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Mgr Vigano : Dans l’Eglise du pape François on est en train de légitimer l’homosexualité

L’archevêque Carlo Maria Viganò, qui a fait exploser la bombe McCarrick il y a deux ans, a été interrogé par le site Web Stilum Curiae du célèbre vaticaniste italien Marco Tosatti. Si Mgr Vigano est passé sur le devant de la scène médiatique grâce à son rôle dans ce qui est appelée depuis « l’affaire McCarrik », il a aussi acquis une certaine notoriété dans le monde catholique, particulièrement dans les milieux conservateur et traditionnel, par sa critique, inédite dans la bouche d’un prélat conciliaire, du concile Vatican II et de son esprit, la source empoisonnée de l’actuelle crise de l’Eglise catholique.

Voici la traduction d’un extrait de cet entretien exclusif, intitulé Le pape et les homosexeuls dans l’Eglise, qui traite du problème de « l’homosexualité » dans l’Eglise officielle :

« On veut attirer l’attention sur la maltraitance des enfants, explique Mgr Vigano, en l’écartant de la condamnation contextuelle claire et nécessaire des comportements homosexuels qui sont souvent la cause de ces abus. Pour Bergoglio et son  entourage, la sodomie n’est pas un péché qui appelle vengeance en présence de Dieu, comme l’enseigne le  Catéchisme. Les propos du Pape sur cette question – et plus encore les actions et les propos des gens dont il s’entoure – confirment malheureusement qu’une œuvre de légitimation de l’homosexualité est en cours, et que ce sont des prélats et des théologiens, ayant manifesté sans équivoque qu’ils ne sont pas fidèles à l’enseignement catholique, qui mènent ce discours. »

« Prenons le cardinal Tobin, dont les messages embarrassants sur son téléphone portable parlent d’eux-mêmes,  continue le prélat conciliaire.  Il a clairement déclaré qu’il ne partageait pas la condamnation de la sodomie présente dans le  catéchisme, refusant de définir les actes homosexuels comme ‘’intrinsèquement désordonnés’’. Et ces déclarations font suite au soutien du cardinal au livre Construire un pont du père James Martin SJ, qui a le même contenu. On retrouve donc un cardinal ami de McCarrick, engagé en faveur des mouvements LGBT et du jésuite que Bergoglio a nommé Conseiller du Secrétariat aux Communications du Saint-Siège, l’invitant même à prendre la parole à la Rencontre Mondiale des Familles de 2018 à Dublin et le recevant en audience. Le cardinal Cupich s’est également prononcé à plusieurs reprises en faveur des homosexuels et lors du Synode des jeunes – auquel il a été invité à participer par le Pape sans avoir été voté par les évêques américains –  le sujet controversé des relations homosexuelles a été inclus dans l’Instrumentum laboris sans qu’aucun groupe de jeunes ne l’ait demandé. Je rappelle,  en passant, que Cupich a été imposé au bureau de Chicago par Bergoglio, contre l’avis de la nonciature. 

« Les intérêts sont donc clairement ceux du ‘’lobby gay’’ qui s’est infiltré dans l’Église et qui est littéralement terrifié à l’idée que de bons pasteurs mettent en lumière l’influence qu’il exerce au sein de la Secrétairerie d’État, dans les Congrégations, dans les diocèses et partout dans l’Eglise. La fresque homohérétique obscène, voire sacrilège, que Mgr Paglia a commandée pour la cathédrale de Terni est un manifeste idéologique arrogant qu’aucune autorité n’a jamais censuré ni déploré. Les trop nombreuses affaires financières du Suppléant du Secrétariat d’Etat Mgr Edgar Peña Parra, lié au cardinal Maradiaga, (impliqué dans le scandale de son évêque auxiliaire, Pineda, sans qu’il y ait des nouvelles d’une initiative ecclésiastique à son égard), et les accusations très graves  de Sexto qui pèsent sur lui et que j’ai largement dénoncées n’ont en rien interrompu son  cursus honorum  au Vatican. Il en va de même pour Mgr Gustavo Óscar Zanchetta, que Bergoglio a promu et, dans l’attente d’un procès pénal, a récemment rebaptisé Conseiller à l’administration du patrimoine du Siège apostolique. Après l’ordre de porter tous les comptes courants des diocèses et des congrégations religieuses du monde à l’APSA, Zanchetta se retrouve à gérer les finances de l’Église (pouvant se vanter dans son  curriculum d’un diplôme faisant autorité de mécanicien électricien) et étant à la fois objet facile de chantage interne et externe. Et n’oublions pas le travail de Mgr Ilson de Jesus Montanari, Archevêque, Secrétaire de la Congrégation des Évêques, Secrétaire du Sacré Collège et Vice-camerlingue de la Sainte Eglise Romaine, au nom et pour le compte de celui qui l’a ensuite élevé aux plus hauts rangs de la Curie romaine en récompense de sa fidélité.

«  Je crois qu’il est essentiel de clarifier une fois pour toutes le lien étroit entre l’homosexualité et la pédophilie, également confirmé par les statistiques elles-mêmes : un lien que la réunion au Vatican [rencontre des Présidents des Conférences épiscopales du monde entier du 21 au 24 février 2019 intitulée La protection des mineurs dans l’Eglise, ndlr] a scrupuleusement gardé silencieux afin de ne pas offenser la mentalité actuelle répandue même parmi de nombreux prélats. Mais il serait hypocrite et coupable de condamner la pédophilie dans le sillage de la législation civile actuelle, sans condamner également la sodomie, que la pensée unique ne considère pas comme étant passible de sanctions pénales  mais que l’Église indique parmi les péchés qui crient vengeance à la face de Dieu. » (Traduction de F. de Villasmundo).

Francesca de Villasmundo

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