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Petite réflexion sur les JO 2024

Le 30 décembre, la station de propagande d’Etat France Infos interviewait Etienne Thobois, le directeur général de la candidature française pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2024 qui doivent succéder à ceux de Tokyo prévus en 2020. Paris est l’une des villes candidates avec Budapest et Los Angeles. Paris a organisé les jeux en 1900 et 1924, Los Angeles en 1932 et 1984, Budapest a failli remplacer Athènes en 1896 et s’est vu supplantée par Berlin en 1916 (jeux annulés pour cause de guerre) et en 1936, par Anvers en 1920, par Helsinki en 1940 (jeux annulés pour cause de guerre) et par Rome en 1960.

Les propos de l’organisateur en chef étaient sans la moindre ambiguïté : les Jeux Olympiques 2024 seraient une excellente chose pour « les jeunes du 9-3 », en matière d’emplois et de retombées. De même, mais seulement suggéré,  pour ceux des banlieues de Marseille, cette ville « ouverte sur l’Afrique », raison de son incorporation dans le projet en ce qui concerne les épreuves nautiques. Par contre, il va de soi que si les Mamadou et les Fatou, les Aziz et les Zoubida du « 9-3 » (prononcé « neine-tri » pour faire plus Bronx) vont en bénéficier, les Kevin et les Coralie des campagnes profondes, 60 % du territoire, eux, vont rester dans la misère et le chômage, dans une France entre les mains des usurpateurs qui ne veulent plus d’eux. La France des Hollande, Valls, Taubira, Fabius, Belkacem, El Khromri, Rebsamen, Kanner, Désir, Arif, Pellerin, Peillon, Moscovici, Benguigui Lamy (liste non exhaustive)… Les banlieues ont déjà reçu 40 milliards d’euros d’aide en 20 ans. Les exclus géographiques, pas un dollar zimbabwéen. Est-ce que parce que dans les banlieues circulent au moins 5 millions d’armes à feu et 15.000 fusils-mitrailleurs ? C’est peut-être ça l’argument qui manque aux jeunes exclus des campagnes pour se faire entendre.

Pour les exclus du pays réel, la seule arme qui reste est la résistance passive : plus un centime dans les banques, plus une action dans le portefeuille, plus un enfant dans les écoles d’état, plus un donateur ou un bénévole dans les officines d’état, plus un spectateur dans les centre de propagande, plus un lecteur pour les journaux subventionnés. Excluons ceux qui nous excluent ! L’heure n’est plus aux partis politiques électoralistes aussi inutiles que fragiles. L’heure est à la contre-société. Ce qu’aurait pu être le FN en 1997, ce qu’il aurait dû être en 2002, ce qu’il ne sera jamais depuis 2011, C’est à Civitas de devenir le point de ralliement de ceux qui disent non possumus, tant aux membres du syndic de faillite appelés « politiciens » qu’aux gestionnaires de diocèses conciliaires appelés « évêques ». Predade Partizani !

Hristo XIEP

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