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Pertes de la guerre 1914-1918 : quelles régions ont-elles versées le plus le prix du sang ?

Quand on regarde la carte des régions les plus frappées par la Première Guerre Mondiale, on constate que les départements n’ont pas été égaux devant la mort.

Départements comptant plus de 8,8 % des hommes morts : Corrèze, Côtes d’Armor, Lozère, Mayenne et Vendée.

Départements comptant plus de 7,6 % des hommes morts : Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Ardèche, Ariège, Aveyron, Cantal, Creuse, Dordogne, Eure-et-Loir, Ille-et-Vilaine, Indre, Landes, Haute-Loire, Loiret, Manche, Morbihan, Nièvre, Savoie, Haute-Savoie et Haute-Vienne.

Départements comptant plus de 6,4 % des hommes morts : Ain, Allier, Aube, Aude, Calvados, Charente, Cher, Côte d’Or, Doubs, Drôme, Eure, Finistère, Gers, Isère, Jura, Loir-et-Cher, Loire-Inférieure, Lot, Maine-et-Loire, Marne, Haute-Marne, Oise, Orne, Pas-de-Calais, Puy-de-Dôme, Basse-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Sarthe, Seine-Inférieure, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Vienne et Yonne.

Départements comptant plus de 5 % des hommes morts : Aisne, Ardennes, Charente-Maritime, Gard, Haute-Garonne, Gironde, Indre-et-Loire, Loire, Lot-et-Garonne, Nord, Hautes-Pyrénées, Tarn-et-Garonne et Vaucluse.

Départements comptant moins de 5 % des hommes morts : Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Hérault, Rhône, Seine, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, Var et Territoire de Belfort.

Taux de pertes non-communiqués : Meurthe-et-Moselle, Meuse, Vosges.

– Départements rattachés au Reich allemand : Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin.

Il est intéressant de comparer cette liste avec celle des départements très catholiques (c’est-à-dire ceux qui avaient combattu contre la Loi des Inventaires en 1906) :

Département extrêmement mobilisés (plus de 50 % du département ayant connu des incidents graves) : Aveyron, Côtes d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Lozère, Maine-et-Loire, Mayenne, Morbihan et Vendée.

– Département très mobilisés (plusieurs endroits ayant connu des incidents graves dans un département ayant connu des incidents isolés ou sans incidents) : Basses-Alpes, Hautes-Alpes, Ardèche, Ariège, Bouches-du-Rhône, Dordogne, Doubs, Gard, Hérault, Haute-Loire, Manche, Meurthe-et-Moselle, Nord, Basses-Pyrénées, Savoie, Haute-Savoie, Seine-Inférieure, Deux-Sèvres et Tarn.

Départements avec incidents isolés : Aisne, Allier, Alpes-Maritimes, Aube, Calvados, Cantal, Charente-Maritime, Corse, Eure, Eure-et-Loir, Haute-Garonne, Gers, Indre-et-Loire, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Loire, Loiret, Lot, Marne, Meuse, Orne, Pas-de-Calais, Puy-de-Dôme, Hautes-Pyrénées, Rhône, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Sarthe, Seine-et-Oise, Somme, Tarn-et-Garonne, Vienne, Vosges, Yonne et Territoire de Belfort.

– Département sans incidents : Ain, Ardennes, Aude, Charente, Cher, Corrèze, Côte-d’Or, Creuse, Drôme, Gironde, Indre, Isère, Haute-Marne, Nièvre, Oise, Pyrénées-Orientales, Seine, Seine-et-Marne, Var, Vaucluse et Haute-Vienne.

Voici un tableau qui donne tout de suite le nœud du problème, croisement des taux de pertes en 1914-18 et d’implication lors des Inventaires :

Niveau ++ +
Perte ++ 4 0 0 1
Perte + 3 9 4 4
Perte +/- 3 5 18 10
Perte – 0 2 8 3
Perte — 0 2 4 3
Perte ? 0 1 2 0

On remarque que les provinces catholiques ont bel et bien été celles à qui on a fait payer le plus lourd tribut. La Bretagne, foyer du catholicisme français en 1914, a connu une mobilisation sensiblement moindre que celle du reste de la France, mais beaucoup plus de pertes : 15 % des mobilisés français sont morts au combat, contre 25 % des mobilisés bretons.

La guerre de 1914-1918, c’est la mise à mort délibérée de la paysannerie catholique, à la suite à un « chantage au patriotisme » dans lequel bien des nôtres sont tombés. L’Action Française a perdu 90 % de ses jeunes cadres pour sauver la République. Et n’en déplaisent les hululements de haine de la part de gens que l’on plus souvent vu à l’arrière amasser des profits de guerre que combattre dans les tranchées, les étoiles glorieuses du vainqueur de Verdun brilleront éternellement dans le Ciel, car dans ce débat, seuls ceux qui ont versé leur sang – quelque soit leur uniforme d’ailleurs – ont le droit à la parole. Mon nom de famille est écrit sur le monument aux morts de mon village natal, celui de mon lointain ancêtre mort pulvérisé avec sa batterie d’artillerie une semaine après son anniversaire. Ceux qui ont fait une sorte de procès de sanhédrin à Macron pour son hommage au vainqueur calomnié ne peuvent certainement pas en dire autant…

Hristo XIEP

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