Des images d’un débat organisé par l’Institute for New Economic Thinking (INET) datant de 2015 entre George Soros et Chrystia Freeland, aujourd’hui conseillère de Zelensky pour le développement économique de l’Ukraine, ont refait surface. Dans cet échange, ils ont tous deux reconnu ouvertement que le gouvernement ukrainien post-Maïdan était composé de personnes toutes liées à l’Open Society de Soros.
25 ans plus tard, ils étaient les ministres du nouveau gouvernement ukrainien
« Je vous ai rencontré pour la première fois en Ukraine en 1990, lorsque vous avez commencé ces efforts. C’est vraiment étonnant — un nouveau gouvernement ukrainien, une nouvelle direction. Tous ceux que je connais dans ce groupe ont été en quelque sorte liés à Open Society, littéralement. Soit les gens ont personnellement reçu une bourse, soit, vous savez, leurs épouses ont reçu une bourse. C’est vraiment une chose étonnante. », expliquait alors Chrystia Freeland.
George Soros avait répondu : « Eh bien, pour moi, c’est une impression assez forte de voir ça. Et je n’avais pas vraiment réalisé l’influence considérable qu’ils avaient eue sur une période de 25 ans, parce que c’étaient des étudiants. Et 25 ans plus tard, ils sont devenus des leaders. »
George Soros est impliqué en Ukraine depuis la chute de l’Union soviétique. Le New Yorker a publié un article détaillé en janvier 1995 relatant ses premières ingérences dans le pays.
Il s’est rendu en Ukraine en mars 2004 et a été accueilli par des manifestants qui lui reprochaient de fomenter une révolution de couleur en Ukraine. La Révolution orange a eu lieu l’automne suivant.
Conseillère économique du gouvernement ukrainien
Le 4 janvier 2026, le président ukrainien Volodymyr Zelensky annonçait la nomination de Chrystia Freeland comme conseillère économique du gouvernement ukrainien, à titre bénévole. Cette nomination a suscité des critiques de la part des conservateurs canadiens qui ont dénoncé un conflit d’intérêts avec son rôle de députée. Quelques heures après l’annonce de sa nomination, elle a déclaré avoir l’intention de démissionner de son siège au Parlement dans les semaines qui suivent. Sa démission a été effective le 9 janvier et a donné lieu à une élection partielle le 13 avril 2026.
Au préalable, Chrystia Freeland avait été représentante spéciale du Premier ministre canadien pour la reconstruction de l’Ukraine. Elle a aussi été naguère ministre canadienne des Finances du gouvernement libéral de Justin Trudeau.
« L’Ukraine est au cœur du combat mondial pour la démocratie et je suis heureuse de pouvoir y contribuer bénévolement », écrivait Chrystia Freeland, sur X, après après avoir accepté le poste de conseillère économique auprès du président Zelensky. À 57 ans, elle a quitté une longue carrière politique au Canada pour se consacrer pleinement à l’Ukraine, pays d’origine de sa mère et avec lequel elle entretient des liens forts.
Étudiante, Chrystia Freeland était allée à Kiev, où elle a intégré des programmes qui militaient pour l’indépendance.
C’est officiellement comme journaliste, en tant que correspondante à Kiev du Washington Post, du Financial Times et de The Economist, que Chrystia Freeland a couvert l’indépendance de l’Ukraine en 1991.
Elle est une amie de George Soros depuis de nombreuses années.
Pierre-Alain Depauw
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