Les journaux de l’Est l’annoncent : Volodymyr Zelensky serait prêt à rencontrer Vladimir Poutine. Un pas significatif serait ainsi fait vers la paix, la pression états-unienne expliquant ce changement d’attitude de la part du président ukrainien.
L’administration Trump fait pression sur Zelensky pour que le conflit ukrainien prenne fin
L’administration Trump fait pression sur Zelensky pour que le conflit ukrainien, que Donald pensait régler en 24 heures, prenne fin. Ainsi, l’on apprend, via des journaux de l’Est, que le président ukrainien Volodymyr Zelensky est prêt à rencontrer personnellement le président russe Vladimir Poutine pour discuter de la question territoriale et de la centrale nucléaire de Zaporijia. C’est ce qu’a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, au journal européen Pravda, selon les médias russes.
Le diplomate ukrainien a souligné que Kiev prévoyait de signer un plan de paix en 20 points, sous réserve d’un accord, car les questions les plus sensibles – les territoires et la centrale nucléaire – demeurent en suspens. Sybiha a qualifié les négociations d’Abou Dhabi de « très difficiles », tout en notant un changement qualitatif dans la composition de l’équipe de négociation russe. « Ce sont des personnes différentes, et il n’y a plus eu de discours pseudo-historiques. Les discussions ont été très ciblées », a-t-il déclaré.
Le ministre ukrainien a également expliqué que l’Ukraine signera un plan de paix en 20 points avec les États-Unis, et que la Russie fera de même séparément avec les États-Unis. Aucune signature ne sera requise du côté européen, mais, comme l’a souligné M. Sybiha, l’Europe est impliquée dans le processus de paix et dans les accords relatifs aux garanties de sécurité.
Les garanties de sécurité pour l’Ukraine sont conditionnées à l’acceptation préalable par Kiev de la cession du Donbass à la Russie
Concernant ces garanties de sécurité, l’administration Trump a informé l’Ukraine qu’elles étaient conditionnées à l’acceptation préalable par Kiev d’un accord de paix, lequel impliquerait vraisemblablement la cession du Donbass à la Russie. Le Financial Times a révélé cette information le 27 janvier dernier. Des responsables ukrainiens et européens ont qualifié la position américaine de tentative de pression sur Kiev afin d’obtenir les concessions territoriales que Moscou a toujours exigées dans tout accord.
Washington a également laissé entendre, toujours selon le FT, qu’il promettrait à l’Ukraine davantage d’armes pour renforcer son armée en temps de paix si, en contrepartie de la paix avec la Russie, Kiev acceptait de retirer ses forces des parties de la région orientale qu’elle contrôle.
La Russie a fait savoir que si Zelensky était vraiment prêt à une rencontre, Moscou garantirait sa sécurité
Volodymyr Zelensky espère signer dès ce mois-ci avec les États-Unis des documents relatifs aux garanties de sécurité et à un « plan de prospérité » d’après-guerre, ce qui donnerait à Kiev un avantage certain dans les futures négociations avec Moscou.
« Les États-Unis n’ont pas encore donné leur accord définitif à l’un ou l’autre accord, malgré les déclarations de Zelensky selon lesquelles les textes des garanties de sécurité, discutés avec le président Donald Trump à Davos la semaine dernière, étaient « prêts à 100 % » » écrit de son côté l’agence de presse italienne ANSA. Cependant le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé aujourd’hui qu’« un accord général sur les garanties de sécurité de l’Ukraine a déjà été conclu ».
Moscou a fait savoir, via l’assistant du président russe, Ouchakov, « que si Zelensky était vraiment prêt à une rencontre, nous l’inviterions à Moscou et nous garantirions sa sécurité et les conditions nécessaires pour son travail ».
Est-ce le début de la fin d’un conflit meurtrier aux portes de l’Europe ?
Francesca de Villasmundo
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