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Vatican – Les rabbins d’Italie contre François : « Il met sur le même plan otages et prisonniers palestiniens »

Le pape François avec des familles d'otages retenus à Gaza par le Hamas
Le pape François avec des familles d’otages retenus à Gaza par le Hamas

Les rabbins d’Italie sont vent debout contre le pape François à cause du conflit à Gaza, l’accusant d’assimiler « agressé et agresseur » dans le conflit à Gaza. Une accusation qui découle de la décision de Bergoglio de recevoir les familles des otages seulement après avoir réussi à organiser une audience similaire avec les proches des civils vivant dans la bande de Gaza.

Prostitués trans, proches des otages israéliens, proches des civils vivant à Gaza, les dernières rencontres problématiques de François

Les rencontres de François font jaser : après avoir reçu des transsexuels latino-américains prostitués à déjeuner, invitation hautement scandaleuse qui aurait dû faire dresser les cheveux sur la tête des prélats romains et des fidèles catholiques, ce qui ne fut pas le cas à quelques rares et courageuses exceptions, l’actuel hôte du Vatican a reçu en audience les proches des otages israéliens enlevés par le Hamas, suivie d’une rencontre avec des proches des civils vivant à Gaza.

Le Conseil de l’Assemblée des Rabbins d’Italie, préoccupé des intérêts de ses fidèles, a vigoureusement protesté, via un communiqué, contre ce qu’il a estimé être une « équidistance injuste entre les parties » :

« Hier, lit-on, la rencontre du Pape avec les proches des otages enlevés par le Hamas, demandée depuis longtemps et toujours reportée, cela a finalement été possible parce qu’elle a été suivie d’une rencontre avec des proches de prisonniers palestiniens en Israël, comme l’a rapporté le Pape, mettant sur le même plan des innocents arrachés à leurs familles et des personnes souvent détenues pour des actes de terrorisme très graves. »

La protestation des rabbins contient des informations erronées, du moins selon le bulletin du bureau de presse du Vatican du 22 novembre. En effet, parmi les auditions, il y a eu d’abord une réunion avec « les membres des familles des otages israéliens dans le conflit de Gaza » et ensuite avec « les membres des familles des Palestiniens de Gaza ». Il n’y a donc aucune mention des « proches des prisonniers palestiniens », comme l’écrit le Conseil de l’Assemblée des Rabbins d’Italie.

Le Conseil de l’Assemblée des Rabbins d’Italie a protesté, via un communiqué, contre ce qu’il a estimé être une « équidistance injuste entre les parties »

Les accusations portées par les rabbins d’Italie se concentrent également, comme indiqué, sur les critiques du Pontife concernant la conduite du conflit dans la bande de Gaza :

« Le Pape a publiquement accusé les deux côtés de terrorisme, continuent-ils. Ces positions prises au plus haut niveau suivent des déclarations problématiques d’illustres représentants de l’Église dans lesquelles soit il n’y a aucune trace d’une condamnation de l’agression du Hamas, soit, au nom d’une prétendue impartialité, ils mettent l’agresseur et l’agressé sur le même plan. Nous nous demandons à quoi ont servi des décennies de dialogue judéo-chrétien sur l’amitié et la fraternité si, en réalité, face à ceux qui tentent d’exterminer les Juifs, au lieu de recevoir des expressions de proximité et de compréhension, la réponse est celle de des acrobaties diplomatiques, des équilibristes et de la froide équidistance qui est certes de la distance mais qui n’est pas juste ».

Des déclarations auxquelles le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin a répondu : « Il me semble que le Saint-Siège essaie par tous les moyens d’être juste et de prendre en compte la souffrance de chacun. Et aussi dans le cas de cette terrible attaque subie par Israël et qui doit être condamnée. Il me semble que le Saint-Siège a adopté une position claire face à l’attaque du Hamas. Ce n’est pas que nous ayons passé sous silence ce sujet, mais en même temps, nous ne pouvons pas non plus ignorer ce qui se passe de l’autre côté. Il y a eu de nombreux morts, de nombreux blessés, de nombreuses destructions. Le Pape veut être proche de la souffrance de chacun », a-t-il déclaré. Abordant les mérites de la méthode de rencontre, avec la décision de consacrer le même espace aux familles des deux parties, Parolin a ajouté : « Je crois que cette méthode de rencontre était une méthode correcte. » Et puis il répond directement aux accusations :

« Je savais personnellement qu’il y aurait des polémiques, comme il y en a eu, et comme il y en aura toujours, parce qu’actuellement les esprits sont exacerbés, il est très difficile même d’avoir une attitude un peu plus sereine, un peu plus raisonnable. Quand il y a la guerre, elle produit aussi ces fruits, nous réagissons immédiatement de manière très, très aggressive. J’espère que nous pourrons revenir sereinement sur ces épisodes, ces événements et peut-être porter un jugement différent et plus serein. »

Les hiérarques conciliaires devraient prendre exemple sur ceux qu’ils appellent « leurs frères aînés dans la foi » et comme eux admonester fermement Jorge Maria Bergoglio pour ces rencontres problématiques

Même le cardinal Matteo Zuppi, envoyé du pape François à Moscou et à Kiev, rejette les accusations portées contre le pape François :

« Le pape est attentif et regardez, cela ne met pas tout le monde sur le même plan, le 7 octobre a été une tragédie, un point c’est tout. C’était une tragédie. Et donc l’attention, la condamnation. Ensuite, il y a ce qui se passe à Gaza, pourquoi le Pape appelle-t-il à un cessez-le-feu ? Parce que les souffrances sont terribles et qu’en regardant vers l’avenir, il me semble qu’il milite en faveur d’une autre solution, afin que le terrorisme puisse être véritablement combattu, en supprimant tout ce qui, d’une certaine manière, peut le justifier. C’est la position du Pape et ce n’est pas qu’il ne comprenne pas les motivations du gouvernement israélien ».

Les hiérarques conciliaires devraient prendre, pour une fois, exemple sur ceux qu’ils appellent « leurs frères aînés dans la foi » et comme eux admonester fermement Jorge Maria Bergoglio pour son déjeuner convivial, amical, avec des prostitués trans. Car la seule raison pour laquelle un Pape pourrait inviter des personnes trans serait de répéter les paroles que le Christ a adressées à la femme adultère : « Va et ne pèche plus ». Comme il ne l’a pas dit, El Papa a fait scandale avec cette invitation : il a en effet absous, voire promu et approuvé aux yeux des fidèles, l’impureté et le vice contre nature, annulé le Sixième Commandement, voire au total dix, en les remplaçant par un seul : « Ne pas discriminer ».

Aussi, quoi qu’il en soit du bien fondé de cette protestation du Conseil de l’Assemblée des Rabbins d’Italie auprès du Vatican, à laquelle on peut ne pas souscrire, faudra-t-il que ce soit uniquement des rabbins qui blâment publiquement François à cause de ses honteuses rencontres ?

Francesca de Villasmundo

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