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Le chanoine de la cathédrale de Metz fumant devant le drapeau de Saint Michel

Ce matin du Samedi 17 Septembre, à 11h, des catholiques se sont rassemblés en la cathédrale de Metz afin de prier en réparation de la profanation de ce lieu saint.

Le sport : une idole dans le lieu saint

En effet, le 5 Septembre, la mairie de Metz avait organisé avec l’appui du chanoine titulaire l’abbé Dominique Thiry, la présentation des joueuses de l’équipe de handball messine, « les Dragonnes ». Le Républicain Lorrain décrivait ainsi l’évènement : « Metz Handball a vécu un moment « unique », hors du temps, ce lundi soir à la Cathédrale de Metz, à l’occasion de sa soirée de présentation. De nombreux supporters ont pu profiter de ce moment de communion ». Alors que le site internet du diocèse titrait sans rougir « La grande messe du Metz Handball dans la Lanterne du Bon Dieu ! ». La présentation des joueuses consistait en un défilé en tenue de sport puis en tenue de ville, entre les discours du président du club et du chanoine Coûtre de la cathédrale, en présence d’élus de la République. Voir l’article ci-après : https://www.medias-presse.info/la-cathedrale-de-metz-devolue-au-handball/162457/

Déroulement de notre action

A peine avons-nous franchi les contrôles à l’entrée de la cathédrale, que le chanoine se précipite sur nous pour nous dire que nos drapeaux sont interdits. Les bannières de Saint Michel Archange et de Sainte Jeanne d’Arc malvenus dans cette église ? Un comble !

Il était accompagné d’une dame énervée qui martelait l’ordre de ranger nos drapeaux. Le chanoine dit alors « je ne veux pas vous entendre ! Vous n’avez qu’à prier en silence ! » Et la dame de répéter : « Priez en silence ! » Difficile pour un groupe d’une trentaine de personnes et incompréhensible. Nous franchissons la ligne vociférante et nous dirigeons vers le chœur : là les fidèles s’installent sur les sièges et les porteurs de bannières sur les marches qui mènent au chœur. Nous présentons nos intentions de réciter un chapelet des mystères douloureux et l’acte de contrition, en réparation des offenses commises en ce lieu envers la Sainte Trinité. A peine le chapelet commencé, le chanoine arrive en trombe et nous demande d’arrêter ! Un fidèle courageux se lève et exprime fortement son incompréhension et son indignation.

Nous continuons malgré les injonctions et les menaces de l’abbé Thiry d’appeler la police. Nous n’y croyions pas une seconde… la police qui inquiète des fidèles catholiques qui prient… dans une église ! Et pourtant au 4ème mystère douloureux, 4 policiers arrivent vers nous, armés, et nous demandent de nous lever et de les suivre. La récitation du chapelet continue. A plusieurs reprises ils l’ont demandé « de gré ou de force ». La réponse est toujours non. Alors saisissant chacun un bras ils m’extirpent des marches.

Le chanoine me regarde en surplomb faisant les gros yeux, et la dame qui l’accompagnait depuis le début haussa le ton nous assénant des « allez brûler en enfer ». La miséricorde de ces personnes prétendument chrétiennes ne s’adresse visiblement pas à tous, certainement pas aux catholiques assumés. Là, les fonctionnaires de la police nationale me conduisent dehors avec les deux porteurs de bannières. Ils effectuent un contrôle d’identité, nous disent qu’ils devaient obéir à la demande du chanoine, maître des lieux pour ces deux motifs : les bannières doivent disparaître et nous gênerions le passage vers l’issue de secours (alors que nous n’étions pas au sol sur le dit passage mais sur les marches).

Les policiers visiblement pas très à l’aise avec la mission assignée sont restés respectueux et courtois, tout s’est passé dans le calme à l’extérieur, quand à l’intérieur des visiteurs étaient visiblement sous le choc et que quelques paroissiennes sortaient leur mouchoir devant ce qu’elle ne pensaient jamais voir en France.

Confidence

Nous apprîmes que les fidèles résistants catholiques ont terminé de prier le chapelet avec détermination. L’un d’eux confiait avoir entendu l’abbé Thiry insister lourdement auprès des policiers pour qu’ils interviennent. Ils rétorquèrent qu’ils n’avaient pas de motif pour le faire. Alors le chanoine invoqua l’entrave à l’issue de secours, argument discutable qui n’aura pas eu raison de la foi des catholiques de combat issus de tous milieux et de tous horizons.

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