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Samedi 28 février – Samedi des Quatre-Temps de Carême – Bienheureux Jérémie de Valachie, Frère mineur capucin – Saint Romain et saint Lupicin, Abbés de Condat – Bienheureux Jérémie de Valachie, Frère mineur capucin

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Samedi des Quatre-Temps de Carême

La Station est dans la Basilique de Saint-Pierre au Vatican, où le peuple se réunissait sur le soir pour assister à l’Ordination des Prêtres et des ministres sacrés. Ce jour était appelé le Samedi aux douze Leçons, parce qu’on lisait d’abord douze passages des saintes Écritures, comme au Samedi saint.

La Messe à laquelle se conférait l’Ordination avait lieu dans la nuit, déjà sur le Dimanche. Dans la suite, on a anticipé au Samedi cette Messe de l’Ordination ; mais, en mémoire de l’antique usage, on n’a pas assigné d’autre Évangile pour le Dimanche que celui qui se lit maintenant au Samedi : ce qui amène la répétition de cet Évangile deux jours de suite. Nous avons observé la même particularité au Samedi des Quatre-Temps de l’Avent, parce que la Messe de l’Ordination y a été pareillement avancée d’un jour. Le Seigneur nous apprend, dans ce passage de Moïse, qu’une nation fidèle à garder toutes les prescriptions du service divin sera bénie entre toutes les autres. L’histoire est là pour attester la vérité de cet oracle. De toutes les nations qui ont péri, il n’en est pas une seule qui ne l’ait mérité par son oubli de la loi de Dieu ; et il en doit être ainsi. Quelquefois le Seigneur attend avant de frapper ; mais c’est afin que le châtiment soit plus solennel et plus exemplaire. Veut-on se rendre compte de la solidité des destinées d’un peuple ? Que l’on étudie son degré de fidélité aux lois de l’Église. Si son droit public a pour base les principes et les institutions du christianisme, cette nation peut avoir quelques germes de maladie ; mais son tempérament est robuste ; les révolutions l’agiteront sans la dissoudre.

Si la masse des citoyens est fidèle à l’observation des préceptes extérieurs ; si elle garde, par exemple, le jour du Seigneur, les prescriptions du Carême, il y a là un fonds de moralité qui préservera ce peuple des dangers d’une dissolution. De tristes économistes n’y verront qu’une superstition puérile et traditionnelle, qui n’est bonne qu’à retarder le progrès ; mais que cette nation, jusqu’alors simple et fidèle, ait le malheur d’écouter ces superbes et niaises théories, un siècle ne se passera pas sans qu’elle ait à s’apercevoir qu’en s’émancipant de la loi rituelle du christianisme, elle a vu baisser chez elle le niveau de la morale publique et privée, et que ses destinées commencent à chanceler. L’homme peut dire et écrire tout ce qu’il voudra ; Dieu veut être servi et honoré par son peuple, et il entend être le maître des formes de ce service et de cette adoration. Tous les coups portés au culte extérieur, qui est le véritable lien social, retomberont de tout leur poids sur l’édifice des intérêts humains. Quand bien même la parole du Seigneur n’y serait pas engagée, il est de toute justice qu’il en soit ainsi.

Cette lecture du saint Évangile, qui nous sera proposée demain encore, est destinée à accompagner aujourd’hui l’Ordination ; les anciens liturgistes, à la suite du savant Abbé Rupert, nous en donnent l’intelligence. L’Église veut porter notre pensée sur la sublime dignité dont viennent d’être honorés les Prêtres qui ont reçu aujourd’hui l’onction sacrée. Ils sont figurés dans ces trois Apôtres que Jésus conduit avec lui sur la montagne, et qui seuls contemplent sa gloire. Les autres disciples du Sauveur sont demeurés dans la plaine ; Pierre, Jacques et Jean sont seuls montés sur le Thabor. C’est d’eux que les autres disciples, que le monde entier apprendront, quand il en sera temps, de quelle gloire Jésus a paru environné, et avec quel éclat la voix du Père céleste a tonné sur le sommet de la montagne pour déclarer la grandeur et la divinité du Fils de l’homme. « Cette voix du ciel, nous l’avons entendue, dit saint Pierre, quand nous étions avec lui sur la sainte montagne. Elle disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toutes mes complaisances ; écoutez-le. » De même, ces nouveaux Prêtres qui viennent d’être consacrés sous vos yeux, pour lesquels vous avez offert vos jeûnes et vos prières, ils entreront dans la nuée où réside le Seigneur. Ils sacrifieront la victime de votre salut dans le silence du Canon sacré. Dieu descendra pour vous entre leurs mains ; et, sans cesser d’être mortels et pécheurs comme vous, ils seront chaque jour en communication avec la divinité. Le pardon que vous attendez de Dieu, en ce temps de réconciliation, passera par leurs mains ; leur pouvoir surhumain ira le chercher pour vous jusque dans le ciel. C’est ainsi que Dieu a apporté le remède à notre orgueil. Le serpent nous dit aux premiers jours : « Mangez ce fruit, et vous serez comme des dieux. » Nous avons eu le malheur d’adhérer à cette perfide suggestion ; et la mort a été le seul fruit de notre prévarication. Dieu cependant voulait nous sauver ; mais pour abattre nos prétentions, c’est par des hommes qu’il nous applique ce salut. Son Fils éternel s’est fait homme, et il a laissé d’autres hommes après lui, auxquels il a dit : « Comme mon Père m’a envoyé, ainsi je vous envoie [8] ». Honorons donc Dieu en ces hommes qui viennent d’être aujourd’hui l’objet d’une si sublime distinction, et comprenons que le respect du sacerdoce fait partie de la religion de Jésus-Christ. En ce jour du Samedi, recourons à Marie, l’Avocate des pécheurs ; et, plaçant sous sa protection maternelle les faibles œuvres de notre pénitence.

Sanctoral

Saint Romain († 460) et saint Lupicin († 480), Abbés de Condat

Saint Romain et saint Lupicin naquirent d’une honnête famille, vers la fin du IVème siècle, dans le diocèse actuel de Belley ; ce dont donc deux saints français. La jeunesse de Romain demeura pure de toute corruption du siècle. Après s’être mis quelques temps sous la conduite d’un saint abbé, qui lui fit étudier sérieusement la vie cénobitique, il se retira, âgé de trente-cinq ans, à Condat, dans les forêts du Jura, où il mena la vie des anciens anachorètes, au milieu des bêtes féroces, et oublié du monde, qu’il avait oublié le premier.

Mais ce n’était là, dans les desseins de Dieu, qu’une préparation : la vocation de Romain, c’était de fonder des monastères où l’on verrait fleurir toutes les merveilles de sainteté accomplies depuis plus de deux siècles dans les déserts d’Orient. Le premier de ses disciples fut son frère Lupicin. Dieu avait donné aux deux frères des caractères fort différents ; autant Romain était doux et indulgent, autant Lupicin était ferme et rigide, et on eût pu l’accuser d’excès, s’il n’avait encore été plus dur pour lui que pour les autres. Chez les deux Saints, ces divergences étaient toujours, chose étonnante, accompagnées d’une parfaite union. Si Lupicin avait paru dépasser la mesure, Romain était là pour tout concilier ; s’il était besoin d’un coup d’énergie, Romain avait recours à Lupicin, dont le bras de fer brisait tout obstacle. Une année que les récoltes avaient été très abondantes, les religieux se relâchèrent de leur abstinence et ne se rendirent point aux douces observations de Romain.

Le saint abbé confia l’affaire à son frère, qui ne fit servir à la communauté, pendant un certain temps, que de la bouillie d’orge sans apprêt. Douze moines quittèrent le monastère, les autres retrouvèrent leur ferveur. Romain pleura ses douze religieux et se plaignit à son frère ; il versa tant de larmes et fit tant de prières, que les douze fugitifs revinrent et menèrent une vie austère et pleine d’édification. Un des plus anciens religieux lui reprocha un jour de recevoir trop facilement tous les sujets qui se présentaient, au risque de n’avoir plus de place pour accueillir les sujets d’élite : « Mon frère, lui dit le Saint, Dieu seul discerne le fond des cœurs, confions-nous en Lui. Accueillons toutes ces brebis que nous envoie le divin Pasteur, et, par notre zèle, conduisons-les avec nous aux portes du Paradis. »

Zacharie fut glorifié par Dieu à travers de nombreux autres miracles et l’Ordre franciscain continua à se répandre dans tout le Portugal.

Bienheureux Zacharie d’Alemquer, Confesseur, Premier Ordre Franciscain

Au moment où saint François se rendait à Rome pour demander au vicaire du Christ de lui accorder l’autorité et la bénédiction de prêcher l’Évangile aux infidèles, un jeune Romain se présenta au saint et demanda instamment d’être admis dans l’ordre. Saint François le reçut et lui donna le nom de frère Zacharie. Zacharie se distinguait dans l’ordre par sa profonde piété et son amour ardent pour Dieu et pour son prochain. Le saint Fondateur le considérait donc capable et digne de répandre l’ordre dans d’autres pays.

Lorsqu’il fut suffisamment formé à la vie religieuse et eut reçu le saint sacerdoce, il fut envoyé en Espagne avec plusieurs autres frères. Il ne trouva cependant pas d’occasion favorable pour fonder un nouveau couvent. La bande de frères a donc continué son voyage vers le Portugal. Là, ils réussirent, bien qu’après avoir surmonté bien des obstacles, à fonder des couvents à Coimbra, à Lisbonne et aussi à Alemquer, où le père Zacharie résida et mourut comme Gardien. La puissance de ses prières était remarquable. Autrefois, il n’y avait pas de nourriture au couvent. Néanmoins, à l’heure du repas, il ordonna à tous les frères de se mettre à table en toute confiance. Puis il s’agenouilla en prière devant un crucifix, et bientôt apparut à la porte du couvent un charmant jeune homme qui apportait autant de belles miches de pain blanc qu’il y avait de religieux dans le couvent pour leur repas.

Une autre fois, un homme est venu voir le gardien et lui a dit qu’il avait des doutes sur la présence réelle dans le Saint-Sacrement et qu’il était incapable de les surmonter. Zacharie lui a donné des instructions, mais cela n’a servi à rien. Puis il demanda à l’homme d’assister à la messe qu’il devait dire le lendemain matin. En réponse à la pieuse prière de son fidèle serviteur, Notre-Seigneur a daigné se montrer à l’homme qui doutait comme la victime sacrificielle, dès la consécration à la communion, après quoi tous ses doutes s’évanouissaient. Zacharie fut glorifié par Dieu à travers de nombreux autres miracles et l’Ordre franciscain continua à se répandre dans tout le Portugal.

Le 14 octobre 1947, il est déclaré serviteur de Dieu par le pape Pie XII, reconnu vénérable par Jean XXIII le 18 décembre 1959.

Bienheureux Jérémie de Valachie, Frère mineur capucin

Né en Roumanie le 29 juin 1556, il rêve de se rendre en Italie, car pour lui, c’est là que se trouve les meilleurs chrétiens1. Ses parents le laissent partir quand il a 19 ans. Lors du carême 1578. Il fait la rencontre des frères mineurs capucins et décide de postuler pour rejoindre l’ordre mais sa demande est rejetée à deux reprises par le ministre provincial, c’est seulement à sa troisième demande qu’il est accepté3.

Le 8 mai 1579, il est admis au noviciat des frères capucins de Naples où il reçoit le nom de Jérémie. Après avoir émis ses vœux religieux un an plus tard, il est nommé dans un certain nombre de couvents de la province. En 1585, Jérémie est affecté à l’infirmerie du monastère de Sant’Eframo Nuovo de Naples où il passe le reste de sa vie. Là, il s’occupe des frères malades de la communauté, ainsi que des pauvres et des malades de la ville. Il semble né pour cette tâche et un nombre croissant de personnes font appel à son extraordinaire compassion. Quand il n’est pas auprès des pauvres, il est dans les cellules et les chambres des malades, il soigne les lépreux, pour qui il confectionne une préparation à base de plantes pour couvrir la puanteur de leur chair en décomposition.

Il s’occupe aussi des aliénés. Il collecte de la nourriture et des vêtements, et personne ne sait ce qu’il mange, car sa ration de pain et de légumes nourrit toujours quelqu’un d’autre. Il accompagne tout cela de longues prières, particulièrement le Pater noster et le Salve Regina. Des guérisons miraculeuses commencent à être associées à ses soins et à ses prières. Le 14 août 1608, il confie à un frère avoir eu une vision de la sainte Vierge. Il contracte une pleuropneumonie et en meurt le 5 mars 1625.

Le 14 octobre 1947, il est déclaré serviteur de Dieu par le pape Pie XII, reconnu vénérable par Jean XXIII le 18 décembre 1959.

Martyrologe

A Rome, l’anniversaire des saints martyrs Macaire, Rufin, Just et Théophile.

A Alexandrie, la passion des saints Céréale, Pupule, Caïus et Sérapion.

En la même ville, la commémoraison des saints prêtres, diacres et d’un grand nombre d’autres qui, au temps de l’empereur Valérien, alors que sévissait une terrible peste, se dévouèrent au service des malades et affrontèrent volontiers la mort. La piété des fidèles introduisit la coutume de les honorer comme des martyrs.

A Rome, saint Hilaire, pape et confesseur.

Dans le Lyonnais, sur les montagnes du Jura, la mise au tombeau de saint Romain abbé. Le premier à mener dans ce désert la vie érémitique, il se rendit célèbre par ses vertus et ses miracles sans nombre, et devint dans la suite le père d’un grand nombre de moines.

A Pavie, la translation du corps de saint Augustin évêque, confesseur et docteur de l’église. Il fut apporté de l’île de Sardaigne par les soins de Luitprand, roi des Lombards.

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