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Révoltez-vous, bon sang !, par Jean-Eudes Gannat

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Image : Journal L’Action Française du 6 février 1934

« Tant que notre peuple ne tiendra pas l’État en respect, il continuera, avec ou sans immigration, à être persécuté, pressurisé, esclavagisé ».

C’est un hangar étrange au milieu d’un village solognot. Une maison le jouxte, du plus pur mauvais goût des années 60, symbole de l’opulence passée, de la réussite qui a fait abandonner à tant de familles leurs demeures de toujours pour quelque chose de « moderne ».

Parce que ce lieu, c’est une histoire de famille avant tout : le patronyme est d’ailleurs écrit en en gros, un peu délavé, sur le fameux hangar construit au début du siècle dernier au milieu des petits arpents de terre qu’ont continué à cultiver les pères, les mères, et les frères et sœurs de plusieurs générations : parce que tous savaient que réussite ou pas, une carotte du jardin est meilleure et moins chère que celle du magasin.

Et dans ce hangar, les vestiges d’une petite gloire familiale. La gloire de maquignons ruraux ayant bâti -à force de sacrifices, d’économies de bouts de chandelle et de sueur- un véritable petit abattoir pour les éleveurs du coin.

On y trépanait la volaille et les moutons, et l’on y transformait le gibier de grosses fortunes parisiennes qui venaient chasser le week-end.

Jamais personne ne se plaignit ni des tarifs, ni du résultat, mais il fallut que des petits inspecteurs à lunettes vinssent expliquer à la famille que non, ça n’était pas aux normes, que c’était trop dangereux, que sans un investissement de deux millions de francs il faudrait fermer boutique.

Et devinez quoi ? La famille a fini par fermer boutique juste avant le passage à l’euro, après qu’un voisin les a dénoncés parce qu’ils ne faisaient pas les travaux.

Et les paysans ont disparu, et les gens du pays qui sont restés – et qu’on appelle désormais les agriculteurs – font abattre leurs bêtes à des kilomètres quand ce n’est pas l’Etat qui les oblige à le faire à domicile pour telle épidémie bénigne.

Et il n’y a plus que la veuve et ses souvenirs dans la vieille maison neuve, et le fils est parti travailler à Paris où il a si bien réussi financièrement que ses enfants se foutent bien de la chasse, du potager et des maquignons, tant leur monde à eux est étranger au sien.

Et les fonctionnaires pointilleux qui vinrent en héros défendre l’hygiénisme et sa civilisation doivent prendre actuellement leur retraite dans une banlieue merdique où ils mangent de la viande importée de pays où l’on se fout de savoir s’il y a du carrelage au plafond des abattoirs et s’ils sont raccordés au tout à l’égout.

Et tant que notre peuple ne tiendra pas l’État en respect, il continuera, avec ou sans immigration, à être persécuté, pressurisé, esclavagisé par un enchevêtrement de normes et d’interdits qui n’ont rien à envier au millefeuille de lois, dogmes et coutumes de la fin du XVIIIe, et qui au fond ne servent que des gros groupes qui, eux, font trembler tous les ministres, et ont les moyens de respecter – et contourner – les fameuses normes avec lesquelles on emmerde les Français.

Révoltez-vous, bon sang !

Jean-Eudes Gannat

Source : #Jean-Eudes Gannat Telegram

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