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Rapport parlementaire sur l’audio-visuel : ça passe ou ça casse, par Jacques FRANTZ

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Commission parlementaire en session tendue — Image de synthèse — tous droits réservés medias-presse.info

Les auditions de ceux qui font et défont la radio et la télévision ont – c’est le moins qu’on puisse dire – fait couler des torrents d’encre.

On peut dire que le suspense a duré jusqu’au bout puisque ce n’est qu’après quatre heures de débats et de négociations intenses que la décision de publier le rapport l’a emporté.

Ce que nous voulons analyser ici, ce n’est certainement pas le rapport sur le fond (je ne l’ai pas lu), mais le phénomène qu’il entraîne et ce qu’il révèle. Pas le rapport, le phénomène.

Les grandes lignes, nous les connaissons déjà.

Une petite caste « une oligarchie de la pensée » (pour reprendre les mots de Boualem Sansal) fait les poches des Français qu’elle méprise et qu’elle insulte.

Depuis bien longtemps, les idées exprimées dans les productions du service public – qu’elles soient cinématographiques, documentaristes ou journalistiques – ne représentent plus, mais alors plus du tout, la pensée des Français. D’un côté il y a ceux qui paient, et de l’autre ceux qui pensent.

Si la gauche s’est opposée vent debout d’abord aux travaux de la commission, puis à la publication du rapport, c’est qu’elle a beaucoup à perdre.

Car désormais, le pouvoir législatif a dans ses mains un document officiel où il est écrit noir sur blanc que les gauchistes ont non seulement colonisé idéologiquement le « bien public », mais encore qu’ils s’engraissent comme des cochons de la peau desquels sont faits leurs tabliers.

Non seulement ils monopolisent l’expression sur la télévision d’État, mais encore ils persécutent tous ceux qui pensent autrement.

Vous me direz, le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’est aggravé en 1981 pour produire un véritable effet de cliquet où le terrain gagné n’est plus jamais rétrocédé.

Ce qu’on a découvert avec les auditions qui ont précédé le rapport qui sera publié le 4 mai prochain, c’est l’ampleur du phénomène, et en particulier le véritable pillage d’argent public d’un pays exsangue.

Entre les cooptations, les conflits d’intérêts et les prébendes, la gauche restant la gauche, malgré une dotation de 4 milliards d’euros annuels, ils arrivent à faire du déficit. Qu’on se rassure, même si le cochon de payeur crachait le double au bassinet, ils ne parviendraient pas à l’équilibre et encore moins aux chiffres noirs.

Qu’on se rassure encore, les recommandations contenues dans ce rapport dont certaines ont fuité de manière totalement illicite avant même que le document soit discuté en commission ce lundi 27 avril, resteront pour la plupart lettre morte.

Comme le disait Clemenceau, le meilleur moyen d’enterrer une affaire est de créer une commission d’enquête.

À propos des fuites justement, on ne peut qu’y voir une tentative de sabotage destinée à affaiblir le travail du rapporteur qualifié par tous ceux à qui il reste un brin d’honnêteté intellectuelle de rigoureux.

À ce propos, le caractère illicite de ces fuites devrait au minimum déclencher une enquête pénale. Soyons sans crainte, il n’en sera rien et on pourra attendre longtemps la plainte déposée par la présidence de l’Assemblée nationale.

Certains seront tentés d’objecter : « tout ça pour ça ».

À ceux-là, il faudra répondre que, certes, le rapport dont plus rien désormais n’empêchera la publication a peu de chances d’être suivi d’effet concret, mais il a au moins le mérite de documenter les méthodes de la gauche.

Sa malhonnêteté intellectuelle, sa manie de la persécution et son goût immodéré pour la gabegie financière n’est plus un fantasme de ce qu’ils appellent abusivement l’extrême-droite, mais une réalité officielle consignée officiellement.

Et ça, c’est déjà beaucoup.

Jacques Frantz

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