Le Sénat vient de dire « non » à la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté voulue par Macron. Une victoire pour la vie, une défaite pour le président de la République. Mais la bataille n’est pas gagnée.
Le mercredi 21 janvier 2026, le Sénat a rejeté l’article central de la proposition de loi Forloni sur « l’aide à mourir »
L’euthanasie en agonie grâce aux sénateurs, -d’un âge majoritairement plus avancé que les députés et peut-être inquiets d’être les futurs ‘patients’ de l’euthanasie- : le mercredi 21 janvier 2026, le Sénat a rejeté l’article central de la proposition de loi Forloni sur « l’aide à mourir ».
Les sénateurs ont recentré le texte « sur les véritables besoins d’accompagnement des personnes en fin de vie et le soulagement de leurs souffrances, faisant ainsi preuve d’une sagesse précieuse, loin des postures idéologiques » explique le Syndicat de la famille qui rappelle que cela suit le positionnement des Français sur ce sujet :
« il n’existe en France ni consensus dans la société, ni attente forte en faveur du suicide assisté et de l’euthanasie. Derrière les slogans et les présentations simplistes, la société reste très majoritairement attachée à des réponses fondées sur le soin, l’accompagnement et la solidarité. »
Par 144 voix pour et 123 contre, le Sénat français a ainsi dit « non » l’article 4 du projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté, qui en constituait le fondement même. Les débats reprendront le 26 janvier. Le 27 mai 2025, ce texte avait été adopté par l’Assemblée nationale avec 305 voix pour et 199 contre. Il aurait permis à tout résident français âgé de plus de 18 ans et souffrant d’une maladie grave, incurable, à un stade avancé ou en phase terminale, de recourir à une assistance médicale pour mettre fin à ses jours. Les patients éligibles auraient dû déclarer souffrir de douleurs physiques ou psychologiques constantes et insupportables. Ce texte autorisait le suicide assisté et l’euthanasie pour les patients même en phase terminale, lorsqu’il leur restait plusieurs mois à vivre.
Le vote des sénateurs a fait l’effet d’un véritable coup de théâtre
Le vote des sénateurs a fait l’effet d’un véritable coup de théâtre, l’intelligentzia franc-maçonne qui gouverne escomptant une issue facile en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté. La stupeur étant telle, le président de la Commission des affaires Sociales, le sénateur LR, Philippe Mouiller (LR), fervent partisan de l’euthanasie et du suicide assisté, a demandé une suspension de séance. Pour se dégriser de cette défaite cuisante mais cette fois-ci dans les salons feutrés du Palais du Luxembourg et non dans une cellule de dégrisement comme en octobre dernier après qu’il a été retrouvé blessé et en état d’ivresse devant son domicile parisien.
Le texte issu de cet examen a adopté un amendement reconnaissant explicitement le droit au meilleur soulagement possible de la douleur, « sans aucune intervention volontaire visant à provoquer la mort », un amendement qui consacre l’interdiction de l’euthanasie et du suicide assisté. La rupture est nette entre le texte de l’Assemblée nationale et celui du Sénat.
La Franc-Maçonnerie est derrière la promotion de l’euthanasie et du suicide assistée
L’examen du reste du projet de loi reprendra lundi 26 janvier après-midi. Des développements inattendus restent possibles, mais l’interdiction catégorique de toute ouverture à l’aide au suicide et à l’euthanasie entraînera sans doute des répercussions. « Pour que le texte ainsi réécrit soit bien celui-ci qui conclura la 1ère lecture au Sénat, il faut encore qu’il soit adopté lors du vote solennel sur l’ensemble du texte prévu le 28 janvier. Il reviendra ensuite à l’Assemblée nationale en 2nde lecture, puis à nouveau au Sénat. En revanche, s’il est rejeté le 28 janvier, la version de l’Assemblée nationale resterait d’actualité » souligne le Syndicat de la Famille
Bien entendu, les camps politiques sont divisés, mais il convient de rappeler que parmi les promoteurs d’une législation sur l’euthanasie figure la Grande Loge de France, à laquelle le président Macron lui-même, lors de sa visite le 5 mai 2025, avait promis une approbation rapide et/ou un référendum sur la question. Face à la force de frappe des loges pour manipuler l’opinion et faire pression sur les politiques, la victoire de la Vie et de ses partisans est donc loin d’être encore gagnée.
Francesca de Villasmundo
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