« On ne me fera donc pas croire que la guerre faite au diesel est un hasard ».
À moins de vivre sur une autre planète, ceux qui vivent en France n’ignorent pas que le prix des carburants – particulièrement du gazole – a considérablement augmenté à la faveur (ou la défaveur selon le côté duquel on se place) de la guerre au Proche et Moyen-Orient engagée par les deux armées les plus morales du monde.
Pour l’instant, alors que les autorités en place peu convaincues de leur légitimité s’attendaient à une révolte pour le cas où le prix du carburant dépasserait les 2 euros, la population reste calme et subit.
Il y a bien quelques râleurs çà et là, quelques angoissés qui ont un peu chaud dans l’enfer fiscal voulu par nos dirigeants, mais rien d’inquiétant sur les ronds-points.
Ce qui ne laisse pas d’inquiéter l’auteur de ces lignes, c’est l’ingénierie sociale qu’on met en place autour de cette question. Et comme tout complotiste qui se respecte, je vois des complots partout où il y en a.
Or depuis que le cours des événements a eu l’influence que l’on sait sur le cours du pétrole et le prix de l’essence, on ne cesse d’entendre la petite musique des solutions alternatives aux carburants qui puent. Pas un jour sans que les médias ne nous vantent les bienfaits de la voiture électrique.
Pas un jour sans que les mêmes médias ne flattent notre instinct grégaire en nous disant que la voiture électrique est plébiscitée par de plus en plus de Français plus malins que la moyenne. Ceux qui me lisent savent ce que je pense de la voiture électrique, tout aussi polluante et bien moins fiable que la voiture thermique.
Si le gouvernement – élection oblige – était intervenu lors de la dernière fièvre de l’or noir en 2022, il assure aujourd’hui qu’il ne consentira pas (sauf à la marge) à une baisse fût-elle modeste des taxes pourtant confiscatoires sur le carburant.
Cependant, on ne m’enlèvera pas de l’idée que nos autorités voient dans ces hausses de prix qui touchent (comme toujours en pareil cas) les plus modestes et les plus vulnérables, une véritable aubaine.
Depuis maintenant plusieurs années, le pouvoir tente de restreindre le plus possible les déplacements de populations. J’y vois même un effort mondial concerté pour entraver les communications, qu’elles soient physiques (les déplacements) ou électroniques.
C’est comme si on voulait que les gens se parlent moins, communiquent moins et se rencontrent moins.
L’obligation faite aux gens de rouler « à l’électrique » en cela est bien utile parce que l’autonomie des véhicules étant ce qu’elle est et les temps de recharges étant ce qu’ils sont, il devient de plus en plus malaisé de faire de grands trajets en voiture comme on pouvait le faire avec sa voiture diesel qui est – rappelons-le – le carburant le plus propre et le plus économique.
On ne me fera donc pas croire que la guerre faite au diesel est un hasard.
Reste qu’il y a une chose que j’ai de la peine à comprendre :
Pendant que le coût du transport devient prohibitif pour ceux qui se lèvent tous les matins pour aller travailler, il semble que le coût du transport appliqué aux marchandises est beaucoup moins affecté.
J’entends déjà ceux qui me démentiront en me disant que les transporteurs souffrent aussi beaucoup et que l’impact se fait sentir sur les marchandises aussi. Il n’empêche que si le transport des marchandises coûtait le même prix qu’il coûte aux particuliers, il ne serait pas rentable de délocaliser les productions comme on le fait.
En effet, les industriels délocalisent comme des forcenés.
Témoins, l’histoire de Sophie la girafe (1) qui vient de défrayer la chronique.
J’ai une certaine affection pour Sophie la girafe au motif que ma femme lui ressemble un peu, mais tel n’est pas ici mon propos.
Figurez-vous que ce jouet a fait une bonne partie de sa réputation sur le fait qu’il était entièrement fabriqué en France. Horreur, il n’en est rien.
Depuis 2013, la production est assurée par l’Empire du milieu.
Eh oui ! Même Sophie est fabriquée par des esclaves et vendue à des chômeurs.
De deux choses l’une : ou nous payons trop pour notre transport, ou Sophie ne paie pas assez.
Car si Sophie payait le juste prix, il ne serait pas si avantageux de la faire fabriquer si loin de ses consommateurs. Surtout depuis que les routes aériennes et maritimes sont rendues difficiles par la situation géopolitique.
Donc pendant que Nicolas qui paie est littéralement étranglé par un État obèse et voyou, Sophie la girafe, elle, voyage à prix réduit.
Il serait pourtant assez simple de reporter une partie des taxes payées par les automobilistes sur le transport du fret.
Il est tout de même étrange que la mafia mondialiste n’y ait pas pensé.
Peut-être ne lit-elle pas assez notre média.
Jacques Frantz
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(1) Sophie la Girafe : jouet emblématique de 18 centimètres, vendu entre 700.000 et 800.000 exemplaires par an en France et écoulé à plus de 70 millions d’unités dans 85 pays depuis 1961,
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