La renonciation au pontificat par le pape Benoit XVI a depuis lors soulevé des questions légitime. Le Vatican vient de confirmer que les allégations, présentées depuis plusieurs années, ont déclenché une enquête active sur sa validité.
Le bureau du procureur général de la Cité du Vatican mène l’enquête sur la renonciation de Benoit XVI
Le site LifeSiteNews lance la bombe : « C’est la première fois que le bureau du procureur général de la Cité du Vatican confirme par écrit que les allégations, présentées depuis plusieurs années, ont déclenché une enquête active sur la validité de la démission de Benoît XVI » écrit son journaliste fondateur John-Henry Westen dans l’édition d‘hier mardi 15 avril 2026.
Le Bureau du procureur général de la Cité du Vatican est l’organe chargé de mener les enquêtes pénales pour le compte du Tribunal pénal de la Cité du Vatican, communément appelé « Tribunal pénal du Vatican ».
Le journaliste américain note que son confrère italien Andrea Cionci, fort de vingt ans d’expérience dans les plus grands quotidiens italiens et auteur du best-seller « Le Code Ratzinger » (25 000 exemplaires vendus et traduit en cinq langues), mène depuis 2020, l’une des analyses les plus approfondies de la démission de Benoît XVI. C’est cette analyse qui conduit le Vatican a mené une enquête.
LifeSiteNews affirme avoir « reçu et vérifié de manière indépendante l’intégralité de la chaîne de possession de la réponse officielle, y compris le courriel du Bureau du Promoteur (avec l’avocat Roberto Tieghi), la demande formelle d’accès de l’avocat datée du 26 mars 2026, et les copies tamponnées du reçu du Vatican de la requête initiale et de ses annexes. Dans une lettre datée du 30 mars 2026 (Prot. n° 15/25 RGP), le professeur Alessandro Diddi, Promoteur de Justice, a rejeté une demande d’accès au dossier d’enquête préliminaire. Ce rejet était motivé uniquement par des raisons de procédure, la demande faisant l’objet d’une enquête, et non par un caractère non fondé de celle-ci. La lettre indique explicitement (traduction de l’italien) : « … le Bureau mène des enquêtes et il n’est pas possible, à ce stade, de prévoir quand elles seront terminées. »
Cette procédure pénale ouverte constitue un développement significatif dans le débat actuel sur sa démission de 2013
LSN continue :
« C’est la première fois que le Service des enquêtes criminelles du Vatican déclare officiellement par écrit que les allégations de Cionci, formulées sur plusieurs années, ont donné lieu à une enquête en cours sur la validité de la démission de Benoît XVI. Même si l’enquête se conclut sans publication de conclusions, l’existence même d’une procédure pénale ouverte constitue un développement significatif dans le débat actuel sur sa démission de 2013.
« Soutenu par une équipe de latinistes, de canonistes, de juristes et d’historiens de l’Église, Cionci a publié 1 500 articles, enregistré 2 800 podcasts, participé à 185 conférences et présenté 55 requêtes. Le 6 juin 2024, il a déposé la requête initiale de 100 pages (protocole 116/24) auprès du Tribunal pénal de l’État de la Cité du Vatican. Par la suite, la Déclaration a été complétée par un premier complément formel le 13 février 2025, un second le 11 novembre 2025, et une nouvelle plainte en février 2026 concernant la falsification présumée de la Déclaration elle-même.
« L’argument central est que la Déclaration de Benoît XVI a délibérément ou canoniquement distingué entre munus (la fonction papale elle-même) et ministerium (l’exercice de cette fonction), rendant la démission invalide et entravant l’exercice du Siège (sede impedita). »
Le quotidien catholique américain rappelle que Benoit XVI lui-même avait « employé un langage similaire. Dans sa Déclaration, il a affirmé renoncer au « ministère » (ministerium) d’évêque de Rome sans pour autant renoncer explicitement au munus pétrinien. Lors de sa dernière audience générale, le 27 février 2013, il a déclaré renoncer uniquement à « l’exercice actif du ministère », tout en demeurant « d’une manière nouvelle auprès du Seigneur crucifié » et en poursuivant « le service de la prière » dans « l’enceinte de saint Pierre ». Son secrétaire particulier, l’archevêque Georg Gänswein, a par la suite décrit cette situation comme un « ministère pétrinien élargi », comportant une dimension à la fois active et contemplative. Toutefois, Benoît XVI et Mgr Gänswein ont tous deux explicitement rejeté l’idée que de telles distinctions invalidaient sa démission ou lui permettaient de conserver le munus ».
Pour Cionci, cette enquête soulève le problème de la sede vacante
Le journaliste Andrea Cionci a informé LifeSite qu’il avait été personnellement interrogé par le Promoteur de la Justice, le professeur Alessandro Diddi, en tant que témoin pendant quatre heures le 12 avril 2025, confirmant ainsi le caractère actif de l’enquête.
Andrea Cionci, avec quelques théologiens accrédités au sein de l’église conciliaire, comme le père Giorgio Maria Faré, prêtre carme et docteur en théologie fondamentale de l’Université pontificale grégorienne de Rome et le père Fernando Maria Cornet, titulaire de diplômes en théologie et en patristique de l’Institut pontifical patristique Augustinianum de Rome, bien qu’avec des divergences d’opinion, se rapprochent de la position de la sede impedita, en raison de cette renonciation qui pourrait être invalide.
LSN conclut :
« La lettre authentifiée du 30 mars confirme que l’enquête reste ouverte et que sa date de conclusion est inconnue. Les partisans de Cionci y voient une preuve concrète que le Vatican ne peut plus ignorer la question de la sede impedita. »
Le chaos est bien partout au sein de l’église conciliaire…
Francesca de Villasmundo
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