Site icon medias-presse.info

La nièce du président d’honneur de la LICRA candidate RN

MPI vous informe gratuitement, Recevez la liste des nouveaux articles

Je veux recevoir la lettre d'information :

Nous n’envoyons pas de messages indésirables ! Lisez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Julia Jakubowicz, nièce d’Alain Jakubowicz

Ce n’est pas une plaisanterie. Julia Jakubowicz, nièce d’Alain Jakubowicz, sera candidate à la mairie du neuvième arrondissement de Paris sous la bannière UDR-RN. avec le soutien d’Eric Ciotti et de Jordan Bardella.

Pour l’instant, le principal média auquel elle a accordé une interview est i24News, la chaîne de télévision… israélienne. Elle y est décrite comme « juive pratiquante » et il est bien entendu fait état qu’elle est la nièce d’Alain Jakubowicz qualifié de « figure historique de la lutte contre l’extrême droite ». Elle « assume un positionnement qui bouscule », affirme que « la nature de la menace a évolué » et estime que « les priorités sécuritaires, la liberté de culte et le soutien à Israël ne seraient plus suffisamment portés par les partis traditionnels ». Ce qui confirme implicitement qu’elle considère que le RN soutient Israël, ce qui est aujourd’hui manifeste pour tous sauf pour les aveugles et les sourds.

Le long processus de validation du RN par Israël

Cette candidature est dans la suite logique d’un long processus au cours duquel Marine Le Pen et Jordan Bardella ont tout fait pour obtenir la validation par Israël de leur légitimité à exercer le pouvoir politique en France, devenant pour cela bons amis avec Meyer Habib et se rendant en Israël à l’invitation officielle d’un ministre de Benjamin Netanyahou.

Le RN, Marine Le Pen et Jordan Bardella en tête, à la marche contre l’antisémitisme avec un drapeau israélien

Pour mémoire, le discours d’Alain Jakubowicz en 2016, il y a tout juste dix ans, au dîner de la LICRA :

La troisième et dernière rupture à laquelle nous avons assisté au cours de ces dernières années, c’est la métamorphose supposée du Front national en un parti républicain.

Depuis que Marine LE PEN a succédé à son père et qu’elle a entrepris, avec une habileté que nul ne lui contestera, de « dédiaboliser » sa formation politique, elle vole de succès en succès et beaucoup d’entre nous se demandent, pour plagier Bertolt BRECHT, si cette ascension est résistible.

Nous sommes convaincus, à la LICRA, que si la façade a été hâtivement ravalée, le fonds de commerce, lui, ne s’est guère renouvelé. Sur fond d’attentats terroristes, de crise des réfugiés, de montée de l’euroscepticisme et de peur du chômage, le Front national engrange des voix en brandissant, comme toujours et peut-être plus que jamais, le spectre de l’invasion étrangère – comprenons bien sûr de la menace musulmane – et en prônant le repli nationaliste. Aujourd’hui comme hier, le Front national divise les Français et foule aux pieds les valeurs de la République en prétendant incarner une défense ombrageuse de la laïcité prétendument menacée par l’islam.

Une question jette cependant le trouble depuis quelque temps : le Front national a-t-il renoncé à l’antisémitisme de ses origines, dont les dérapages nauséabonds de son fondateur n’étaient que l’expression la plus visible ? Pour nous le faire croire, Marine LE PEN et ses plus proches lieutenants ne ménagent pas leurs efforts, mais ne nous y trompons pas. Non seulement le gros des troupes a du mal à renoncer à son discours traditionnel, mais surtout chacun voit bien que même chez les cadres directeurs du parti, il s’agit d’une habileté tactique. Louis ALIOT, vice-président du parti, a vendu lui-même involontairement la mèche dans un entretien avec l’historienne Valérie IGOUNET, à qui il déclarait (NDLR :interview de Valérie IGOUNET dans Télérama du 3 juin 2014) : « C’est l’antisémitisme qui empêche les gens de voter pour nous. Il n’y a que cela. À partir du moment où vous faites sauter le verrou de l’antisémitisme, vous libérez le reste. »

Le plus préoccupant, plus encore peut-être que les succès électoraux d’un FN qui serait devenu fréquentable, c’est la perfusion de ses idées dans de larges secteurs de l’opinion publique. À quoi servirait le plafond de verre qui, paraît-il, empêche la présidente de ce parti d’accéder aux responsabilités suprêmes, si ses idées, à défaut de sa personne, devaient parvenir au pouvoir ?

Or, le même Alain Jakubowicz fit évoluer son discours au gré des succès électoraux du RN combinés aux gages d’adhésion au national-sionisme. En mars 2025, interviewé par le magazine Le Point, Alain Jakubowicz prenait soudainement la défense de Marine Le Pen, lui qui durant des années avait fait preuve d’une mauvaise foi sans nom au sujet du FN puis du RN et qui était qualifié d’ « opposant historique au Rassemblement national ».

Notons encore que dans une tribune publiée par le journal Le Monde le 08 mai 2025, Alain Jakubowicz affirmait qu’ « il est temps de traiter le racisme et l’antisémitisme comme de délits de droit commun », c’est-à-dire non plus plus comme un délit d’opinion mais comme un crime. Or, qui décide aujourd’hui que telle opinion est à classer comme du racisme ou de l’antisémitisme, si ce n’est les officines de la police de la pensée de type LICRA.

Que penseront de la candidature de Julia Jakubowicz les si nombreux membres, sympathisants et électeurs du Front National puis du Rassemblement National qui ont été poursuivis devant les tribunaux par la LICRA ? Et Marine Le Pen a-t-elle déjà rejoint l’intergroupe parlementaire de la LICRA ?

Léo Kersauzie

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Quitter la version mobile