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Epstein avait obtenu pour sa « filleule » une visite de Buckingham Palace et du 10 Downing Street

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Parmi les millions de pages de documents mis en ligne par la justice américaine au sujet de l’enquête sur Jeffrey Epstein, milliardaire pédo-criminel lié au Mossad, figurent de nombreux échanges avec Peter Mandelson.

Sur demande d’Epstein, Peter Mandelson ouvre les portes du 10 Downing Street à Celina Dubin

Rappelons que Peter Mandelson a été Commissaire européen au Commerce (2004-2008), Premier secrétaire d’Etat britannique (2009-2010), ambassadeur du Royaume-Uni aux Etats-Unis (de février à septembre 2025) sur nomination de l’actuel Premier ministre britannique Keir Starmer, et a transmis à Jeffrey Epstein des documents confidentiels, notamment lorsqu’il était ministre du Commerce de 2008 à 2010. Mandelson a, par exemple, transmis à Epstein des informations confidentielles durant la crise de la dette dans la zone euro, en particuier au sujet des plans de sauvetage massifs. Lors de perquisitions effectuées dans les deux résidences de Peter Mandelson le 6 février 2026, les enquêteurs ont saisi des relevés bancaires révélant plusieurs versements effectués à son profit par Epstein pour un montant total de plus de 63.000 euros. Il est également apparu que le « compagnon » de Peter Mandelson a reçu environ 10 000 euros d’Epstein en 2009.

Mais l’examen des documents mis en ligne par la justice américaine nous apprend également que Peter Mandelson s’est occupé d’organiser la visite au 10 Downing Street d’une jeune fille de milliardaire présentée comme la « filleule » de Jeffrey Epstein.

Peter Mandelson occupait alors le poste de secrétaire aux affaires dans le gouvernement du Premier ministre Gordon Brown et siégeait à la Chambre des Lords.

La jeune fille en question est Celina Dubin, la fille de Glenn Dubin, l’un des cinq milliardaires qui ont le plus contribué à enrichir Jeffrey Epstein, et d’Eva Andersson-Dubin, qui n’est autre qu’une ancienne conquête d’Epstein.

Le 3 juillet 2009, Jeffrey Epstein écrit à Glenn Dubin qu’il va « organiser un voyage au Numéro 10, et à la Chambre des Lords avec Peter Mandelson ».

Le même jour, Epstein écrit directement à Peter Mandelson : « la personne la plus importante pour moi (après toi bien sûr) est ma filleule qui sera à Londres mercredi et jeudi prochain, que pouvons-nous faire pour que ce voyage soit très spécial… je t’en serais vraiment reconnaissant ».

Mandelson réagit trente minutes après en demandant : « Quel âge ? », ce à quoi Epstein répond « 15 », ajoutant qu’elle sera avec ses parents. » « Chambre des Lords, numéro 10, juste pour dix minutes, ça signifierait beaucoup pour moi », ajoute-t-il.

Mandelson répond : « Parfait pour tout ». Epstein répond : « Formidable. A qui doit-elle s’adresser ? »

Quelques jours plus tard, Mandelson répond faire de son mieux pour satisfaire la demande. Epstein transmet la réponse de Mandelson à Glenn Dubin.

« Andrew a pris le thé avec les enfants Dubin »

Glenn Dubin écrit le 8 juillet 2009 à Epstein : « Le temps de la première fois au palais du Buck… …Andrew était formidable. Merci ! G »

Quinze minutes plus tard, Epstein écrit à Ghislaine Maxwell : « Andrew a pris le thé avec les enfants Dubin et Glenn. »

Les courriels font référence à Andrew Mountbatten-Windsor, ex-prince et frère du roi Charles de Grande-Bretagne.

Les liens entre Epstein et Mandelson ont entraîné la démission de deux hauts conseillers du gouvernement. Dans une tentative de contenir la crise, le Premier ministre a déclaré que tous les documents relatifs à la nomination de Mandelson seraient rendus publics. Les premières publications de ce qui est devenu les « dossiers Mandelson » montre que, avant sa nomination à Washington, des responsables britanniques avaient explicitement averti le Premier ministre que ses liens de longue date avec Epstein représentaient un « risque réputationnel » pour le pays.

Une correspondance interne montre que les responsables gouvernementaux étaient au courant et ont exprimé des inquiétudes auprès du chef de cabinet du Premier ministre. La nomination a néanmoins eu lieu. Mais, malgré ces révélations, Starmer a jusqu’ici refusé d’entendre les appels à sa démission.

« J’adore le dégoûtant »

Dès juin 2002, les emails montrent Peter Mandelson déjà en contact direct avec Ghislaine Maxwell.

« J’adore le dégoûtant. C’est pour ça que je suis sauvage et dangereux… », écrivit Mandelson à Ghislaine Maxwell.

Dans le même échange, il évoque ensuite un possible travail de conseil politique et économique aux États-Unis, parlant des contacts liés à l’ancien sénateur américain George Mitchell.

Toujours dans le même échange, il apparaît que Peter Mandelson a fait irruption durant un déjeuner avec Epstein, ce qui a provoqué une réprimande transmise par Maxwell : « Tu as gâché le déjeuner de Jeffrey. Pete, je t’ai déjà prévenu à ce sujet. Comporte-toi bien ou tu seras puni comme le mauvais garçon que tu es. »

À cette époque, Mandelson avait déjà été contraint de démissionner deux fois du gouvernement — d’abord, après avoir contracté un prêt de 373 000 livres auprès de son collègue ministre Geoffrey Robinson pour acheter une maison, puis après avoir été accusé d’être intervenu dans une demande de passeport pour l’homme d’affaires Srichand Hinduja.

En 2003, des messages de Mandelson à Epstein sont conservés dans un livre d’anniversaire compilé pour Epstein à l’occasion de ses cinquante ans. Plusieurs pages montrent des photographies des deux hommes ensemble, accompagnées de notes manuscrites dans lesquelles Mandelson qualifie Epstein de son « meilleur ami ».

Les relevés bancaires de 2003 et juin 2004 montrent plusieurs paiements d’une valeur de 25 000 $ chacun effectués par Epstein sur des comptes associés à Mandelson.

D’autres courriels indiquent également que Mandelson souhaitait un niveau de vie qu’un rôle dans la vie politique ne permet pas d’atteindre de façon normale. Epstein a donc permis à Mandelson de fréquenter le monde des ultra-riches. « Quand vas-tu sur l’île à Noël ? J’ai du mal à obtenir des billets d’avion pour St Barts et je me demandais s’il est possible de passer par les États-Unis, New York ou Miami », demande Mandelson à Epstein lors d’un échange en 2005.

Epstein répond : « Je peux payer tes billets si besoin. » Un autre message de Ghislaine Maxwell à Epstein : « J’ai demandé à Mandelson comment il se rendait sur l’île – il a dit j’espère que JE lui envoie l’hélico… donc je suppose que tu veux que je lui fasse monter l’avion ».

Les messages montrent que Mandelson a été impressionné par l’île d’Epstein et son manoir à New York qu’il a fréquenté à plusieurs reprises. Des photos montrent Mandelson en peignoir riant avec Epstein aux côtés du prince Andrew.

Une autre photo montre Mandelson en sous-vêtements parlant avec une femme non identifiée dans la résidence d’Epstein.

En 2008, lorsqu’Epstein est arrêté pour prostitution de mineure, Mandelson donne des conseils : « Tu te défends, donc il te faut de la stratégie », écrit-il.

En apprenant la condamnation d’Epstein, Mandelson écrit : « Je pense beaucoup à toi et je me sens désespéré et furieux de ce qui s’est passé… Tes amis restent avec toi et t’aiment. »

« Conseiller spécial non rémunéré »

Malgré la condamnation d’Epstein, les deux hommes conservent des relations fréquentes.

Leurs échanges s’intensifient en juin 2009, lorsque Mandelson entre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown.

Dans un courriel, Epstein décrit Mandelson comme « sournois » après avoir fait pression sur une banque pour garantir un projet minier soutenu par leur associée commune Ariane de Rothschild.

Lorsque Mandelson reçoit la « charge de toutes les universités », Epstein lui suggère d’établir un prix en « cyberguerre et intelligence artificielle », un domaine dans lequel Epstein a des intérêts financiers personnels. Mandelson répond :  « Tu peux devenir mon conseiller spécial non rémunéré ».

Une note intéressante transmise à Epstein provient de Nick Butler, un conseiller spécial, exposant des problèmes commerciaux au Premier ministre. Epstein donne à Mandelson ses avis sur la note. «  Le gouvernement devrait prendre en compte non seulement les actifs matériels mais aussi les actifs « INTELLECTUELS » qui ne sont pas exploités », écrit-il.

« J’ai fait un long rêve à ton sujet la nuit dernière », écrit Mandelson à Epstein.

Dans un autre échange, Epstein agit comme un confident. Mandelson écrit à Epstein : « Tu es la seule personne à tout savoir de moi ».

En septembre 2009, Reinaldo Avila da Silva, le « compagnon » de Peter Mandelson, adresse un courriel à Epstein pour demander une aide financière. Epstein se montre d’accord : « Je vais virer immédiatement le montant de votre prêt. » Un paiement de 10 000 livres suit. Mandelson envoie un e-mail à Epstein avec une note de prudence : « Rappele-lui que pour éviter une déclaration de taxe sur les dons, il doit s’agir d’un prêt. » Quelques jours plus tard, da Silva confirme la réception des fonds : « Merci pour l’argent qui est arrivé sur mon compte ce matin. »

Le contact entre Mandelson et Epstein s’est poursuivi jusqu’en 2019. Dans l’un de leurs derniers échanges, Mandelson écrit à Epstein au sujet de Donald Trump : « Au fait, en tant que praticien politique, Donald est phénoménal ».

Alain Escada

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