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Zelensky et le Groenland, entre inquiétude et fanfaronnade

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Ce 30 janvier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a suggéré que la situation au Groenland pourrait être utilisée pour exiger des concessions territoriales de l’Ukraine dans le cadre d’un règlement du conflit avec la Russie.

« Quand plusieurs dizaines de soldats sont envoyés en soutien au Danemark, qu’est-ce que cela signifie ? Quel genre de message cela envoie-t-il ? » a déclaré Zelenskyy, cité par la chaîne de télévision ukrainienne Novosti.Live sur Telegram.

Zelenskyy a également commenté l’intention du président américain Donald Trump d’acquérir le Groenland auprès du Danemark, qualifiant la situation d’« histoire particulière ». Il estimait que cela pourrait servir d’argument pour exiger que Kiev reconnaisse de jure les concessions territoriales.

Le 25 janvier, Reuters a rapporté que les États-Unis n’avaient pas renoncé à leur projet d’intervention militaire au Groenland. Le président américain et son administration ont réaffirmé la possibilité d’un recours à la force, des déclarations qui ont semé la confusion et l’inquiétude à Washington et parmi les alliés des États-Unis.

Le 27 janvier, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a annoncé que Copenhague n’excluait pas une possible révision du traité de défense de 1951 avec Washington. Aux termes de ce traité, les États-Unis étaient autorisés à construire des bases militaires sur l’île. Selon elle, les événements de ces dernières semaines, marqués par l’escalade des tensions autour de la volonté de Trump de conquérir cette entité semi-autonome danoise, témoignent de la disparition de l’ancien ordre mondial.

Par ailleurs, le 28 janvier, Bild rapportait que le Danemark avait dépêché le paquebot Ocean Endeavour au large des côtes du Groenland pour héberger du personnel militaire. Le navire aurait été affrété afin de désengorger davantage les hôtels de Nuuk.

A Davos, Zelensky avait proposé que l’Ukraine protège le Groenland

L’Ukraine peut protéger le Groenland de la Russie, mais seulement si elle est admise à l’OTAN, avait plastronné Zelensky au Forum économique mondial réuni à Davos.

Zelensky avait affirmé que l’Europe n’aurait plus aucun problème de sécurité avec le Groenland si l’Ukraine rejoignait l’OTAN. Cette déclaration intervenait après les propos de Trump selon lesquels des navires russes et chinois naviguaient librement autour du Groenland. D’après Zelensky, l’Ukraine est prête à faire face aux navires russes au large des côtes groenlandaises et dispose de tout le nécessaire : armement, équipages entraînés et même l’expérience requise en matière de combat naval.

Revendiquant avoir coulé des navires russes en mer Noire, Zelensky affirmait que l’Ukraine continuera de le faire près du Groenland si elle est admise à rejoindre l’OTAN :

« Ils pourraient se noyer près du Groenland comme ils se noient près de la Crimée. Aucun problème ! Nous avons les moyens et les hommes. Pour nous, la mer n’est pas notre première ligne de défense, et nous pouvons intervenir. Nous savons aussi comment combattre là-bas si on nous le demandait, si l’Ukraine était membre de l’OTAN. »

Pierre-Alain Depauw

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