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Révolution colorée en Iran, téléguidée par les Américains et Israël

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Janvier 2026 – La révolution colorée, ou regime-change, se poursuit en Iran

La révolution colorée, ou regime-change, se poursuit en Iran. Le nombre de morts liées aux tentatives de ce changement de régime ne cesse d’augmenter. C’est une guerre hybride contre l’Iran téléguidé par les Etats-Unis et Israël.

Ce qui se passe en Iran est une révolution de couleur à l’iranienne, c’est-à-dire un regime-change, spécialité des Etats-Unis

Ce qui se passe en Iran est une révolution de couleur à l’iranienne, c’est-à-dire un regime-change, spécialité des Etats-Unis : elle a commencé immédiatement après la visite de Netanyahu à la Maison Blanche, au cours de laquelle il a une fois de plus insisté auprès de Trump sur l’urgence de frapper l’ennemi régional.

« Saeed Montazer al-Mahdi, porte-parole du commandement iranien des forces de l’ordre (FARAJA), a déclaré vendredi, selon PressTV, une chaîne de télévision basée à Téhéran, que les rapports de terrain faisaient état d’un calme général dans les villes du pays. Ces déclarations contredisent les informations des médias occidentaux, selon lesquelles la vague de changement de régime en Iran continue de s’amplifier. »

Comme le souligne le blog de géopolitique Piccole Note, « Il est évident que les autorités iraniennes tentent de présenter une version édulcorée des événements, tout comme il est tout aussi évident que les médias occidentaux suivent le récit inverse, comme cela s’est toujours produit en de telles occasions, dans le but d’atteindre l’objectif pour lequel un changement de régime est initié. »

Ce regime-change a pour but de ‘décapiter’ le régime iranien, ce qui ferait entrer l’Iran dans une instabilité chronique

Ce regime-change a pour but de ‘décapiter’ le régime iranien, ce qui ferait entrer l’Iran dans une instabilité chronique -comme en Lybie, en Irak, en Syrie-, des guerres de factions et de clans, avec à terme plus ou moins rapide, le morcellement du pays, donc son affaiblissement. En cela, on voit la patte de l’État hébreux qui aspire à des voisins affaiblis.

Pourquoi Israël et les Etats-Unis usent-ils de cette tactique de déstabilisation de l’intérieur qui pourrait être un fiasco ?

En juin dernier, « l’attaque surprise d’Israël était censée décapiter les dirigeants militaires et politiques de Téhéran et déclencher une révolution qui aurait porté au pouvoir le prince héritier autoproclamé du défunt Shah, Reza Pahlavi » rappelle Piccole Note. Or, ce plan a échoué.

L’option choisie aujourd’hui, analyse toujours le blog de géopolitique, consiste « donc à commencer par un changement de régime qui, même s’il ne parvenait pas à renverser le gouvernement, devrait tout de même provoquer une réaction très dure des autorités, offrant ainsi l’occasion d’une intervention américaine décisive pour « sauver » le peuple iranien, comme Trump l’a menacé à plusieurs reprises (en cela, sous la pression de son allié du Moyen-Orient). L’Iran serait alors remis au Shah autoproclamé, qui serait censé mener à bien sa mission. Il va sans dire que le pays sombrerait dans le chaos et se fragmenterait probablement, tandis que le nouveau dirigeant s’attacherait avant tout à éliminer les Gardiens de la révolution et autres vestiges du passé lors d’une répression sanglante.

La réticence de Trump à s’engager dans cette aventure

Mais, ce plan, facile sur le papier, semble ne pas se dérouler comme le pensait Israël, premier soutien du Shah. Trump non seulement a refusé de rencontrer le Shah autoproclamé, ce qui témoigne « de la réticence du président américain à s’engager dans cette aventure » explique le quotidien Middel East Eye, mais il déplace aussi « l’attention de la politique étrangère vers le Groenland ».

Ainsi, soutient Piccole Note « la réticence de Trump qui complique le plan des stratèges israéliens, mais aussi l’évolution de la situation sur le terrain. Comme indiqué précédemment, le plan prévoyait que les émeutes de rue déclenchent une répression brutale de la part de Téhéran, provoquée à la fois par les violences qui ont accompagné les manifestations et par la déclaration du Mossad révélant son implication dans ces dernières ». Là-aussi, les choses ne se passent pas comme espérées :

« Jusqu’à présent, les autorités de Téhéran ont su éviter cet écueil, privilégiant le dialogue avec les manifestants et les secteurs touchés par la crise, et s’abstenant de déployer toute la force des forces de sécurité. Si les médias traditionnels font état de dizaines de victimes, ils omettent souvent de préciser qu’il s’agit également de civils tués par les émeutiers, parmi lesquels un enfant, des policiers et des gardiens de la révolution, comme en témoignent des vidéos circulant en ligne montrant des violences des deux côtés. »

Ce qui se passe en Iran ne constitue pas un nouveau chapitre de l’histoire iranienne mais plutôt un nouveau chapitre de l’expansionnisme israélien au Moyen-Orient

Entre-temps, les autorités iraniennes traquent les agents étrangers qui déstabilisent le pays : « Une chasse secrète et ciblée […] avait déjà eu lieu pendant et après la guerre de juin contre Israël et […] avait conduit à l’emprisonnement de plus d’un millier d’agents étrangers et autres personnes du même genre. Puis, ces deux derniers jours, l’étau s’est resserré. »

« La situation semble donc plus calme aujourd’hui […], analyse Piccole Note, même s’il est encore bien trop tôt pour tirer des conclusions, car ceux qui ont initié cette manœuvre de déstabilisation ne renonceront certainement pas si facilement. Ce qui est certain, c’est que, quel que soit le résultat – qui sera fortement influencé par les décisions de Trump, dont l’imprévisibilité, souvent incendiaire, est proverbiale –, ce qui se passe en Iran ne constitue pas un nouveau chapitre de l’histoire iranienne, comme l’exagération du Shah autoproclamé voudrait nous le faire croire, mais plutôt un nouveau chapitre de l’expansionnisme israélien au Moyen-Orient, visant à bâtir un Grand Israël sur les cendres des pays de la région ».

Et le blog italien de conclure, conclusion que nous faisons nôtre :

« Un expansionnisme qui a débuté avec le génocide à Gaza, un détail que le récit de ce qui se passe en Iran omet avec une négligence insensée. »

Francesca de Villasmundo

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