« Le portrait de la meurtrière de Sharon Tate
en Vierge Marie sur un vitrail de Notre Dame. »
À gauche, Susan Atkins, la meurtrière de Sharon Tate, complice de Charles Manson, surnommée la prêtresse de la « Manson family ».
À droite, une représentation par Claire Tabouret de la Sainte Vierge, entourée des disciples, l’une des six maquettes grandeur nature de 7 mètres de haut sur 4 mètres de large de l’exposition « D’un seul souffle », du Grand Palais.
Ressemblance troublante, non ?
« Réjouissons-nous que l’Église se soucie à nouveau d’art sacré et de création », titrait le journal La Croix en décembre dernier, à propos de l’exposition des « œuvres » de Claire Tabouret.
L’argument ? « L’Église, pendant des siècles, a été le mécène de l’art contemporain » ! Certes ! Il est vrai que le pape Clément VII, qui commanda à Michel Ange Le Jugement Dernier, était son contemporain.
Reste qu’Emmanuel Macron n’est pas pape, que Claire Tabouret n’est pas Michel Ange, que l’argument de la nouveauté utilisé sans discernement demeure un sophisme fallacieux, et que l’installation des vitraux (pour la modeste somme de 4 millions d’euros) en remplacement de ceux de Viollet Leduc pose de multiples questions.
Il s’agit, pour mémoire, des vitraux se trouvant dans les chapelles Saint-Joseph, Sainte-Clothilde, Saint-Vincent-de-Paul, Sainte-Geneviève, Saint-Denys et Saint-Paul-Chen, lesquelles sont toutes situées dans le collatéral sud de la cathédrale.
Rappelons également que la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture s’est déclarée en défaveur du projet, et qu’une pétition contre lui a déjà réuni plus de 300.000 signatures selon La Tribune de l’Art, qui est à l’origine de l’opération.
Outre le débat sur l’esthétique, celui sur le droit du présent à remplacer le passé, intéressons-nous à cette étrange ressemblance, qui a fait couler beaucoup d’encre virtuel sur les réseaux sociaux. Et rappelons quelques faits :
Claire Tabouret, née le 25 septembre 1981 à Pertuis dans le Vaucluse, vit et travaille dans le quartier de Los Félis, l’un des plus vieux quartiers de Los Angeles, des plus luxueux aussi.
Or ce quartier est tristement connu pour avoir abrité, non loin de chez elle, la maison de Leno et Rosemay La Bianca, où tous deux furent sauvagement assassinés par Tex Watson, accompagné par Charles Manson et Susan Atkins.
C’était le 10 aout 1969. La veille, Susan Atkins avait lacéré Sharon Tate et son enfant arrivé presque à terme de seize coups de poignard, l’avait pendue et sur la porte d’entrée avait écrit le mot Pig (porc) avec le sang de sa victime
Coïncidence, ce voisinage ? Cela se peut encore !
Mais voici que Mme Tabouret possède sa seule résidence hors d’Europe au Barker Ranch, à côté du ranch Myers, dans la célèbre Vallée de la Mort du désert de Mojave. Or ce ranch Myers fut le quartier général de la famille Manson de 1968 à 1969.
Le clan maudit habita même dans les deux propriétés mitoyennes à certains moments. C’est là qu’ils furent arrêtés lors de raids entrepris les 10 et 12 octobre 1969.
La petite histoire raconte que Charles Manson, celui qu’Atkins prenait dans son délirium pour Jésus-Christ, fut retrouvé caché sous le lavabo de la salle de bains.
Madame Tabouret ! Quelle est vraiment donc cette énigmatique plasticienne qui, pour créer à l’abri des regards indiscrets, acheta en 2016 l’ancienne demeure d’une bande de meurtriers ?
Pourquoi le président Macron défend-il son projet contre l’avis de tous ? et pourquoi une telle fascination pour l’affaire Manson et Atkins ?
Sur son compte X, Christine Boutin a récemment relayé un tweet qui parle d’une plainte déposée en Italie contre le travestissement des vitraux de Notre Dame.
On y lit que Madame Tabouret appartiendrait à trois loges internationales :
– Tolerance lodge n°2 – Memphis-Misraïm (Isis cult) – Logia Estrellas (loge californienne)
Fake ou pas ?
Reste cette étrange ressemblance, qui, comme ces hasards de voisinage, semble trop voyante pour être honnête.
Le portrait de la meurtrière de Sharon Tate en Vierge Marie sur un vitrail de Notre Dame, s’il devait être installé, serait tout simplement un sacrilège.
Le Petit Béraldien
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