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Samedi 14 mars – De la férie – Samedi de la troisième semaine de Carême – Sainte Catherine de Gênes, Veuve, Tertiaire franciscaine – Mathilde, Impératrice d’Allemagne

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De la férie : messe du samedi de la troisième semaine de Carême

La Station est dans l’Église de sainte Susanne, Vierge romaine et Martyre. La raison qui a porté à choisir cette Église est la lecture que l’on fait aujourd’hui de l’histoire de la chaste Susanne, fille d’Helcias, que l’Église propose à l’imitation des chrétiens. Hier, nous prenions part à la joie de nos Catéchumènes, aux yeux desquels l’Église dévoilait déjà cette source limpide et vivifiante qui procède du Sauveur, et dans les eaux de laquelle ils vont bientôt puiser une nouvelle vie. Aujourd’hui, l’enseignement s’adresse aux Pénitents dont la réconciliation approche. Mais comment peuvent-ils encore espérer le pardon, eux qui ont souillé la robe blanche de leur baptême, et foulé aux pieds le sang divin qui les avait rachetés ? Cependant le pardon descendra sur eux, et ils seront sauvés. Que si vous voulez comprendre ce mystère, lisez et méditez les saintes Écritures ; et vous y apprendrez qu’il y a pour l’homme un salut qui procède de la justice, et un salut qui vient de la miséricorde. Aujourd’hui nous avons sous les yeux le type de l’un et de l’autre. Susanne accusée injustement d’adultère, reçoit de Dieu, qui la venge et la délivre, la récompense de sa vertu ; une autre femme véritablement coupable de ce crime est arrachée à la mort par Jésus-Christ lui-même.

Que les justes attendent donc avec confiance et humilité la récompense qu’ils ont méritée ; mais aussi que les pécheurs espèrent dans la clémence du Rédempteur, qui est venu pour eux plus encore que pour les justes. C’est ainsi que la sainte Église relève le courage de ses pénitents, et les appelle à la conversion, en leur découvrant les richesses du cœur de Jésus et les miséricordes de la loi nouvelle que ce divin Rédempteur est venu sceller de son sang. Dans cette admirable histoire de Susanne, les premiers chrétiens voyaient aussi le type de l’Église de leur temps sollicitée au mal par les païens, et demeurant fidèle à son Époux divin jusqu’au péril de sa vie. Un saint évêque martyr du IIIe siècle, saint Hippolyte, nous donne la clef de ce symbole ; et les sculptures des antiques sarcophages chrétiens, ainsi que les fresques des catacombes romaines, sont d’accord pour nous présenter la fidélité de Susanne à la loi de Dieu, malgré la mort qui la menace, comme le type des martyrs préférant la mort à l’apostasie, qui, selon le langage des saintes Écritures, est un véritable adultère de l’âme à l’égard de Dieu dont elle est devenue l’épouse par le baptême.

Voici maintenant le salut par la miséricorde. Le crime de cette femme est réel ; la loi la condamne a mort ; ses accusateurs, en requérant la peine, sont fondés en justice : et cependant la coupable ne périra pas. Jésus la sauve, et pour ce bienfait il ne lui impose qu’une seule condition : qu’elle ne pèche plus. Quelle dut être sa reconnaissance envers son libérateur ! Comme elle dut avoir à cœur désormais, de suivre les ordres de celui qui n’avait pas voulu la condamner et à qui elle devait la vie ! Pécheurs que nous sommes, entrons dans ces sentiments à l’égard de notre Rédempteur. N’est-ce pas lui qui a retenu le bras de la divine justice prêt à nous frapper ? N’en a-t-il pas détourné les coups sur lui-même ? Sauvés par sa miséricorde, unissons-nous aux Pénitents de l’Église primitive, et durant ces jours qui nous restent encore, établissons solidement les bases de notre nouvelle vie. Jésus ne répond qu’un seul mot aux Pharisiens qui sont venus le tenter au sujet de cette femme ; mais cette parole si brève n’en doit pas moins être recueillie par nous avec respect et reconnaissance : car si elle exprime la pitié divine du Sauveur pour la pécheresse tremblante à ses pieds, elle renferme aussi une leçon pratique pour nous.

Que celui d’entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre. Dans ce temps de réparation et de pénitence, rappelons-nous les médisances dont nous nous sommes rendus coupables envers le prochain, ces pèches de la langue que l’on se reproche si peu, que l’on oublie si vite, parce qu’ils coulent, pour ainsi dire, de source. Si la parole du Sauveur eût retenti, comme elle le devait, au fond de notre cœur ; si nous eussions songé avant tout à tant de côtés répréhensibles qui sont en nous, n’est-il pas vrai que jamais nous n’eussions trouvé le courage d’attaquer la conduite du prochain, de révéler ses fautes, de juger jusqu’à ses pensées et ses intentions ? Prenons-y garde dans l’avenir : Jésus connaissait la vie des accusateurs de cette femme ; il sait la nôtre tout entière : malheur donc à nous si nous ne devenons pas indulgents pour nos frères ! Considérons enfin la malice des ennemis du Sauveur, et avec quelle perfidie ils lui tendent un piège. S’il prononce en faveur de la vie de cette femme, ils l’accuseront de mépriser la loi de Moïse qui la condamne à être lapidée ; s’il répond conformément à la loi, ils le traduiront au peuple comme un homme cruel et sanguinaire. Jésus, par sa prudence céleste, échappe à leurs embûches ; mais nous devons prévoir déjà quel sort lui est réservé le jour où, s’étant livré entre leurs mains, il n’opposera plus à leurs calomnies et à leurs outrages que le silence et la patience d’une victime vouée à la mort.

A Gênes, sainte Catherine veuve, remarquable par son mépris du monde et sa charité envers Dieu.

Sanctoral

Sainte Catherine de Gênes, Veuve, Tertiaire franciscaine

Catherine Fieschi, fille d’un vice-roi de Naples, naquit à Gênes. Sa famille, féconde en grands hommes, avait donné à l’Église deux Papes, neuf cardinaux et deux archevêques. Dès l’âge de huit ans, conduite par l’Esprit de Dieu, elle se mit à pratiquer de rudes mortifications; elle dormait sur une paillasse, avec un morceau de bois pour oreiller; mais elle avait soin de cacher ses pénitences. Elle pleurait toutes les fois qu’elle levait les yeux sur une image de Marie tenant Jésus mort dans Ses bras.

Malgré son vif désir du cloître, elle se vit obligée d’entrer dans l’état du mariage, où Dieu allait la préparer par de terribles épreuves à une vie d’une incroyable sainteté. Après cinq ans d’abandon, de mépris et de froideur de la part de son mari, après cinq ans de peines intérieures sans consolation, elle fut tout à coup éclairée de manière définitive sur la vanité du monde et sur les joies ineffables de l’amour divin: « Plus de monde, plus de péché, » s’écria-t-elle. Jésus lui apparut alors chargé de Sa Croix, et couvert de sang de la tête aux pieds: « Vois, Ma fille, lui dit-Il, tout ce sang a été répandu au Calvaire pour l’amour de toi, en expiation de tes fautes! » La vue de cet excès d’amour alluma en Catherine une haine profonde contre elle-même: « O amour! Je ne pécherai plus, » s’écria-t-elle. Trois jours après, elle fit sa confession générale avec larmes, et désormais elle communia tous les jours.  Les quatre premières années de sa conversion sont vouées à la pénitence. Caterina connaît le phénomène mystique de l’inédie (jeûne total), qu’elle prolongera durant 23 carêmes et 23 avents, tout en communiant chaque jour (fait rare à l’époque). L’Eucharistie devint la nourriture de son corps et de son âme, et pendant ces vingt-trois ans il lui fut impossible de prendre autre chose que la Sainte Communion; elle buvait seulement chaque jour un verre d’eau mêlée de vinaigre et de sel, pour modérer le feu qui la dévorait, et, malgré cette abstinence, elle jouissait d’une forte santé.

À l’abstinence continuelle se joignaient de grandes mortifications; jamais de paroles inutiles, peu de sommeil; tous les jours six à sept heures de prière à genoux; jamais Catherine ne se départit de ces règles; elle était surtout si détachée d’elle-même, qu’elle en vint à n’avoir plus de désir et à se trouver dans une parfaite indifférence pour ce qui n’était pas Dieu. De 1477 à 1496 se multiplient les expériences extatiques ; elle ne néglige pas pour autant l’hôpital où, pour se consacrer au service des malades indigents, elle se fait fille de salle. Entre-temps, son mari a changé de vie, et, devenu tertiaire franciscain, s’est engagé, lui aussi, à l’hôpital de Pammatone ; ils ont décidé de vivre comme frère et sœur ; Giuliano meurt en 1497. Ses trois maximes principales étaient de ne jamais dire: Je veux, je ne veux pas, mien, tien ; – de ne jamais s’excuser ; – de se diriger en tout par ces mots: Que la Volonté de Dieu soit faite! Elle meurt le 15 septembre 1510. Lorsqu’au bout de dix-huit mois, le corps de la sainte est exhumé pour être transféré de l’église de l’hôpital vers un tombeau neuf, il est retrouvé intact. Depuis 1737, année de la canonisation de Caterina par le pape Clément XII, il se trouve placé sous une châsse de verre. Une commission canonique et médicale a constaté, en 1960, la continuation du phénomène d’incorruptibilité.

A Halberstadt, en Germanie, le paisible sommeil de la bienheureuse reine Mathilde, mère d’Othon Ier, empereur des Romains.

Sainte Mathilde, Impératrice d’Allemagne († 968)

Patronne des familles nombreuses et est invoquée pour venir en aide aux parents en conflit avec leurs enfants.

Sainte Mathilde eut pour ancêtre et pour descendants des princes remarquables, des héros fameux et de grands saints. Elle naquit dans les dernières années du IXe siècle. Sa mère, après la mort de son époux, quitta le monde et entra dans un monastère. Mathilde fut élevée par des religieuses, sous les yeux maternels. Cette éducation produisit des fruits merveilleux, et l’on ne savait ce qu’il fallait admirer davantage en elle de sa beauté, de ses progrès dans les sciences ou de son habileté dans les travaux de son sexe. Le duc Othon de Saxe, ravi de tant de belles qualités, rehaussées par une piété rare, la demanda en mariage pour son fils Henri, qui, peu d’années après, devenait empereur d’Allemagne, sous le nom d’Henri Ier. Ce prince était digne d’une telle épouse. Rarement époux eurent une si noble famille: Othon, leur fils aîné, devint empereur et mérita le titre de Grand; Brunon fut archevêque de Cologne, et l’Église l’a mis au rang des saints; une de leur filles fut reine de France. Mais la gloire de Mathilde, c’est avant tout sa sainteté. Dieu rompit bientôt les liens de ce mariage, dont l’amour divin était l’âme et dont les saintes oeuvres étaient la joie; Henri mourut, jeune encore, malgré les soins dévoués de sa sainte épouse, et sa mort fut pour Mathilde l’objet d’une longue et profonde douleur. Dès lors le monde ne fut plus rien pour elle, et elle ne s’occupa que de sa sanctification.

L’oraison, les jeûnes, l’aumône, la mortification, remplirent sa vie, et les nuits suppléaient à la brièveté des jours pour prolonger ses colloques intimes avec Jésus-Christ. Elle avait coutume de réciter tout le Psautier avant le premier chant du coq. Les pauvres recevaient ses premières et ses dernières visites; elle savait si bien suffire à toutes leurs nécessités, qu’ils n’avaient qu’une voix pour l’appeler leur mère. L’épreuve est le creuset de la vertu. L’empereur, prévenu contre sa mère, l’exila; mais ce coup douloureux, qu’elle supporta avec une angélique patience, fut bientôt suivi d’une éclatante réparation. Peu de temps avant sa mort, Mathilde se retira dans un couvent pour se préparer à la mort. On la vit descendre au rang des simples religieuses, remplir avec joie les plus viles fonctions, et donner à toute la communauté l’exemple d’une régularité parfaite. Elle mourut couchée sur un cilice recouvert de cendres, le 14 mars 968.

Martyrologe

A Rome, au Campo Verano, saint Léon, évêque et martyr.

A Rome encore, l’anniversaire de quarante-sept bienheureux martyrs, qui furent baptisés par le bienheureux apôtre Pierre, pendant qu’il était enfermé dans la prison Mamertine avec Paul son compagnon d’apostolat, détention qui dura neuf mois. Tous persévérèrent dans la généreuse profession de leur foi et moururent par le glaive, sous Néron.

Dans la province de Valérie, deux saints moines que les Lombards firent mourir en les pendant à un arbre. Après qu’ils eurent cessé de vivre, leurs ennemis les entendirent encore psalmodier sur l’arbre les louanges de Dieu.

Durant la même persécution, un diacre de l’Église du pays des Marses eut la tête tranchée pour avoir confessé sa foi.

En Afrique, les saints martyrs Pierre et Aphrodise, qui reçurent la couronne du martyre pendant la persécution des Vandales.

A Oarrhes, en Mésopotamie, saint Eutyche patrice, et ses compagnons. Ils furent massacrés par Evelid, roi des Arabes, pour avoir confessé la foi.

A Halberstadt, en Germanie, le paisible sommeil de la bienheureuse reine Mathilde, mère d’Othon Ier, empereur des Romains: elle fut remarquable par sa patience et son humilité.

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