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Le pontificat de Bergoglio restera dans l’histoire comme l’un des plus misérables

Coup d'État dans l'Église, documents et chroniques sur la subversion, de Don Mancinella
Coup d’État dans l’Église, documents et chroniques sur la subversion, de Don Mancinella

Ces derniers jours, la maison d’édition italienne Radio Sapa a publié un nouveau livre intitulé Coup d’État dans l’Église, documents et chroniques sur la subversion : des premières machinations à la papauté de transition, du Groupe rhénan à nos jours. L’ancien journaliste et vaticaniste de la télévision d’Etat italienne, Aldo Maria Valli en a écrit la postface.

Coup d’État dans l’Église, documents et chroniques sur la subversion : des premières machinations à la papauté de transition, du Groupe rhénan à nos jours

L’ouvrage Coup d’État dans l’Église, documents et chroniques sur la subversion : des premières machinations à la papauté de transition, du Groupe rhénan à nos jours a été écrit par Don Andrea Mancinella, l’auteur d’un autre livre qui fit parler de lui en 2002 : 1962-Révolution dans l’Église, dont la traduction en français sortie en 2008 dans la revue Courrier de Rome.

Dans sa nouvelle étude sur cette crise de l’Eglise qui semble ne pas avoir de fin, Don Mancinella s’emploie à démontrer, souligne l’éditeur, « le plan incliné de la subversion, le véritable coup d’État perpétré dans l’Église. Ce dernier est « expliqué en détail, avec un puissant appareil de notes. De l’exultation maçonnique pour les étapes de la révolution à la formulation d’idées hétérodoxes, des documents qui démasquent l’imposture à l’analyse de ses fruits vénéneux, le livre de Don Mancinella propose un examen clair, incontestable et parfois étonnant de ce qui se passe depuis longtemps dans le cœur du christianisme ». Cet « excellent livre », comme le définit Don Curzio Nitoglia dans la préface, « laisse sans voix en raison de la précision du développement logique et de l’inévitabilité des conclusions ».

Dans sa postface, Aldo Maria Valli, célèbre journaliste italien et vaticaniste reconnu, livre son cheminement dans sa compréhension de la crise religieuse actuelle, qui aboutit à son retour à la Tradition catholique : « L’étiquette de ‘’traditionaliste‘’ ne me dérange pas. Mais je serais plus heureux s’ils disaient que j’étais traditionnel. Aussi parce que je pense qu’on ne peut pas être catholique sans être traditionnel. »

On ne peut pas être catholique sans être traditionnel

Sur son blog, Duc in altum, il a publié quelques extraits de cette postface dont voici la traduction pour MPI :

« Parfois, ma femme et moi, en raison de certaines maladies, devons abandonner la messe vetus ordo. Dans notre ville, la messe apostolique n’est pas célébrée. Pour y aller, nous devons voyager en voiture, mais à notre âge, il arrive que nous ne puissions pas conduire, et nous avons donc recours au novus ordo, célébré dans l’église non loin de chez nous. Est-ce une solution ? Non : c’est un problème.

« Je ne vais pas énumérer tout ce qui, dans la messe réformée, nous dérange et nous attriste, ni toutes les absurdités que nous entendons prononcer par des prêtres catholiques qui ne le sont plus que de nom. J’en ai parlé à maintes reprises et le lecteur de ces pages n’a certainement pas besoin d’y revenir. Je dis juste qu’à chaque fois que l’on sort de l’église, on se pose la même question : comment a-t-on pu se réduire à cela ? Comment notre sainte mère l’Église catholique s’est-elle transformée en cette chose dont personne ne sait plus ce que c’est, un peu une mauvaise copie du protestantisme, un peu une ONG humanitaire, un peu un lieu de célébrations ringardes, un peu d’un trafiquant de miséricorde contrefaite ?

Le pape argentin n’est pas le seul artisan de la crise actuelle. Il s’agit plutôt du dernier maillon (pour l’instant) d’une longue chaîne

« Comment tout cela s’est produit est bien expliqué dans les précieuses pages qui précèdent ces petites notes. Il y a des noms et des prénoms. Il y a les dates et les circonstances. Il y a des responsabilités. Et il y a aussi les noms de ceux qui s’y sont courageusement opposés. C’est une histoire qui, compte tenu de la situation actuelle, provoque une tristesse infinie, mais il faut la savoir. Aussi pour éviter certaines erreurs.

« Jorge Mario Bergoglio a d’énormes responsabilités et son pontificat restera dans l’histoire comme l’un des plus misérables. J’expliquerai bientôt en quoi ce pontificat est unique. Mais il faut d’abord rappeler que le pape argentin n’est pas le seul artisan de la défaite. Il s’agit plutôt du dernier maillon (pour l’instant) d’une longue chaîne. Lui attribuer toute la responsabilité, peut-être en prétendant qu’il n’est pas pape, signifie ne pas reconnaître la réalité telle qu’elle est et se réfugier dans le fantasme. François a certes accéléré, mais la direction du voyage est né bien avant lui.

« Le tournant décisif intervient en 2016, après la lecture d’Amoris laetitia. Une lecture que j’ai dû refaire car le modernisme sait se déguiser et donc à première vue le texte, tout bien considéré, ne m’a donné qu’un vague sentiment de malaise. C’est après un deuxième examen que le fait m’a sauté aux yeux : le Pape disait essentiellement que Dieu a le devoir de nous pardonner et que nous avons le droit d’être pardonnés.

« Pour moi, c’était une période un peu compliquée. Je travaillais encore à Tg1, je parlais du Pape presque tous les jours devant des millions de téléspectateurs et je le faisais, comme toujours, en tant que reporter, sans laisser échapper mes réflexions. Mais mon cœur et mon âme étaient bouleversés. Le Pape a justifié le péché et proposé une idée déformée de la miséricorde divine. Dans mon blog Duc in altum, j’ai exprimé ce que je pensais : j’ai écrit que le pape François est un relativiste. Et mes réflexions ne sont pas passées inaperçues.

[…]

Nous n’avons plus les droits de Dieu et les devoirs de l’homme, mais les droits de l’homme et les devoirs de Dieu

« Lorsque, comme c’est le cas dans Amoris laetitia, apparaît une tendance à mettre au centre non pas Dieu et sa Vérité objective, mais l’homme avec ses besoins et les conditionnements auxquels il est soumis, l’homme n’est pas aidé à être plus libre : il se leurre lui-même pensant qu’il l’est. Lorsqu’on explique que ce qui importe n’est pas tant le contenu de la norme, mais plutôt la manière dont une situation donnée est vécue, en conscience, par l’individu, on risque de laisser le champ libre à la propagation du subjectivisme et du relativisme. Nous n’avons plus l’homme à l’écoute de Dieu, parce qu’il est conscient que Dieu est la Vérité et que cette Vérité est objectivement bonne. Nous avons Dieu adapté à la subjectivité humaine. Nous n’avons plus les droits de Dieu et les devoirs de l’homme, mais les droits de l’homme et les devoirs de Dieu.

« Eh bien, quelqu’un dira : quel est le problème ? Le problème, je réponds, c’est qu’il s’agit du renversement de notre foi catholique. Et il ne s’agit pas du chemin de la libération, mais du chemin de l’esclavage : parce que par ce chemin l’homme devient irrémédiablement esclave de lui-même.

« Le drame de la modernité est tout dans ce renversement. Et la tragédie de l’Église est qu’elle a fait sienne ce renversement en acceptant les thèses modernistes. L’homme comme Dieu. Voire l’idole de lui-même. C’est le moyen le plus sûr de se condamner à l’esclavage et donc au malheur. Lorsqu’il n’y a plus la liberté de rechercher le vrai bien, mais seulement la liberté d’interpréter les circonstances selon ses propres besoins et ce qui est bien sur la base d’une évaluation subjective, il n’y a tout simplement plus de liberté. Et s’il n’y a pas de liberté, il y a l’esclavage. Et s’il y a l’esclavage, il n’y a pas de bonheur.

« Il est surprenant que les hommes de Dieu aient tendance à considérer la loi divine, dans son objectivité et sa clarté, comme un obstacle sur le chemin qui mène à Dieu, alors qu’au contraire la loi objective et claire est le seul instrument qui permet un choix responsable et donc l’authentique liberté. C’est pourtant ce qui se passe sous nos yeux.

[…]

Le renversement de la conception de Dieu est la fin des absolus

« La culpabilité et la punition, objecte-t-on, sont des catégories trop claires. Loin d’être législateur et juge, Dieu peut tout au plus être un ami qui accompagne. D’où la fin des absolus. D’où le justificationnisme, qui se nourrit de concepts vagues et indéterminés. Nous ne savons plus quel est l’espace de responsabilité, et à la place d’un Dieu miséricordieux qui pardonne à ceux qui se convertissent, nous mettons un Dieu compréhensif qui justifie toujours et dans tous les cas.

[…]

« Maintenant, je me demande : en tant que baptisé dans l’Église catholique, de quel Dieu suis-je appelé à témoigner ? D’un Dieu génériquement compréhensif ou d’un Dieu véritablement miséricordieux ? D’un Dieu qui efface la culpabilité de l’homme ou d’un Dieu qui la prend en charge en Jésus, son médiateur et mon rédempteur ? D’un Dieu qui m’offre une consolation superficielle ou d’un Dieu qui me libère du péché ? D’un Dieu devenu homme par amour ou d’un homme qui par présomption veut devenir Dieu ?

[…]

Tradition vient du beau verbe latin tradere, livrer, transmettre

« Nous devons faire preuve de patience et ne pas nous lasser de tenir bon. Si le Seigneur nous envoie cette épreuve, c’est pour notre plus grand bien. C’est pourquoi, paradoxalement mais pas trop, je remercie le pape argentin. Avec lui, tous les nœuds atteignaient leur paroxysme, toutes les contradictions se manifestaient. Désormais, la situation est claire et nous avons la possibilité de choisir notre camp.

« Depuis que je dis et écris depuis un certain temps que l’Église catholique s’est infiltrée dans une pensée et même dans un enseignement qui ne sont pas catholiques, je suis devenu pour certains tout à coup un traditionaliste. Il y a des amis qui, en se donnant des coups de coude, me regardent plein de tristesse et disent : « La pauvre. C’était une si bonne personne, et maintenant c’est un traditionaliste. » Comme si j’avais attrapé une grave maladie.

« L’étiquette de « traditionaliste » ne me dérange pas. Mais je serais plus heureux s’ils disaient que j’étais traditionnel. Aussi parce que je pense qu’on ne peut pas être catholique sans être traditionnel. Tradition vient du beau verbe latin tradere, livrer, transmettre. Et lorsque vous recevez un cadeau aussi beau que la foi, vous ne pouvez pas vous empêcher de vouloir le transmettre. Possiblement intact. Peut-être que vous le pouvez, peut-être pas, mais vous ne pouvez pas y renoncer.

« Le désir d’étiqueter va généralement de pair avec l’incapacité d’argumenter. Les étiquettes sont pratiques car elles évitent l’effort de réflexion. Mais c’est précisément le moment où nous devons repenser, car les crises de la foi et de la raison vont de pair et s’influencent mutuellement.

« Comme « l’Église qui sort », « signes des temps » est aussi une expression qui sonne bien. Et d’ailleurs, les champions du Concile Vatican II l’ont érigé comme leur étendard. Mais nous avons vu où nous a conduit la demande de saisir les signes des temps : l’Église à la remorque du monde, comme si le monde avait quelque chose à enseigner à l’Église et non l’inverse. Eh bien, il est maintenant temps de revenir pour saisir les signes de Dieu.

« L’Église qui sort » est l’Église à la remorque du monde, comme si le monde avait quelque chose à enseigner à l’Église et non l’inverse

« Clive Staples Lewis a recommandé : lorsque nous nous tournons vers le bon Dieu, ne confondons pas la demande de pardon avec la demande d’excuse. « Un homme – écrit Chesterton dans Orthodoxie – a le droit de douter de lui-même et non de la vérité », mais nous avons inversé cette proposition. Ainsi, « chacun croit exactement à cette partie de l’homme à laquelle il ne doit pas croire, lui-même, et doute exactement à cette partie dont il ne doit pas douter : la raison divine ».

« J’ai dit que François n’était que le dernier maillon d’une chaîne, et c’est vrai. Mais c’est un anneau qui a ses propres caractéristiques, et il faut en être conscient. Quand je parle de la crise actuelle de l’Église et au sein de l’Église, certains amis tentent de me consoler en affirmant qu’il y a eu de nombreuses crises dans le passé et que l’Église en est toujours sortie. Indubitable. Mais la crise actuelle est unique. Il n’y a pas de précédent car il ne s’agit en réalité pas d’une énième crise. C’est censé être l’assaut final. Nous sommes ici face à un pape qui, au nom des puissances qui le soutenaient, a mis en œuvre dès le début de son mandat un plan destiné à déstabiliser et à renverser. Pas une crise donc, mais une révolution. Un nouveau chapitre révélateur de la guerre moderniste contre l’Église catholique.

« Disons-le encore plus clairement : avec le pontificat de Bergoglio, nous voyons pleinement à l’œuvre la tentative de donner naissance à une nouvelle religion qui remplacerait le catholicisme.

« Dans cette perspective révolutionnaire, il existe un instrument qui joue un rôle particulier : le synode. L’idéologie démocratique, présentée comme une forme de miséricorde, est fonctionnelle au relativisme. Une fois le principe démocratique adopté, il n’est plus possible de proclamer une vérité absolue.

La crise actuelle est censée être l’assaut final : avec le pontificat de Bergoglio, nous voyons pleinement à l’œuvre la tentative de donner naissance à une nouvelle religion qui remplacerait le catholicisme

« Puisqu’il ne parvient presque jamais à de véritables conclusions sur des questions individuelles, le synode peut apparaître, tout bien considéré, comme un instrument inoffensif, une arme contondante. Ce n’est pas ainsi. Le synode est méthode et il est aussi contenu.

« Nicolaj Berdjaev (1874 – 1948), grand philosophe et écrivain russe, dissident anticommuniste persécuté par les bolcheviks, écrivait : « Cette tentative de combiner christianisme et démocratie est le grand mensonge de notre temps, une substitution répugnante. Le christianisme est hiérarchique. La révélation chrétienne de la valeur infinie de l’âme humaine, de la valeur identique de toutes les âmes humaines devant Dieu, n’est pas une révélation démocratique, ce n’est pas une égalité démocratique. La fraternité chrétienne n’est pas l’égalité démocratique. Dans le christianisme, tout est qualitatif, tout est uniquement individuel, tout est unique, tout est lié à la personne et donc hiérarchique. »

« Ce n’est pas un hasard si, face au coup d’État en cours dans l’Église, il est nécessaire de retrouver une pensée contre-révolutionnaire. Face à une subversion, un renversement, nous avons besoin de nous remplir d’anticorps.

« Même la sortie de Laudate Deum est utile au projet révolutionnaire. L’écologisme est le nouveau contenu de la nouvelle religion. Dans des documents de ce type, malgré le titre, Dieu disparaît et Jésus n’est même plus un corollaire. Et des idiots utiles peuvent-ils manquer ? Bien sûr que non. En effet, dans les diocèses, des cérémonies sont organisées pour planter des arbres, tandis que la croix et le crucifix sont déposés au grenier.

Cette tentative de combiner christianisme et démocratie est le grand mensonge de notre temps, une substitution répugnante

« Pendant ce temps, tous les représentants du mondialisme sont reçus et vénérés au Vatican. Un pèlerinage qui nous donne aussi une idée visuelle de la manière dont se déroule la révolution. L’Église et la foi démantelées pièce par pièce. A leur place, le processus d’assemblage d’une autre Église, d’une autre foi.
[…]

« Il y a seulement quelques années, tout ce que nous voyons aurait pu être une dystopie. Dans mon histoire fantastique et religieuse sarcastique Comment l’Église s’est terminée (la première édition remonte à 2017), j’ai imaginé une séquence d’étapes assez serrée qui aurait impliqué différents papes. En réalité, tout s’est passé encore plus vite. Et avec des aspects grotesques, si l’on pense, par exemple, à la promotion d’un certain Tucho Fernández à la tête de ce qui était autrefois le Saint-Office.

« A ce stade, l’impératif est de protéger la graine et de la maintenir en vie. Ce sera le Seigneur, poussé par nos prières, qui nous montrera le chemin. En attendant, répondons coup par coup.

« Vous parlent-ils de l’importance de s’écouter et de débattre ? Vous répondez que l’important est de cultiver la vie spirituelle en écoutant Dieu.

« Vous disent-ils que l’important n’est pas de juger mais d’accompagner ? Vous répondez qu’il faut préciser le but, sinon on se met au service des passions humaines.

« Vous disent-ils que la méthode de l’écoute mutuelle est fonctionnelle à la justice ? Vous répondez que si l’homme n’écoute pas Dieu, il tombe inévitablement dans l’injustice.

« Veulent-ils vous convaincre que l’heure n’est plus aux hiérarchies et qu’il faut se tourner vers le peuple ? Vous répondez que c’est ainsi qu’on divinise l’homme et que le troupeau sans berger court au désastre.

« Vous dit-on que dans le domaine moral il ne faut pas être rigide et qu’il faut considérer des circonstances atténuantes ? Répondez que lorsque l’Église condamne, ce n’est pas pour écraser, mais parce qu’elle reconnaît la valeur unique de l’âme et qu’elle a à cœur sa destinée éternelle.

« Vous poussent-ils à penser en termes collectifs ? Forcez-vous à penser et à juger en termes personnels.

« Vous disent-ils que la justice et la vérité sont gardées par le peuple ? Répondez que la justice et la vérité viennent de Dieu et n’ont rien à voir avec des critères quantitatifs.

Si nous voulons être catholiques aujourd’hui, nous devons être contre-révolutionnaires : être contre-révolutionnaire, c’est lutter, chacun dans son domaine et selon son rôle, pour rétablir l’ordre violé

« Et si vous nourrissez encore quelque espoir de pouvoir gérer le changement au nom d’une herméneutique fumeuse de la continuité, souvenez-vous de ce qu’affirmait le grand contre-révolutionnaire Joseph Marie de Maistre (1753 – 1821) : « Ce ne sont pas les hommes qui dirigent la révolution, c’est la révolution qui guide les hommes. »

« Quelqu’un pourrait me traiter d’exagéré et dire que parler de révolution, dans le cas du pontificat de François, est un non-sens.

« Je laisse répondre François lui-même qui, dans l’Ad theologiam promovendam, une lettre apostolique en forme de motu proprio par laquelle sont approuvés les nouveaux statuts de l’Académie pontificale de théologie, écrit mot pour mot : « La réflexion théologique est donc appelée à un tournant, à un changement de paradigme, à une révolution culturelle courageuse ». Et le même concept a été utilisé dans Laudato Si’, l’encyclique « sur le soin de notre maison commune ».

« Il faut admettre que le mot révolution dans les lèvres et dans les écrits d’un pape semble quelque peu surprenant, pour ne pas dire tiré par les cheveux. Pourtant, François l’a fait sienne, révélant son objectif.

« La conséquence de tout cela est très claire. Comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, si nous voulons être catholiques aujourd’hui, nous devons être contre-révolutionnaires. Peut-être que cette affirmation ressemble un peu à un slogan, mais ce qui m’intéresse, c’est le concept. Être contre-révolutionnaire, c’est lutter, chacun dans son domaine et selon son rôle, pour rétablir l’ordre violé.

« Je crois que cette perspective devrait être approfondie, notamment à travers l’étude des mouvements anti-révolutionnaires qui se sont manifestés tout au long de l’histoire.

« Comme l’a observé un grand contre-révolutionnaire comme Juan Donoso Cortés (1809 – 1853), dans cette bataille, nous devons savoir que chaque parole prononcée est inspirée soit par Dieu, soit par le monde et proclame la gloire de l’un ou de l’autre. Il s’agit de choisir quel camp prendre et quel langage adopter. Il n’est pas possible de s’abstenir ou de tenter une médiation. C’est une guerre dans laquelle nous sommes tous impliqués : tous mobilisés pour rétablir l’ordre.

« Donc, s’ils vous disent « arriérés », prenez-le comme un compliment. Et combattez avec encore plus de courage. »

Francesca de Villasmundo

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