolâtrie :

« Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au coeur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.»

La lettre de Saint Paul aux Romains qui lui faisait suite (1,1-7) rappelait la mission donnée par Jésus Christ à tout chrétien confronté au paganisme :

« Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes.»

Le magistère du Pape François, depuis son élection en 2013, se situe aux antipodes de cette exhortation, et du commandement du Christ contenu dans les Evangiles, d’aller et d’évangéliser toutes les nations, en les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

L’on assiste en effet à un détricotage en continu de l’enseignement et de la pratique traditionnels de l’Eglise, notamment sur ces deux points que sont l’idolâtrie et l’évangélisation des nations.

« Pas de prosélytisme, s’il vous plaît », fut la mise en garde du souverain pontife adressée aux chrétiens lors d’une conférence de presse organisée sur son vol de retour du Bangladesh le 2 décembre 2017. Il choisit, plutôt que celui d’apostolat, le terme utilisé dans les pays musulmans pour criminaliser les agissements de chrétiens accusés à tort ou à raison de chercher à convertir des musulmans. Ce choix n’était sûrement pas anodin pour qui connait la tendance du pape argentin à jouer sur les mots et à dire les choses sans les dire. Comme il l’a reconnu lui-même : « Sono un pó furbo » (je suis un peu rusé).

« L’évangélisation n’est pas le prosélytisme, qui conduit toujours à une impasse », a-t-il insisté à nouveau lors de sa visite de mars 2019 au Maroc.
« Les chemins de la mission ne passent pas par le prosélytisme, mais par notre manière d’être avec Jésus et les autres.»
« Continuez à vous faire proches des laissés pour compte, des petits et des pauvres, des prisonniers et des migrants », a conseillé le pape.

Voici donc à quoi se ramènerait l’évangélisation selon le pape François : la lutte contre la pauvreté et la marginalisation, et l’accueil aux migrants. Programme onusien s’il en fut, qui ne fait pas la place très large au surnaturel.
Mais au dialogue, oui, encore et toujours. Non pas pour convertir, mais comme fin en soi ou pire, pour se laisser subvertir. Car les conférences œcuméniques ou inter-religieuses dont il est si friand se sont toujours soldées par de nouveaux reculs pour le catholicisme, de nouveaux reniements. L’« esprit de rencontre » s’est avéré être une voie à sens unique profitant surtout aux autres religions sans réciprocité aucune.

Le roi du Maroc Mohammed VI avait réagi aux propos lénifiants du pontife romain en affirmant qu’il protégeait « les juifs marocains et les chrétiens d’autres pays vivant au Maroc », ce qui excluait implicitement de sa protection les milliers de Marocains chrétiens.
Si le pape Bergoglio avait dans l’esprit que tenir un discours islamophile épargnerait vexations ou persécutions à celles de ses brebis vivant en terre d’islam, il en a été pour ses frais. Mais surtout, comme le lui ont rappelé des ex-musulmans devenus catholiques dans leur Lettre ouverte au Pape François :

« Jésus ne nous a jamais indiqué d’autre chemin que celui de la Croix », et « notre devoir est de rendre témoignage à la vérité « à temps et à contretemps (2 Tm 4.2) »».

Les gestes d’ouverture multipliés par le pape à l’égard des autres cultes, islam, judaïsme, anglicanisme, luthéranisme, bouddhisme, ne procèdent cependant pas d’une logique d’apaisement, comme on aurait aimé le croire à sa décharge. Mais plutôt d’une volonté de dévalorisation du catholicisme, qui doit être déchu de son statut de religion dominante par la promotion d’un égalitarisme religieux.

« Le pluralisme et les diversités de religion sont une sage volonté divine », lit-on dans la Déclaration commune sur la fraternité humaine, signée à Abou Dabi le 4 février 2019 par François et le grand imam d’Al-Azhar.

L’œcuménisme papal s’étend aussi à la vénération des idoles païennes de la Pachamama, ces statuettes de femmes dévêtues et enceintes, censées représenter la Terre-Mère, qui furent mises à l’honneur dans des églises de Rome et jusque dans la basilique Saint Pierre lors du récent Synode sur l’Amazonie.
« La plantation d’un arbre dans les Jardins du Vatican, le 4 octobre, avait pour but de « satisfaire la faim » de la Pachamama, a expliqué dans un communiqué de presse Ednamar de Oliveira Viana, une chamane indigène, qui avait dirigé la cérémonie païenne.

« Parce que tous les dieux des nations sont des démons…» (Psaumes 95:5)

« Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts à des démons et à ce qui n’est pas Dieu. Or je ne veux pas que vous ayez quoi que ce soit de commun avec les démons.» (1- Corinthiens 10:20)

Que dire aussi de la vénération du pape pour l’environnement, qui s’apparente bien plus à un panthéisme qu’à un sain respect pour l’espace que les humains occupent en commun sur cette terre?
François a récemment qualifié le capitalisme de « crime organisé responsable de la contamination de l’environnement », et a proposé d’ajouter des péchés écologiques au catéchisme de l’Église.
Il a aussi appelé à une « révolution verte courageuse » pour sauver l’humanité de « l’abîme». Ce qui est pour le moins piquant de la part d’un pape qui interdit à ses ouailles et aux chargés de la communication du Vatican de chercher à convertir les gens au catholicisme pour sauver leurs âmes de la perdition, un pape qui va jusqu’à dire que la volonté de prosélytisme c’est la peste (21 juin 2019) et qu’elle n’est pas chrétienne (23 septembre 2019).

« Je crois que toutes les Eglises qui ont cet esprit de paix doivent s’unir et travailler ensemble » (à quoi, il est facile de le deviner: l’émergence de la nouvelle religion mondiale). « Dans le mouvement œcuménique, nous devons ôter du dictionnaire un mot : prosélytisme. C’est clair ? Il ne peut y avoir d’œcuménisme s’il y a du prosélytisme, il faut choisir ». (22 juin 2018)
Selon François (30 septembre 2018), Jésus « nous appelle à ne pas penser » en fonction de nous/eux, ou de qui est dans l’Église catholique et qui est en dehors, mais à élargir notre coeur (anesthésier notre esprit ?).

Mais lorsque François couronna tout cela par des déclarations méprisantes envers la doctrine de la co-rédemption de la Sainte Vierge, qu’il qualifia de « sottises » en pleine homélie, le jour-mème de la fête de Notre Dame de Guadalupe qui avait été désigné comme jour de prières réparatrices pour l’idolâtrie de la Pachamama, la coupe déborda pour Mgr Viganò. Le 19 décembre, il lança un nouvel acte d’accusation contre le pape François, le plus vigoureux à ce jour, dont voici quelques extraits traduits de l’italien :

« Depuis plus de six ans maintenant, nous sommes empoisonnés par un faux magistère, une sorte de synthèse extrême de toutes les idées fausses. Maintenant l’Eglise est inanimée, couverte de métastases, dévastée. Le peuple de Dieu devenu analphabète, dépouillé de sa Foi, tâtonne dans les ténèbres du chaos et de la division. Par une accélération sans précédent, grâce à la charge subversive de ce pontificat soutenue par le puissant appareil jésuite, on est en train de livrer un coup de grâce mortel à l’Eglise.
(…) Ceux d’entre nous qui n’avons pas été trompés par ces ennemis de l’Eglise, enfermés dans le Corps ecclésial, devons nous unir et faire front commun contre le Malin, vaincu depuis longtemps, mais encore capable de nuire et de provoquer la perdition éternelle des multitudes, mais dont la Sainte Vierge, notre « Condottiera », écrasera définitivement la tête ».

 

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